Bougez l' École
avec
le
Sgen-CFDT
Le
système éducatif
dans son ensemble
a besoin d'une profonde
transformation s'il veut
intégrer, qualifier et former
à devenir de futurs citoyens tous les
jeunes
qui lui sont confiés.
Question de
méthode
Pour une
éducation politiquement
prioritaire
Transformer
l'École pour la réussite de
tous
Apprendre et
travailler autrement
Créer
des emplois, adapter la formation
Redéfinir
le service et les conditions de
travail
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Cette page n'a pas pour but -
loin s'en faut - de répondre à toutes
vos interrogations ou de présenter de
manière exhaustive le projet éducatif
du Sgen-CFDT.
Sa seule ambition,
à la manière d'un
abécédaire, est d'apporter un
éclairage, même succinct, sur des
questions que vous pouvez vous poser et ainsi de
contribuer à alimenter le débat. En
effet, depuis plusieurs mois, le débat sur
l'École est parfois vif, idéologique
sans doute mais bien souvent, en particulier
à travers le prisme médiatique,
caricatural. C'est une lapalissade de dire qu'on
demande de plus en plus à l'École, et
que notre métier est de plus en plus
difficile. Il est évident que l'École
n'est pas responsable du chômage et des
conséquences qu'il engendre &endash; perte
croissante de repères, montée de la
violence, etc. Il n'en demeure pas moins que
l'École a un rôle fondamental à
jouer ; encore faudrait-il que la Nation
définisse les missions qu'elle lui assigne
et qu'ensuite elle lui donne les moyens de les
accomplir. À quand un vrai débat
national sur un sujet aussi fondamental pour
l'avenir des jeunes et du pays ?
Nous le savons, vous
le savez, vous le vivez chaque jour, le
système éducatif dans son ensemble a
besoin d'une profonde transformation s'il veut
intégrer, qualifier et former à
devenir de futurs citoyens tous les jeunes qui lui
sont confiés.
Il est clair que le
projet éducatif mis en avant par le
Sgen-CFDT est ambitieux. La transformation ne
pourra se faire à moyens constants : il est
de la responsabilité du gouvernement de
proposer à l'Assemblée nationale un
budget en conséquence et de mettre enfin en
place une programmation pluriannuelle des moyens,
promise par le Premier ministre.
Pour peser sur une
politique ministérielle pour le moins
frileuse, pour prendre en compte l'évolution
de votre métier, pour l'ouverture rapide des
négociations sur la RTT, la
résorption de la précarité le
syndicalisme est indispensable.
Le Sgen-CFDT n'a pas
prétention à détenir la
Vérité. Syndicat
général et
confédéré, il évite les
antagonismes catégoriels et élabore
une approche cohérente pour cette
transformation du système. Il a des
propositions, des revendications, des exigences,
à vous de les faire vôtres, de les
critiquer que s'instaure un débat sans a
priori.
Pour en savoir plus,
n'hésitez pas à vous adresser
à des militants Sgen-CFDT de votre
établissement ou de votre
école.
Bonne rentrée
à toutes et à tous.
Jean-Luc Villeneuve
Secrétaire
général de la
fédération des Sgen-CFDT
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Questions de méthode
Pour faire progresser l'École vers
l'objectif de la réussite de tous, un
pilotage s'impose.
Combien de démarches institutionnelles de
rénovation se sont-elles, au fil des
années, peu ou prou "perdues dans les
sables" ? Combien d'actions de terrain novatrices
engagées par des équipes actives et
mobilisées se sont-elles éteintes
faute d'une reconnaissance, d'un soutien, des
moyens nécessaires à l'inscription
dans la durée ?
Le Sgen-CFDT a réclamé en vain
tout au long de ces dernières années
que l'on procède à
l'évaluation de la politique des cycles
à l'école élémentaire
L'évaluation de la mise en uvre des
dispositifs nouveaux est une
nécessité si l'on veut une
véritable transformation de l'École.
De même, sans les acteurs
concernés, et, en premier lieu les
personnels de l'Éducation, aucune ambition
ne se réalisera.
Mobiliser les personnels, leur donner les moyens
de faire &endash; postes, outils, formation, suivi
&endash; permettre le travail en équipe,
améliorer le mode de fonctionnement des
établissements sont autant de passages
obligés si l'on veut aller au-delà
des intentions et des annonces.
La création du Haut Conseil de
l'évaluation de l'école et du Conseil
national de l'innovation pour la réussite
scolaire constitue sans doute une avancée
dans la démarche de pilotage ; mais c'est
aussi au plus près et dans le quotidien que
doit se manifester la détermination à
mener la transformation.
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Transformer
l'École pour la réussite de tous
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L'École est
un enjeu politique ; les mobilisations sur les
moyens de l'amélioration du service public
d'Éducation, et qui ont amené le
Premier ministre, au soir du 16 mars, à
annoncer un plan de programmation, l'ont bien
montré.
L'École est aussi au cur des
débats d'une société qui
manifeste trop souvent des exigences
contradictoires : celles issues des
réminiscences mythiques d'un âge d'or
de l'École républicaine, et celles
liées aux perspectives de
l'intégration dans une Europe moderne dont
la richesse est la "matière grise", d'une
nation où le "black-blanc-beur" est capable
de gagner !
