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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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19 avril 2007

Le prochain congrès de la fédération, qui se réunit tous les trois ans, se tiendra à Mons en Barœul du 21 au 25 mai 2007. Ce congrès rassemblera, bien entendu, les délégué-e-s de nos syndicats mais également, outre notre confédération, de nombreuses organisations syndicales françaises, étrangères, de fédérations de parents, d’associations pédagogiques, périscolaires, de mouvements de jeunes...

Par définition je pense que tous les congrès sont importants : ils sont un temps privilégié de l’exercice de la démocratie, ils tracent l’avenir de la politique à mener dans les prochaines années.

Certes nous ne sommes plus au congrès de 2004 où le Sgen-CFDT avait à faire face à une des plus graves crises de son histoire suite en particulier au dossier sur les retraites. À ce sujet, je crois pouvoir affirmer qu’en surmontant cette crise, en étant bien présent ces dernières années sur le champ de l’Éducation, du sociétal, notre organisation a montré une vitalité, une raison d’être dans le paysage syndical, très encourageantes pour l’avenir.

Pour autant ce congrès va se dérouler dans un contexte important pour notre pays, pour l’Europe et je serais tenté de dire pour l’École et la Recherche publique. L’élection présidentielle aura eu lieu et les élections législatives se dérouleront la semaine suivante. Avouez que l’on pouvait difficilement faire mieux !

Ce congrès devra tirer le bilan de l’actualité fédérale menée depuis le congrès d’Illkirch en mai 2004. Actualité qui s’inscrit, comme vous le savez, dans une période de politique gouvernementale réactionnaire sur le champ de l’Éducation mais pas uniquement. Il suffit pour s’en rendre compte si besoin était de lire le rapport d’activité adopté par le conseil fédéral et que vous avez dans ce Profession Éducation.

Mais ce congrès devra également tracer les perspectives d’avenir pour le prochain mandat et au-delà.

La résolution s’inscrit résolument dans la volonté d’enrichir le projet du Sgen-CFDT. Huit amendements seront en débat. Si cette résolution est adoptée, elle sera un atout important pour notre organisation. Le Sgen-CFDT se doit de continuer à être un « laboratoire d’idées ». C’est notre histoire, c’est notre avenir.

Enfin ce congrès verra un profond renouvellement parmi les conseillers fédéraux. Un nombre non négligeable cesse leur activité professionnelle ; pas moins de cinq camarades sur dix quittent la commission exécutive. Départ d’une génération.

En ce qui me concerne, permettez-moi de dire quelques mots puisque je m’exprime pour la dernière fois dans un éditorial de Profession Éducation.

J’ai été élu secrétaire général de notre fédération au congrès de Brest en 1998. Je n’ai pas vu le temps passer. Il ne m’appartient pas de dire si j’ai rempli convenablement ma fonction mais je l’ai en tout cas exercée avec passion. J’ai toujours ressenti une grande fierté d’être le secrétaire général du Sgen-CFDT. Les choix d’engagements, mais aussi les rencontres, les circonstances m’ont conduit à ces responsabilités. Au-delà de moments parfois difficiles - l’année 2003 n’aura tout de même pas été simple à gérer - j’estime que j’ai eu de la chance d’exercer ces responsabilités. J’ai eu la chance de défendre notre conception du syndicalisme de transformation. J’ai eu la chance de vivre intensément « l’actualité », j’ai eu la chance de rencontrer énormément d’acteurs du politique, de l’éducation, du social... énormément de camarades dans notre organisation ou ailleurs. J’ai eu la chance d’être quotidiennement dans une commission exécutive où la confiance, la solidarité n’ont jamais fait défaut. Je ne peux pas ne pas avoir une pensée pour Raymonde Piecuch qui comme moi quittera ses responsabilités. Nous sommes arrivés à la fédération tous les deux en 1992.

Je crois, tout de même, que mon plus grand plaisir était de me rendre dans les congrès de vos syndicats locaux. Militer c’est échanger, écouter.

Voilà, au soir du IXe congrès de notre fédération, je sais que je ne regretterai rien d’un engagement qui se poursuivra par ailleurs, mais je sais que je vous regretterai, que les éditoriaux où je m’adressais à chacun d’entre vous me manqueront. Ils me manquent déjà ; vous me manquez déjà.

Je crois profondément au projet de transformation porté par notre organisation. Il se poursuivra. Que vive le Sgen-CFDT !

Le 5 avril 2007

Jean-Luc Villeneuve



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