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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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La Saint Valentin passée, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche font de plus en plus l’amère constatation qu’ils devront se contenter d’eau fraîche pour terminer cette année 2003, du moins pour ceux qui peuvent encore payer leurs factures d’eau. La liste des économies ministérielles s’allonge en effet régulièrement. Après avoir fait payer aux établissements 15 000 e par emploi créé, le ministère fait maintenant peser sur eux la charge liée au recrutement de ressortissants étrangers (voir page 3). A quand le paiement d’une redevance à l’OMI lors de l’inscription d’étudiants étrangers ? La recherche "consomme des fluides" comme l’a fait gracieusement remarquer un membre du cabinet de Luc Ferry à l’intersyndicale de Paris-Sud ? Qu’à cela ne tienne, des EPST ont trouvé la solution en gelant 10 à 20 % des crédits, voire les commandes d’équipement. Bloquant ainsi l’activité de recherche, le ministère économise sur tous les tableaux... Les Contrats de plan Etat-Région (CPER) permettent également de faire des économies pas forcément prévues lors de leur signature. Aux demandes d’ouverture de départements d’IUT le ministère a en effet opposé leur non-inscription aux CPER (voir page 6), c’est toujours autant d’emplois qui ne seront pas à créer. Le ministère pense-t-il vraiment que ces économies mettront les établissements d’enseignement supérieur et de recherche à même de répondre aux demandes exprimées par la société en matière de formation, de développement des connaissances, et de coopération ? Les organisations qui appellent à la grève le 18 mars ne le pensent pas ! Le secrétariat, le 24 février 2003
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