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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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4 mai 2006

A partir de 1995, un dispositif conjoint Éducation nationale et ministère de la Culture en faveur du cinéma s’est mis en place pour les écoles, les collèges et les lycées, concrétisé par :
-  Des actions culturelles ponctuelles.
-  Des opérations culturelles menées sur l’année : école, collège au cinéma, lycéens au cinéma.
-  La mise en place d’ateliers de pratique artistique dont l’ouverture dépend de l’accord d’une commission Éducation nationale - Drac qui examine les dossiers en référence à un cahier des charges. Impliquant un enseignant, ayant un minimum de connaissances théoriques et pratiques (validables sous forme de mention complémentaire au Capes d’origine) et un partenaire professionnel reconnu (réalisateur, monteur, etc). L’atelier artistique est inscrit à l’emploi du temps de la douzaine d’élèves volontaires. L’activité évaluée figure sur le bulletin de l’élève qui peut en faire état ou pas, en particulier pour intégrer un lycée avec option cinéma.

-  La création d’enseignements facultatifs et obligatoires (2nde, 1re, terminale) validés lors du baccalauréat. À la différence des arts plastiques et de l’éducation musicale, le cinéma n’a pas d’enseignants « profilés » par un Capes ou une agrégation spécifique, les professeurs viennent d’autres disciplines mais ont fait un parcours individuel de formation en cinéma audiovisuel. Cela signifie que pour assurer le suivi pédagogique, encadrer le bac, l’institution a fait appel à des IPR d’autres disciplines (lettres, arts plastiques, langues...) sous l’autorité d’une inspection générale spécifique cinéma.

Pilotage des dispositifs

Avec la mise en place du Daac (Délégué académique à l’action culturelle) venant de divers horizons (inspecteur, personnel administratif...), il est parfois difficile de voir qui pilote réellement le cinéma (l’IPR référent ou le Daac) et l’on assiste parfois à des confusions de compétences voire de philosophie entre l’activité culturelle massive, généraliste et l’enseignement ou les ateliers plus pointus, avec des effectifs réduits. Ateliers et enseignements sont soumis à une évaluation conjointe Éducation nationale - Drac prévue par le BO sous forme d’une visite sur site par une commission qui vérifie l’application du cahier des charges en matière financière et pédagogique. La Drac et le rectorat rémunèrent le partenaire professionnel, la collectivité territoriale de rattachement prend en charge les équipements. L’IPR s’assure de la mise en œuvre des instructions officielles. La visite permet surtout d’apporter information, aide et conseil. Elle est officialisée par un rapport conjoint qui remonte aux administrations centrales. Le principal constat est la très forte implication des enseignants et de leurs élèves dans ces ateliers et enseignements artistiques cinéma audiovisuel. L’innovation pédagogique est omniprésente dans la mesure où il s’agit d’une confrontation permanente théorie / pratique dans la fiction, le documentaire, l’animation quand on passe de l’idée d’un sujet à sa mise en image, en son. D’autre part, les proviseurs et les professeurs constatent que ces enseignements qui permettent une réelle expression, une création artistique, ont redonné confiance à nombre élèves et même réconcilié quelques « décrocheurs » avec l’École.



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