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20 avril 2007
L’organisation du Sgen-CFDT
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- Le Sgen dans la CFDT et l’Uffa
On ne peut oublier que, lors du dernier congrès à Illkirch (2004), le Sgen-CFDT traversait, suite aux retraites de 2003, une période très difficile au sein de sa confédération. Et l’on ne peut oublier qu’à ce même congrès un amendement demandant la « désaffiliation des Sgen de la CFDT » avait dû être débattu et, heureusement, largement repoussé. Le Sgen « réaffirmait [alors], sans ambiguïté, son appartenance à la CFDT ». Au cours de ce mandat, il a donc été nécessaire de faire vivre cette appartenance.
On se doit de dire que, sur le champ de l’École, l’implication de la confédération a été importante. Cette implication avait fortement été demandée par la fédération au congrès confédéral de Nantes. La mise en place par le Bureau national d’un groupe École a tout particulièrement été positive. À noter un certain nombre d’initiatives communes (avec également souvent la Fep) :
audition commune ( avec la présence de François Chérèque ) par la commission Thélot ;
communiqué de presse commun -et c’est un événement rare voire inédit- lors de la publication du rapport Thélot ;
tribune cosignée par le secrétaire général de la CFDT et les secrétaires généraux de la Fep et du Sgen ;
présence commune à Matignon avant la loi d’orientation ;
participation du Sgen-CFDT au colloque CFDT sur la formation tout au long de la vie, etc.
Par ailleurs, suite toujours à la réforme des retraites, et dans le cadre des 40 débats, la fédération a accueilli François Chèrèque le 10 mai 2005. Il avait également participé à un conseil fédéral.
De nombreux articles sur les positions ou actions de la fédération dans Syndicalisme Hebdo ou CFDT Magazine ont été publiés.
Enfin, rappelons que le candidat de la fédération a été élu avec près de 83 % de voix au Bureau national lors du 46e congrès confédéral de Grenoble en juin 2006.
Notre représentant au Bureau national fait par ailleurs partie d’un groupe de travail chargé de réfléchir sur les retraites par rapport à l’échéance 2008.
Pour autant, il existe encore des points de friction. Certaines prises de position confédérales ne respectent pas toujours le fédéralisme. Nous pensons en particulier au domaine de la Recherche publique où des réactions intempestives peuvent nous mettre en difficulté auprès des personnels.
Il n’en demeure pas moins que d’importants progrès ont eu lieu dans le fonctionnement même de la confédération.
Le Sgen-CFDT a continué à prendre toute sa place dans l’Uffa, tant à la commission exécutive qu’au conseil supérieur de la Fonction publique ou lors d’audiences. De nombreuses actions ont été menées concernant l’emploi ou les salaires en janvier ou février 2005, en février 2006 et 2007...
Mais, depuis quelques mois, le fonctionnement de l’Uffa laisse à désirer. La fédération estime que l’Uffa est une coordination - indispensable - de fédérations des trois Fonctions publiques et non pas une entité en tant que telle. - La mise en place des nouvelles structures : conseil fédéral, secrétariat / secteur, conseil de secteur
Une fois la réforme des structures adoptée à Illkirch, il restait à la mettre en œuvre et donc à commencer d’en mesurer les effets. Dans l’évaluation, une première difficulté réside dans le besoin d’un temps de recul suffisant. Mais dans ce cas précis, la principale difficulté est sans doute de faire la part de ce qui relève des nouveaux statuts eux-mêmes et de ce qui découle de la période pour le moins compliquée traversée par l’organisation que ce soit en termes de forces militantes ou en termes financiers. Il n’empêche que le conseil fédéral s’est efforcé de faire régulièrement cet effort d’évaluation avec notamment un temps fort lors de l’assemblée générale des syndicats. Il semble qu’on puisse aujourd’hui tirer un certain nombre d’enseignements.
