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| Accueil >>Métiers >>École et monde rural ( dossier de Profession Education n°160, octobre 2006) | |||||
Les spécificités de l’Enseignement agricole résultent d’une triple volonté : Première spécificité : l’Enseignement agricole se trouve modelé par la politique agricole commune (PAC)( [1] ), il évolue au rythme du progrès technique et accompagne voire précède les mutations du secteur agricole. Ce rattachement au ministère de l’Agriculture et de la Pêche n’a jamais signifié une volonté d’indépendance de l’Enseignement agricole à l’égard du ministère de l’Éducation nationale. La loi a introduit une parité au niveau des diplômes, des voies de formation ainsi qu’une parité des statuts des personnels. L’Enseignement agricole constitue bien une composante du système éducatif français. Deuxième spécificité : l’Enseignement agricole s’est vu confier au départ quatre missions : À ces quatre missions d’origine, la loi d’Orientation agricole de juillet 1999 en a rajouté une cinquième : l’insertion scolaire, sociale et professionnelle des jeunes et l’insertion sociale et professionnelle des adultes. La mission de coopération internationale voulue par le législateur traduit une volonté d’ouverture de l’enseignement sur la diversité des hommes et des cultures. Et aujourd’hui, la politique du ministère incite les établissements agricoles à renforcer leur participation au développement du territoire. La troisième spécificité tourne autour des caractéristiques des établissements. De taille moyenne (autour de 300 élèves), on y trouve la présence simultanée de plusieurs types de publics (élèves, apprentis et adultes) et de formations (générale, technologique et professionnelle). Deux catégories de personnels spécifiques se trouvent dans les lycées agricoles : les ingénieurs et les professeurs d’éducation socioculturelle.Enfin, point non négligeable, une exploitation agricole ou un atelier technologique est annexé à l’établissement, terrain d’application pratique. Ces exploitations constituent des outils privilégiés d’apprentissage de la complexité et de la prise de décision. Pour des raisons qui tiennent autant à son histoire qu’à son implantation géographique, l’Enseignement agricole public a donc développé des structures et des modèles pédagogiques atypiques qu’il serait regrettable de faire disparaître. Ses bons résultats en matière de réussite aux diplômes et d’insertion le montrent, les lycées agricoles sont des lieux d’apprentissage de qualité qui ont su évoluer avec leur environnement. À la dernière rentrée scolaire, 175 932 élèves étaient scolarisés dans l’Enseignement agricole. Il comprend 850 établissements d’enseignement technique et 28 établissements d’enseignement supérieur répartis en 280 établissements publics et 632 établissements privés. Les personnels des établissements d’enseignement technique public représentent, en 2006, 12 850 ETPT (équivalents temps plein travaillés) répartis en 576 personnels de direction et attachés, 7 559 enseignants et conseillers principaux d’éducation, 546 ingénieurs, 1 477 personnels administratifs et 2 692 personnels ouvriers, de laboratoire et de santé. Les personnels de l’Enseignement supérieur agricole représentent 2 527 ETPT, soit 1 086 enseignants chercheurs, enseignants et ingénieurs, 988 personnels relevant du statut formation recherche et 453 personnels de direction et d’administration. L’équivalent du rectorat dans les régions est la direction régionale de l’agriculture et de la forêt (DRAF), qui a en charge l’Enseignement agricole par le biais du service régional de la formation et du développement (SRFD). Il convient de noter la place qu’occupe l’enseignement privé réparti en deux grandes familles : privé à temps plein et maisons familiales. À la rentrée scolaire 2006, 62,5 % des effectifs étaient scolarisés dans le privé contre 37,5 % pour le public, un déséquilibre renforcé par la politique menée par le ministère depuis plusieurs années et que rien ne justifie : un élève formé dans le public ne coûte pas plus cher que son homologue formé dans le privé.
[1] Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l’objectif d’accompagner l’accroissement de la productivité fut assigné à l’Enseignement agricole afin de faire face à la pénurie alimentaire.
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