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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
et de la Recherche publique


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30 septembre 2002

Campus n°460

Ceux qui auraient oublié les résultats des dernières législatives auront été brutalement rappellés à la réalité par la présentation des projets de budget pour l’enseignement supérieur et pour la recherche.

Pour ce qui est des personnels d’enseignement supérieur, le non respect des engagements pris par l’État à travers le plan triennal de créations d’emplois se traduit par un déficit de 380 emplois d’enseignants-chercheurs, de 380 postes d’ATER et de 333 emplois d’IATOS. A cela vient s’ajouter la disparition de 300 emplois d’IATOS dans le cadre de transformations d’emplois de catégorie C en emplois de catégories A et B. Le ministère parle d’une requalification sans précédent et il a raison : jamais sans doute autant d ?emplois n’avaient été supprimés dans une telle opération !

Pour les personnels de recherche ce sont 150 suppressions d’emplois qui sont prévues, avec une argumentation en faveur de l’abandon total du plan décennal qui laisse pantois. Sachant que que dans les 10 prochaines années il y aura plus de départs en retraite que dans les dix années suivantes, le ministère annonce qu’il fixera les recrutements, en veillant à lisser les flux, sur une période de 30 ans : c’est sûrement le meilleur moyen de diminuer les effectifs de chercheurs. Les nombres fournis sont d’ailleurs éloquents : les départs en retraite passeront de 450 par an à 290 ; en supprimant 150 emplois dans le budget 2003 il ne restera que 300 possibilités de recrutement : le gouvernement a déjà lissé les flux sur la valeur la plus basse.

Dans le même secteur les crédits nouveaux diminuent de 1,3%, avec des crédits de paiement en baisse de plus de 5%, le ministère ne pouvant annoncer une augmentation qu’en y ajoutant le montant des "reports prévisibles" de crédits ! Ce ministère, qui se vante d’une augmentation des moyens financier per capita obtenue grâce à une réduction du nombre d’emplois permanents, a trouvé un moyen révolutionnaire pour augmenter durablement le budget de la recherche : ne plus rien dépenser. Les reports ainsi disponibles viendront abonder quelques crédits accordés par Bercy et le tour sera joué !

On ne s’étonnera pas, au vu de ces mesures budgétaires et de celles qui ont été annoncées dans le secteur scolaire, de l’appel interfédéral à une grève de l’ensemble des personnels de l’éducation et de la recherche pour le jeudi 17 octobre.

Le secrétariat, le 27 septembre 2002



1 - Budget : c’est bien la droite qui est au pouvoir ! 2 - Audience Haigneré : on n’y voit pas beaucoup plus clair. Un budget 2003 confirmant l’abandon de la priorité de l’Éducation. Ça, c’est de la concertation ! 3 - Communiqué interfédéral grève du 17 octobre 2002. 4 - Cneser du 16 septembre : un arrière-goût de vacances. 5 - Les députés ont des idées. Personnels précaires. 6 - Les "mathématiques orientées vers les applications" passées au crible subtil du CNE dans un rapport qui fera date. 7 -Info IUFM. JO/BO. Alain Savary et sa loi. 8 - Fiche de syndicalisation 2002-2003 : allocataire-moniteur. 10 - Fiche de syndicalisation 2002-2003 : attaché temporaire d’enseignement et de recherche. 12 - Tables de Campus 2001-2002.

Dans la presse ATOSS :

15 - Atoss de l’enseignement supérieur : CPE, où en est-on 3 ans après leur création + enquête.


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