Au niveau du conseil fédéral lui-même, la réduction du nombre de ses membres a permis de donner un caractère plus ouvert et moins formel aux débats, chacun ayant plus de possibilités de s’exprimer. Elle a aussi probablement permis une intégration plus facile aux militants élus pour la première fois. Par contre cette réduction en nombre rend plus sensible le problème des absences de conseillers qui ont pu parfois se cumuler de manière préjudiciable au bon fonctionnement de l’organe directeur. Et il faut regretter, au cours de ce mandat, l’augmentation de l’absentéisme. Pour ce qui est du nombre de jours de réunion, l’usage montre que si la pratique de sessions de trois jours tend à devenir systématique, le nombre de sessions est resté à cinq, en fait une par période scolaire, et cela essentiellement pour des questions de rythme de préparation. Dans le même temps, l’évolution technique a permis de faire de la consultation des conseillers par internet une pratique plus fréquente. Il faut enfin noter que la poursuite durant le mandat des regroupements de syndicats au niveau académique peut conduire à une modification du sens de l’élection du conseil fédéral par le congrès, le nombre de candidats potentiels tendant à s’approcher du nombre de sièges à pourvoir.
La grande innovation d’Illkirch, c’était le passage d’un fonctionnement en branches professionnelles à un fonctionnement en secteurs transversaux. Il ne suffisait pas de voter la réforme, il fallait que chaque structure trouve sa place et cela demandait du temps et de la pratique. Aujourd’hui, il semble que les conseils de secteur donnent satisfaction à ceux qui y participent comme à ceux qui les animent. L’articulation entre le conseil fédéral, qui décide d’une position ou d’un thème de réflexion, et les conseils de secteurs, qui élaborent et proposent, paraît devenir de plus en plus claire dans l’esprit de chacun et de plus en plus productive. Mais les secteurs ne se limitent pas aux conseils et leur création a modifié en profondeur le travail de l’appareil fédéral. Là aussi la transversalité recherchée semble donner satisfaction. Toutefois, cette satisfaction est à mettre en regard avec des difficultés rencontrées au niveau du suivi professionnel. Ce sont en effet les mêmes militants qui s’attellent à ces deux dimensions, l’élaboration transversale et le suivi professionnel, et il leur est parfois difficile de trouver un équilibre satisfaisant, notamment vis-à-vis des besoins des syndicats et militants de terrain. Ces difficultés sont d’autant plus sensibles quand il s’agit de catégories professionnelles moins nombreuses numériquement ou moins centrales dans le fonctionnement du système éducatif, qui se trouvent naturellement moins spontanément prises en charge par la dimension transversale. Enfin il convient dans ce bilan de dire que les secteurs ne se sont pas mis en place uniformément. Aux extrêmes, on voit bien que le secteur développement-formation syndicale est venu combler un véritable manque pour donner à cette thématique la place qui lui revenait tandis que le secteur politique de la recherche publique a tardé à prendre son élan du fait notamment de priorités organisationnelles autres pour les structures les plus concernées.
Dans la mise en œuvre de la réforme, le point le plus difficile est celui concernant les réseaux et il nous ramène directement à la difficulté évoquée précédemment de la prise en charge du suivi professionnel. Au lendemain d’Illkirch, le conseil fédéral a mis en place 26 réseaux thématiques ou catégoriels, ces derniers étant la grande majorité et prenant souvent la suite d’une ancienne branche professionnelle ou d’une ancienne commission technique. Chacun de ces réseaux est pourvu d’un animateur en la personne d’un secrétaire fédéral et il n’a le plus souvent pas été difficile de composer les réseaux, les syndicats ayant proposé les candidatures qui étaient nécessaires. La difficulté et l’insatisfaction résident dans le mode de travail. Ces réseaux sont conçus pour travailler à distance et force est de constater que même si des outils existent de plus en plus pour ce faire, d’une part nous ne savons pas très bien les utiliser et surtout il est extrêmement difficile de faire vivre des échanges sans réunion. Le règlement intérieur prévoit une réunion annuelle pour 8 de ces réseaux. En fait, il s’en est tenu beaucoup plus mais même des réseaux qui ont eu plusieurs réunions dans le mandat ne parviennent que difficilement à fonctionner entre ces réunions. La difficulté est trop générale pour qu’on puisse émettre l’hypothèse qu’elle relève d’une responsabilité individuelle quelconque. Par ailleurs, la situation financière de la fédération rend illusoire l’idée de régler ce problème en augmentant sensiblement le nombre des réunions. Sauf à réduire considérablement le nombre de réseaux, mais c’est là aussi une solution illusoire compte tenu de l’étendue de notre champ d’activité, nous n’avons pas d’alternative, c’est toute une culture de travail différente qu’il nous faut construire.
