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| Accueil >>Métiers >>Les vacances ( Dossier de Profession Éducation n°158) | |||||
Lorsque l’accès à des vacances « longues » - les deux semaines de congés payés de 1936 -s’est étendu à de nouvelles classes sociales, les associations périscolaires ont vu leur rôle s’amplifier. Les principes essentiels qui guidaient leurs actions auprès des enfants d’âge scolaire se sont progressivement appliqués aux adultes.
Dans le même mouvement, le milieu associatif forme des animateurs pour éviter que ce temps libre ne devienne un temps vide. La proximité avec le monde scolaire pousse à rentabiliser éducativement cette période, en écartant les remarques sur une éventuelle valeur formative de l’ennui.
La conjugaison emblématique de ces deux objectifs est pour longtemps représentée dans notre imaginaire collectif par « les jolies colonies de vacances », tendrement moquées par Pierre Perret. Mais d’autres réalisations comme les auberges de jeunesse ont visé les jeunes adultes et les équipements se sont progressivement ouverts aux familles sans distinction d’âge. Dans cet effort, le secteur associatif est longtemps resté seul jusqu’à ce que l’augmentation du niveau de vie incite le secteur marchand à s’intéresser à ce qui devient pour lui une clientèle. Aujourd’hui, entre ces deux secteurs, le critère économique n’est plus totalement discriminant. L’évolution générale des pratiques de vacances, séjours plus courts mais plus fréquents, diversifications des destinations, a contribué à brouiller le panorama. Brouillage aussi avec ce paradoxe qui fait que de plus en plus de personnes utilisent leur temps de vacances pour tenter de se réaliser personnellement mais aussi pour retrouver du collectif. Les associations périscolaires l’ont bien compris, qui proposent de plus en plus un cadre collectif pour des projets personnels et qui forment des animateurs de plus en plus spécialisés. Mais c’est aussi le cas des organismes à but lucratif qui investissent les aspects culturels et sportifs des vacances et mettent en avant le tourisme « responsable ». C’est une évolution positive mais quelle place laisse-t-elle aux organismes associatifs ? Que reste-t-il de leurs idéaux historiques ? D’abord la solidarité financière auprès d’une large partie de la population. Ensuite la mise en question, par leurs actions concrètes, de l’intérêt de la rupture d’avec le quotidien qui reste au cœur des pratiques de vacances.
Principales associations périscolaires La plupart des associations laïques aux buts éducatifs ne limitent pas leurs actions aux vacances. Elles développent une politique globale d’éducation populaire. Dans le domaine des vacances, la Ligue de l’enseignement se préoccupe de la formation d’animateurs et propose des séjours pour adolescents et familles. La Foeven (Fédération des œuvres éducatives et de vacances de l’éducation nationale) a, elle aussi, une activité de formation et d’organisation de séjour. Les Ceméa (Centre d’entraînement aux méthodes de l’éducation active) développent des activités plus ciblées sur la formation d’animateurs, comme les Francas, centrés sur l’encadrement des centres de loisirs. Les Pep (Pupilles de l’enseignement public), forts de leur pratique de classes transplantées, proposent aux enfants et familles des séjours de vacances actives. L’UCPA (Union des centres de plein air) s’est construite une réputation de vacances sportives. La JPA (Jeunesse au plein air) a une place particulière : confédération d’associations, dont le Sgen-CFDT, elle impulse une action en faveur des jeunes plus large que les vacances et se distingue par sa collecte annuelle dédiée à la solidarité.
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