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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Cette année encore la rigueur budgétaire que nous subissons produit un effet désastreux sur le statut des personnels les plus précaires. Les chiffres fournis par l’administration sont sans appel. Le Sgen-CFDT dénonce la limitation de recrutement imposée par le ministère aux établissements publics au moyen d’effectifs contractualisés. L’enseignement agricole public (EAP) paie encore seul un lourd tribut à la rigueur budgétaire : effectifs en diminution de 1,93% alors que ceux de l’enseignement privé augmentent de 0,78%. La palme revient à l’enseignement "privé rythme approprié" avec une augmentation des effectifs de 1,47% ! L’EAP représente à cette rentrée scolaire 37,63% des effectifs scolarisés au sein de l’enseignement agricole, pour 62,36% dans le privé. Un autre chiffre a retenu notre attention : la diminution de recrutement de 3,11% dans les sections BTSA. Il est urgent que la DGER (direction générale de l’enseignement et de la recherche) agisse pour arrêter cette hémorragie. Nous aimerions voir traduites dans les chiffres les paroles apaisantes de la DGER qui nous parle régulièrement de « traitement équitable » des différentes familles de l’enseignement agricole. Pour faire face à la rigueur budgétaire imposée par le gouvernement, la DGER s’attaque au statut des agents en général et parmi eux les agents les plus précaires. Cette rentrée scolaire 2006 n’a pu se dérouler que grâce à un recours massif d’heures supplémentaires que nous dénonçons. Pour le Sgen-CFDT, les besoins stables d’enseignement doivent être couverts par des emplois de fonctionnaires, dans le respect des statuts ! On remet scandaleusement en cause les conditions d’emploi des enseignants contractuels en éducation socioculturelle. On impose des contrats 50% pour des emplois du temps quasi complets, dans l’attente d’un hypothétique avenant rétablissant les agents dans leurs droits, mais quand ? Gardons à l’esprit que derrière ces mesures que vous qualifiez « de saine gestion budgétaire » souffrent des agents en situation précaire. Le sort réservé aux agents contractuels, corvéables à merci et à qui on demande de se plier sans restriction au bon vouloir de l’administration est inadmissible. Pourtant les rapports remis au ministre sont unanimes, l’enseignement agricole est un système de formation performant à tout point de vue et l’EAP ne coûte pas plus cher que le privé, comme vient de le confirmer en juin dernier le rapport Coppé. Alors pourquoi un tel acharnement ? Au nom de quel dogme ? Face à la logique de budget qui prévaut actuellement en administration centrale, les agents sur le terrain attendent de voir élaborer un vrai projet pour l’enseignement agricole à l’aube du XXIème siècle, projet dont l’ombre ne se dessine toujours pas à l’horizon...
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