À Illkirch, il avait été affirmé très fortement que la réforme des structures devait être évolutive. Il ne faut pas voir dans la relative modestie des modifications statutaires qui seront proposées à Mons en Barœul un renoncement à cette idée. En fait, le conseil fédéral constate que de nombreux points positifs n’appellent pas de modification et que les solutions qui doivent être recherchées pour résoudre les difficultés relèvent moins d’une logique statutaire que de questions de moyens de fonctionnement ou de pratique militante. De plus nous n’avons que trois ans de recul, ce qui est assez peu concernant une mécanique aussi lourde. Le congrès 2007 ne doit donc pas mettre un terme à cette réflexion et il faut que nous restions dans cette perspective d’évolution pour adapter au mieux nos modes de fonctionnement à nos besoins politiques. - Une politique de développement volontariste
La création d’un secteur développement/formation syndicale piloté par un secrétaire national et animé par des secrétaires fédéraux suite à la modification des structures faite à Illkirch était l’affirmation de donner au développement une place importante.
Dès le début du mandat, afin de relancer la syndicalisation la fédération a signé un contrat de développement avec la confédération s’appuyant sur trois axes :
aider les syndicats à faire du développement. Plusieurs stages de formation pour aider les militants à aller à la rencontre des personnels ont eu lieu. La fédération a dans le même temps produit des outils à destination des syndicats (4 pages personnels précaires, dépliants « Vous avez de bonnes raisons d’adhérer » avec une carte T...)
approfondir les actions de développement en cours. Les six contrats de développement second degré se sont poursuivis.
l’enseignement supérieur : secteur historique du Sgen-CFDT. Le travail de développement dans l’enseignement supérieur n’a pas pris l’ampleur souhaitée.
Depuis février 2006, il est possible à un personnel qui visite le site fédéral de remplir une demande d’adhésion. Depuis la mise en place de cette possibilité, c’est en moyenne 2,1 demandes qui arrivent à la fédération chaque jour. Pour une plus grande efficacité, le secteur transmet au demandeur le bulletin d’adhésion du syndicat concerné et prévient ce dernier de la demande. Seulement à peine 60 % des demandes se concrétisent en adhésion. Il reste du travail à faire pour améliorer ce taux.
En mars 2006, le conseil fédéral a fait le constat que la baisse régulière du nombre des adhérents enregistrée depuis 1999 et son accélération ces trois dernières années perdurait malgré les efforts de développement engagés. De plus, 15 % de nos adhérents dépassent les 55 ans. Il était urgent d’envisager comment faire face à ces nouveaux départs. Par ailleurs on ne pouvait pas ne pas prendre en compte les résultats aux élections professionnelles de décembre 2005. Le Sgen-CFDT devait revisiter sa politique de développement.
Trois actions ont été entreprises.
Une campagne de syndicalisation « Plus nombreux, Plus forts maintenant ! » pour s’afficher dans tous les lieux de travail s’est déroulée à l’automne 2006. La fédération a produit des supports (affiches, dépliants, chemises, fiches techniques). Les syndicats ont profité de ce temps fort pour être plus présents auprès des personnels. Ce temps fort a permis un affichage important du Sgen-CFDT mais ne s’est pas traduit immédiatement par de l’adhésion.