La vivacité de certains des débats
de ces derniers mois, en particulier autour des
lycées et de leur évolution, leur
inanité parfois &endash; quand il s'agit par
exemple d'opposer savoirs et pédagogie
&endash;, les difficultés que rencontrent
les personnels de l'Éducation nationale
(tous, et pas seulement les enseignants) à
se situer dans ces débats, mais surtout
à avoir une conception claire de ce que la
Nation attend d'eux et à assumer au
quotidien leur rôle dans l'École, tout
ceci rend aujourd'hui nécessaire de mieux
définir, à l'issue d'un large
débat, les finalités de
l'École. Le flou actuel, et tout
particulièrement pour le collège, ne
peut persister.
Les missions de l'École
L'acquisition des savoirs et savoir-faire qui
permettent à chacun de comprendre la
réalité qui l'environne, de formuler
un jugement, de construire un projet favorisant
l'apprentissage de l'autonomie, de la
responsabilité, de l'adaptabilité, de
la créativité, constitue
naturellement le premier élément de
réponse ; encore faut-il progresser
fortement dans la détermination de ces
savoirs utiles, nécessaires à qui,
à quel moment, sous quelle forme. Cette
acquisition ne va pas toujours de soi : elle est
plus difficile dans les établissements
où les jeunes en situation de rupture sont
nombreux, ceux pour qui se pose, dans des termes
parfois aigus la question du sens des
apprentissages. Question cruciale s'il en est,
alimentée par un décalage croissant
entre la culture scolaire et celle de leur milieu.
Cette acquisition est rendue difficile aussi par
une conception des programmes qui, maintenant la
logique de la juxtaposition, ne favorise pas
l'autonomie, l'activité des jeunes dans les
apprentissages.
L'obtention d'une qualification reconnue pour
chaque jeune (loi d'orientation de 1989) est plus
que jamais une mission centrale de l'École.
Certes il ne suffit pas d'avoir un diplôme
pour trouver du travail, pour s'insérer dans
la société, mais chacun sait &endash;
et les années de chômage massif que
nous venons de vivre l'ont montré &endash;
que les jeunes qui en sont démunis sont
dramatiquement vulnérables. Les formations
et contenus dispensés doivent tenir compte
des mutations économiques et sociales et
préparer l'insertion de tous les jeunes ;
ces mutations nous semblent de nature à
légitimer plus que jamais une
scolarité jusqu'en fin de 3e sans
orientation précoce, sans filière et
sans ségrégation et qui mette chacun
en situation d'aborder dans de bonnes conditions la
démarche de précision et de
réalisation de son projet personnel (cycle
terminal général, technologique,
professionnel).
Dans un contexte marqué par les
exclusions, les discriminations, la fonction
démocratique de l'École prend encore
davantage de relief. L'enjeu, c'est de permettre,
de favoriser le vivre ensemble. A ce titre, les
objectifs de socialisation, d'apprentissage de la
citoyenneté sont essentiels pour
l'École : celle-ci est plus que jamais le
lieu où se réalisent de fait la
mixité, la rencontre de toutes les
composantes de notre population. Réaffirmer
cette fonction, c'est veiller à ce qu'il n'y
ait pas de structures ghettos &endash; classes,
écoles, établissements &endash; c'est
aussi réaffirmer l'enjeu d'une
"éducation civique" transversale et qui
privilégie les pratiques.
Au-delà de la nécessité de
préciser &endash; de se mettre d'accord sur
&endash; ce que sont les missions incontournables
pour le système éducatif
français d'aujourd'hui et des années
à venir, il faut aussi que s'exprime ce que
l'on attend des différents stades de la
scolarité &endash; et c'est essentiel
aujourd'hui pour le collège ; c'est une des
conditions de réussite d'une politique de
transformation de l'École pour la
réussite de tous.
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Le dispositif d'éducation prioritaire est
entré dans une nouvelle phase : extension du
nombre d'élèves concernés sous
des formes diverses, Zep (zone d'éducation
prioritaire) ou Rep
(réseaud'éducation prioritaire), sans
qu'on sache toujours clairement ce qu'est un Rep ;
apparition du "contrat de réussite" qui
devrait organiser sur trois ans (?) les
modalités concrètes de la mise en
uvre du projet &endash; mais les conditions
d'élaboration de ce contrat, sa signature ou
pas par les autorités académiques et
l'engagement qu'il représente sont de toute
évidence très variables selon les
endroits &endash; le "jeu" sur les moyens
confrontés à une extension non
maîtrisée du dispositif ; les
situations fort différentes des
coordonnateurs &endash; qu'il s'agisse du temps de
décharge, des modalités de
"recrutement" et de "fonctionnement" ; des
instances de pilotage plus ou moins actives et
transparentes, mais toujours pas le temps dans le
service des personnels pour l'élaboration et
la gestion collective des projets, pour les
nécessités du partenariat
Et pourtant, aux Assises de Rouen, tout le monde
avait compris que la ministre avait "entendu" cette
demande forte des acteurs des Zep.
Parce que la confusion risque de diluer le sens
du dispositif Zep, parce qu'il s'agit d'un
dispositif qui a besoin d'une "parole politique" et
d'un engagement fort de l'État, le Sgen-CFDT
réclame une politique qui soit
véritablement pilotée tant au niveau
national, qu'académique, des engagements
clairs et tenus sur les moyens permettant la
réalisation des projets, des conditions de
recrutement, de formation, de travail qui donnent
aux personnels les moyens de la mise en uvre d'une
politique essentielle dans la lutte contre
l'exclusion, les discriminations, dans la lutte
pour la démocratisation de l'accès
aux savoirs.
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Pour une
éducation
politiquement
prioritaire
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