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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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27 février 2003

Enseignement Agricole Public

Le 27 février 2003 au matin devait avoir lieu le Comité Technique Paritaire (CTP) de la Direction générale de l’enseignement et de la recherche du Ministère de l’agriculture, concernant l’Enseignement Agricole Public. A l’ordre du jour était prévu un débat sur le devenir des emplois-jeunes et la mise en place des assistants d’éducation. Le Snetap-FSU a décidé de façon unilatérale le boycott de ce CTP DGER qui ne s’est donc pas tenue.

Le Sgen-CFDT (Odile Ravaux, Marc Douaire membre de la CE - expert sur le dossier EJ -, Max Delpérié) a aussitôt demandé une audience au Directeur Général de l’Enseignement et de la Recherche sur les emplois-jeunes et sur une des questions diverses qu’il avait posée, le gel des crédits budgétaires suite aux annonces du 1er Ministre. Nous avons été reçu, immédiatement par le DGER qui était accompagné de son adjoint et d’un sous-directeur.

Emplois-jeunes - assistants d’éducation

Le directeur nous a informé de sa démarche auprès du budget pour obtenir un contingent d’assistant d’éducation ou obtenir des postes prévus pour l’Education Nationale.

Le Sgen-CFDT a déclaré :

-  le lien fait entre le dossier des MI/SE et celui des emplois-jeunes n’est pas opportun (sauf budgétairement peut-être ?) les missions n’étant pas communes.

-  Les emplois occupés par les emplois jeunes doivent être pérennisés car ils sont vitaux au fonctionnement des établissements et ont amélioré le service public

-  il faut réfléchir au devenir des jeunes occupants ces emplois- jeunes

-  le nombre de MI/SE est déjà aujourd’hui insuffisant, leur remplacement par des assistants d’éducation ne peut se faire, au minimum, qu’à nombre égal. Mais, nous souhaitons des créations d’emplois sur les missions d’éducation.

-  quelles missions seront données aux assistants d’éducation ?

Le directeur nous a donné très peu de réponses :

-  Lors de la mise en place du dispositif "emploi-jeune" l’enseignement agricole public s’était démarqué de l’Education Nationale afin de répondre au mieux à sa spécificité. Pour le dispositif "assistant d’éducation" la direction regarde ce qui se fait à l’Education Nationale et ajustera pour prendre en compte les réalités de l’enseignement agricole.

-  Les concours 3ième voie, tant enseignant que technicien, devraient permettre à quelques emplois-jeunes de trouver une sortie après la fin de leur contrat. Mais pas à tous et surtout les spécialités de technicien ne recouvrent pas tous les champs d’activités des emplois-jeunes.

Le directeur est, semble-t-il, convaincu, suite aux récentes visites qu’il a effectuées dans les régions, que le travail des emplois-jeunes est indispensable au bon fonctionnement des établissements. Cependant, il n’a pas de solutions à donner quant à la pérennisation de ces fonctions.

Gel des crédits

Il y aura un gel des crédits budgétaires et très peu de marge de manœuvre. La direction a rendu sa copie au ministre indiquant que les lignes budgétaires de l’enseignement agricole n’étaient pas compressibles. Les arbitrages ne sont pas rendus mais cela devrait être imminent. Néanmoins le directeur relativise le gel en disant que ce n’est qu’une opération de trésorerie.

Pour le Sgen-CFDT, un gel de crédit nuit à la poursuite de certaines actions entamées, entraîne la suppression de stage... et cela ne se rattrape pas.

Il n’est pas supportable que le ministère passe des accords avec l’enseignement privé engageant des dépenses et que les actes dans l’enseignement public ne soient que dans le sens inverse : toujours moins de moyens. Les personnels ne peuvent pas le comprendre et l’accepter !

Nous avons dit qu’il y avait mieux à faire que de rallumer une guerre scolaire. Il faut que le ministre s’engage à répondre aux besoins de l’Enseignement Agricole dans son ensemble.

L’impression qui ressort de cette audience c’est que le directeur a peu de réponses positives et rassurantes à nous donner sur les sujets importants qui engagent l’avenir de l’Enseignement Agricole Public et nous conforte dans notre détermination à appeler massivement à la grève le 18 mars 2003.



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