Si les contrats actuels ont permis d’atteindre certains objectifs, il nous fallait aller vers plus d’efficience. La nouvelle étape de la politique fédérale est d’impulser une politique de développement non plus à l’aide de plusieurs contrats ciblés sur des thèmes, mais par un contrat territorial défini, élaboré par l’équipe académique. Les secrétaires fédéraux rencontrent par deux fois chaque équipe académique et par un travail d’état des lieux puis de diagnostic, chaque équipe détermine ses objectifs et élabore le scénario pour les atteindre. Ce travail se traduira par des contrats tripartites entre la fédération, le syndicat académique ou l’UPR et dans la plupart des régions l’Uri. Ces contrats sont « personnalisés » en fonction des réalités locales, des forces de chaque structure. Chaque structure signataire s’engage de manière pérenne sur les moyens qu’elle mobilise pour la réalisation du plan. L’ensemble des régions est entré dans cette dynamique au cours de l’année scolaire 2006/2007. Une nouvelle convention a été signée avec la confédération, en février 2007, pour aider à la mise en œuvre de cette action.
Un Teq (Travail en question) en direction des personnels de collèges sur leurs conditions de travail est en cours d’élaboration.
Pour le conseil fédéral, l’objectif est bien d’avoir le maximum d’enquêteurs. Des adhérents doivent expérimenter cette activité syndicale et devenir acteurs (il est plus facile de donner une enquête qu’un tract). Le calendrier de l’ensemble de l’opération Teq s’inscrit dans le calendrier des futures élections enseignantes. Après avoir rencontré les salariés, traité informatiquement les questionnaires, les avoir analysés, il faudra en tirer tous les fruits tant en termes revendicatifs que de développement. Le Teq devra donc permettre de développer l’action syndicale au niveau des établissements.
La priorité fédérale de formation syndicale a accompagné la politique volontariste de développement. En deux ans, ce sont 114 militants issus de l’ensemble des académies qui ont participé à un des stages, « Aller dans les écoles et les établissements », « Oser proposer l’adhésion », « Accueillir et syndiquer les jeunes ». Ces militants repartent dans leur région avec l’envie accrue de rencontrer les personnels et de porter les positions du Sgen-CFDT.
Ces formations permettent aux stagiaires de lever les blocages qui existent encore pour faire la proposition d’adhésion. Ces formations sont à lier avec l’élaboration dans chaque UPR ou syndicat académique d’un plan de développement, elles pourront être décentralisées à la demande.
Avant les élections de 2005, le secrétaire général s’est rendu à l’Île de la Réunion. Son intervention dans les médias locaux et à plusieurs réunions publiques a marqué la présence du Sgen-CFDT dans cette période cruciale.
En Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, les syndicats Sgen-CFDT étaient peu structurés voire inexistants. Un secrétaire confédéral et le secrétaire général du Sgen-CFDT s’y sont rendus. Chaque fois une rencontre avec des adhérents mais aussi des non-adhérents a lieu et au final un bureau est mis en place, embryon d’un syndicat qui ne peut que se développer. Il n’y a aucune raison que le Sgen-CFDT soit absent des Dom-Tom alors qu’il est bien présent à La Réunion. - Mais une syndicaliation toujours préoccupante
Le conseil fédéral du Sgen-CFDT réuni en juin 2003, envisageait avec lucidité une perte potentielle estimée à 20 % des adhérents à la suite du 16 mai. Cette estimation malheureusement s’est confirmée puisque les chiffres des cotisations 2005 font apparaître une baisse de 23 % depuis 2002. Même si cette chute n’est pas exclusivement due au seul choc ressenti sur la réforme des retraites, elle en constitue une large partie.
En mai 2003, ce ne sont pas uniquement des adhérents qui ont quitté la CFDT mais aussi de nombreux militants. Les structures locales du Sgen se sont retrouvées alors, bien souvent, sans équipe en capacité de les faire fonctionner. Depuis, un important travail de restructuration a été entrepris. De nombreux syndicats se sont regroupés en syndicats académiques. De nombreux stages de structuration, animation d’équipes ont eu lieu.
Plus de 30 % des adhérents de la fédération ont plus de 50 ans. Les jeunes de la période 1968-1980 qui ont fourni les gros bataillons de nos militants et adhérents partent aujourd’hui en retraite et la relève n’est pas évidente.
