![]() |
Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
Construisons l'École de tous
|
| Accueil >>Métiers >>Sup, Recherche >>Campus | |||||
« De manière comparable à ce qui existe dans les autres pays à fort investissement scientifique et technologique ... », c’est ainsi que débute la note de cadrage, précisant les conditions de mise en place des nouveaux contrats postdoc, publiée en décembre 2002 par le ministère de la Recherche et parvenue ces jours-ci dans les établissements (voir page 8). Comme harmonisation européenne, voire mondiale, on aurait préféré qu’il ne soit pas fait fi, là non plus, de l’ « exception française » qui veut que tout chercheur est en principe recruté sur un emploi statutaire , et non pas dans le cadre d’un CDD d’au plus 18 mois, comme cela va être le cas ! A ceux qui trouveront que nous sommes des grincheux de tordre le nez sur ces 400 postdocs offerts « aux jeunes chercheurs de grande qualité », rappelons que ces 400 contrats ne parviennent même pas à compenser la suppression de 50 emplois de chercheurs et l’abandon de 520 emplois de chercheurs et d’enseignants-chercheurs par la non application des plans pluriannuels de recrutement. Les jeunes chercheurs vont voir comme un horizon encore plus lointain l’espoir d’un emploi stable. Par contre, la perspective d’une retraite à 70 ans s’ils veulent compter un nombre suffisant de semestres de cotisation se rapproche ! Quant aux jeunes femmes, la possibilité d’avoir des enfants dans des conditions d’emploi stable s’éloigne encore. Encore un cas de précarité où l’égalité des chances est un vain mot. Ces 400 docteurs précaires vont rejoindre - il est vrai avec un CDD - les centaines de docteurs qui, en Sciences de la Vie, vivent année après année jusqu’à la trentaine bien dépassée, grâce aux libéralités d’associations comme l’ARC, la Ligue Française contre le Cancer ou autres ... sans cotisations sociales ou de retraite. Le Conseil Supérieur de l’Education National vient d’émettre un avis massivement négatif sur le projet de loi concernant les assistants d’éducation. Si les syndicats du supérieur et de la Recherche avaient été consultés, aucun doute que le ministère aurait reçu un non aussi énergique. Le secrétariat, le 3 février 2003
Dans la presse ATOSS :
|
thèmes abordésDans la même rubrique
|
||||