Il y a trente ans, 70 % des personnels du système éducatif étaient syndiqués, pour l’essentiel dans deux organisations, la Fen et le Sgen-CFDT. Aujourd’hui 30 % seulement des personnels sont syndiqués, et on trouve jusqu’à dix organisations syndicales voire plus pour certaines catégories de personnels !
La plupart des organisations et en particulier l’organisation majoritaire sont à la fois des organisations autonomes avec un fonctionnement catégoriel. Le Sgen-CFDT est le seul à être à la fois général et confédéré. C’est un atout mais aussi une difficulté devant l’individualisme et le corporatisme.
La Fonction publique d’État ne connaît pas la négociation tant au niveau national que local. Il est dans ce cadre très difficile d’axer l’action syndicale sur les résultats obtenus.
Dans le paysage syndical de l’éducation, le Sgen-CFDT apparaît comme le syndicat porteur d’un projet. Ses militants sont reconnus pour des pratiques éducatives différentes. Si cela pouvait suffire par le passé à faire adhérer des personnels au Sgen, il est clair que ce n’est plus suffisant. Au-delà de notre projet qui demeure pertinent, il faut davantage prendre en compte les préoccupations des personnels (salaires, conditions de travail, santé au travail, pénibilité...). De plus, la première décentralisation puis la déconcentration académique de la gestion des personnels ont accru les tâches des équipes. De nouvelles et régulières pratiques de développement sont mises progressivement en place de façon plus structurée. Aller dans les écoles et les établissements il y a encore peu ne faisait pas assez partie des priorités. Cela a beaucoup changé lors de ce mandat. - Généralisation des syndicats académiques
Durant ce mandat, le mouvement amorcé précédemment de constitution de syndicats académiques s’est amplifié. Il faut bien le dire, les difficultés militantes et matérielles de la période ont accentué le besoin de mutualiser les activités et regrouper les forces.
À ce jour, des regroupements ont eu lieu dans 17 académies métropolitaines. Pour 12 d’entre elles, des syndicats académiques sont donc en place avec des constructions statutaires variées pour tenir compte des réalités géographiques, militantes, parfois en déclinant les structures transversales de la fédération, le plus souvent en gardant la logique professionnelle antérieure... Mais cette réorganisation s’est toujours faite avec le souci de préserver la vie démocratique et la capacité d’action en proximité des établissements et des adhérents. Des regroupements infra académiques ont également eu lieu dans 5 académies.
Enfin 5 académies sont engagées dans la construction d’un regroupement (pour une, il s’agit d’un niveau infra académique) et 3 n’ont engagé aucune démarche.
Dans le même registre, il faut mentionner la création durant le mandat du syndicat national Recherche EPST qui s’est constitué à partir des syndicats régionaux CNRS et du syndicat national Inserm. Là encore, la structuration est faite sur la base de sections dont la finalité est d’animer la vie syndicale locale.
Le mouvement n’est pas clos et il ne s’agit pas d’une modélisation uniformisante mais on voit bien que depuis le congrès de Libourne le visage organisationnel de notre fédération a considérablement évolué pour s’adapter aux besoins de la période. - La formation syndicale
La priorité fédérale de formation durant ce mandat a été la structuration des équipes suite au départ de nombreux militants et aux stages développant des pratiques de rencontre des personnels et de syndicalisation.
Chaque structuration d’équipe est unique, le formateur élabore la session suite à une première rencontre où il analyse le besoin. Une rencontre a ensuite lieu après la session pour faire un suivi. Ce sont plus de dix équipes qui ont fait appel à la fédération pour une aide. En 2006/2007 les demandes ont diminué. Le choc des départs de 2003 est absorbé. Il reste les nouvelles équipes suite aux fusions de syndicats.
Un stage pour structurer la formation professionnelle en région a regroupé 24 militants de régions.
Les stages liés au développement, comme exposé précédemment, ont contribué à lancer une politique plus volontariste de syndicalisation.
La fédération a aussi organisé des formations sur des thèmes d’actualité (Sgen+, communication, information : nouvelles pratiques syndicales, Lolf, AIS, carte scolaire, conditions de travail), des formations aux fonctions (responsables de syndicats qu’il a fallu doubler devant le nombre d’inscrits, élus CAPN IAtoss...).
En vue des élections professionnelles 2005, une action de formation nommée « Rebondir » s’est déroulée sur toute la France à l’automne 2004 et l’hiver 2005. Une convention formation a été signée avec la confédération pour cette opération.
Neuf regroupements interrégionaux, impliquant chaque fois entre 15 et 20 personnes ont permis de créer une dynamique de préparation des élections dans le premier degré. Les objectifs définis pour l’action « Rebondir » étaient : redynamiser les équipes 1er degré, mutualiser les moyens pour palier la fragilité de certaines équipes pour :
améliorer le travail syndical au quotidien ;
déposer au minimum autant de listes qu’en 2002 soit 87 listes et conforter le siège en CAPN.
À partir d’un état des lieux départemental, les équipes se fixaient des objectifs départementaux pour décembre 2005 en s’appuyant sur les points forts de leurs pratiques syndicales mais aussi en identifiant les points faibles pour mieux les contourner, les utiliser, les convertir en points d’appui.
Les stages de formations recherche « École et mixité sociale » et « les enseignants sont-ils tous et toujours interchangeables ? » ont dû être annulés. La nécessité des thèmes abordés était reconnue, mais la durée de stage d’une semaine semble être un obstacle pour de nombreux militants.
Néanmoins, il est de plus en plus difficile d’avoir un nombre suffisant d’inscrits un mois et demi avant chaque session. Il faut plusieurs relances, voire du « démarchage » auprès des syndicats pour convaincre des militants de venir suivre une session centralisée en région parisienne. La recherche action « militants d’hier et d’aujourd’hui, militants de demain ? » qui vient de commencer n’y a pas échappé et ce ne sont que onze militants qui ont participé à la première étape malgré toute l’importance du sujet. Ces difficultés s’inscrivent bien dans la « crise » du militantisme. - La politique financière
Mandat difficile pour les finances de la fédération.
Du côté ressources, le contrecoup du dossier Retraites s’est fait nettement sentir sur les comptes de 2004 et 2005. À cela il faut ajouter le départ en retraite de nombreux adhérents qui pour un certain nombre ont fait le choix de ne plus cotiser en tournant la page de l’activité.
Les dépenses fédérales ont été réduites, la suppression des quatorze branches et la création de cinq secteurs transversaux ont limité les frais de déplacements et de réunions. La réduction du nombre de conseillers fédéraux a aussi permis d’améliorer les conditions de remboursement des frais engagés.
La mutualisation des coûts entreprise au niveau de l’immeuble des fédérations à Bolivar s’est poursuivie. La fédération s’y est engagée pour le tirage de la presse interne et le matériel d’affranchissement.
Les modifications de la charte financière confédérale (Grenoble, 2006) auront des incidences sur la structure et des conséquences financières lourdes pour notre fédération. Le mandat à venir s’annonce financièrement tout aussi difficile que celui qui se termine. - Info, communication, médias
L’activité du « secteur » Communication Information Documentation (CID) a été dense et variée durant le mandat. - Le travail de mutation s’est poursuivi. Au service des secteurs statutaires de la fédération (politique éducative, statutaire/défense du personnel, développement/formation syndicale, etc.) et de ses syndicats, le « secteur » CID s’est efforcé, grâce à l’ensemble de « l’appareil » fédéral, de répondre aux exigences d’une information régulière et ciblée via le support papier aux adhérents et d’une information plus rapide, réactive via l’électronique en direction des militants.
Le mensuel du Sgen-CFDT, Profession Éducation, a poursuivi son rythme de parution. Sa maquette a progressivement évolué ; de même pour les cahiers Métier, en particulier le cahier « École », qui offre à l’adhérent deux pages centrales prêtes à afficher dans son école. Au cours de la campagne des élections professionnelles de 2005, plusieurs numéros spéciaux de Profession Éducation ont été produits et diffusés par la fédération dans toutes les écoles.
Les nombreuses élections depuis 2004 et la campagne de syndicalisation ont été l’occasion de produire régulièrement des documents (professions de foi, propagande, affiches, dépliants...) avec la préoccupation constante de les rendre attractifs.
La presse interne Brefs et les bulletins catégoriels ont suivi leur rythme de parution. La présentation de l’information contenue dans Brefs a connu une première évolution en cohérence avec la mise en place des structures adoptées à Illkirch en mai 2004 - l’évolution devra se poursuivre dans le prochain mandat. Par ailleurs, une majeure partie de la presse fédérale a été mise en ligne sur le site interne pour permettre aux syndicats d’en disposer au plus vite.
Quatre sites sont mis à jour quasi quotidiennement :
le site interne offre un accès privilégié pour tous les militants à l’information fédérale, son architecture s’est enrichie d’actions thématiques. Par ailleurs, il favorise la mutualisation ;
Sgen + est de plus en plus performant, il s’est ouvert au-delà des enseignants du second degré et offre maintenant un suivi personnalisé à tous les personnels ;
le site grand public colle à l’actualité au jour le jour. Il permet à l’internaute de découvrir ou de retrouver le Sgen-CFDT, son projet, ses revendications, ses actions, les valeurs qu’il porte. Avec ses renvois aux autres sites, notamment au site confédéral, il offre une vision large et complète de notre syndicalisme ;
le Vademecum a réussi son passage du papier à l’écran, il devient une référence sur les listes de diffusion des personnels enseignants ;
la fédération sera présente dans les prochaines semaines sur le site cfdt.net.
Aux différents médias fédéraux s’est ajoutée une lettre d’information électronique. Elle est diffusée depuis septembre 2006 à des correspondants désignés par leurs syndicats. Elle accroît la visibilité du Sgen-CFDT et permet d’affirmer sa présence auprès des personnels.
Dans le mandat écoulé, une complémentarité a été recherchée entre les différents supports :
renvoi au site grand public dans la lettre électronique fédérale ;
publicité pour les sites dans Profession Éducation ;
mise en ligne sur le site interne de la presse aux militants ;
articles de Profession Éducation sur les sites de la fédération.
Dans un souci d’efficacité, il paraît important de poursuivre ces actions de complémentarité.
Du fait de la hausse du taux d’équipement informatique, en particulier chez les personnels de l’Éducation nationale, la presse dans son ensemble et donc la presse syndicale connaît actuellement des bouleversements. La fédération aura à approfondir sa réflexion sur toutes ces questions.
Plusieurs visuels ont été produits par le « secteur » CID et publiés sur différents supports : par exemple, dernièrement, à l’occasion de la campagne inter-organisations « service public d’éducation menacé », de l’action fédérale « en finir avec la précarité », du colloque fédéral « École et insertion sociale, École et insertion professionnelle ? ». Cela a été l’occasion pour le « secteur » d’innover et de mettre en œuvre de nouvelles compétences.
En ce qui concerne plus particulièrement la communication externe de la fédération, la présence désormais d’une attachée de presse a permis de renforcer les relations avec les journalistes ou les partenaires du Sgen-CFDT en assurant systématiquement la présence et l’implication du Sgen-CFDT dans différents actions ou « événements » concernant son champ. Les communiqués de presse fédéraux, les tribunes du secrétaire général, ses interviews ou celles d’autres membres de la commission exécutive, ont figuré régulièrement dans les grands quotidiens nationaux. De même, la presse écrite ou audiovisuelle s’est faite l’écho d’actions de militants Sgen locaux.
D’autre part, la presse confédérale, que ce soient CFDT Magazine ou Syndicalisme Hebdo, a relayé auprès de ses lecteurs les actions de la fédération et celles de Sgen locaux sur des dossiers spécifiques.
Enfin, les relations entreprises auprès de mensuels, comme Sciences Humaines, Alternatives Économiques ou encore Le Monde de l’Éducation, ont permis « d’afficher » le Sgen-CFDT. De nombreux contacts ont été pris et des accords trouvés. De nouvelles demandes d’espaces publicitaires sont en cours.
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