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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
et de la Recherche publique


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Accueil >>Société >>Filles, garçons : quelle égalité ? ( Dossier PE n°162- Décembre 2006)

10 janvier 2007

"Le syndicat a besoin des femmes, les femmes ont besoin du syndicat » déclarait la charte pour la mixité, adoptée en mars 1990 par le conseil fédéral, organe directeur de la fédération.

Dès la fin des années 70, le Sgen-CFDT s’empare de la question et décide de mener une politique volontariste tant sur le plan interne à l’organisation pour encourager la mixité que sur le plan revendicatif pour les personnels (voir ci-dessous).

Aujourd’hui, trente ans après, que constatons-nous ? Bien que les femmes soient fortement présentes dans l’organisation - environ 64 %, soit la proportion de femmes dans l’Éducation nationale - elles sont moins nombreuses (35 %) parmi les responsables syndicaux : secrétaires générales de syndicats, conseillères fédérales... Comment expliquer ce décalage, quels sont les freins, les obstacles ?

L’intégration des femmes à la vie syndicale, aux structures, n’a rien d’automatique ; elle exige une volonté collective : celle de renouveler les pratiques syndicales en prenant en compte de nouvelles formes d’engagement. Elle exige également que le syndicat prenne de vraies mesures pour permettre aux femmes de concilier vie professionnelle, vie syndicale et vie personnelle (la hiérarchisation des rôles entre hommes et femmes est encore bien présente !) et ainsi d’être plus nombreuses à accéder à des responsabilités.

Autant de questions qui interpellent tous les niveaux de l’organisation face au défi générationnel qui se pose aujourd’hui au syndicalisme français. Les enseignements de la recherche-action menée par la fédération de 2000 à 2004 sur le rapport des jeunes au syndicalisme peuvent éclairer la démarche. De même, la réflexion engagée au sein du Sgen-CFDT sur la politique des militants (une formation fédérale est organisée sur cette problématique en janvier 2007) devrait faire que le défi générationnel soit l’occasion pour les femmes et les hommes de relever aussi le défi du genre.


Un enjeu permanent

C’est en octobre 1977 que le comité national du Sgen-CFDT, encore syndicat national, crée une commission nationale femmes qui allait travailler sur les problèmes d’égalité hommes-femmes dans l’Éducation nationale et la Recherche publique, et se poser aussi le problème de la place des femmes dans le syndicat.

Avec la fédéralisation, la commission disparaît et le conseil fédéral crée en son sein une commission mixité qui poursuivra les travaux de la commission nationale femmes. En mars 1990, la fédération, sous l’impulsion de la responsable du dossier, établit une charte pour la mixité qui reste la référence pour toute l’organisation.

Après le congrès de Caen, en 1995, la commission mixité, élue par le conseil fédéral, va travailler pour faire évoluer les statuts et tendre vers la parité dans les instances plutôt que de se référer à des quotas. Cette même commission va impliquer l’organisation dans le collectif national pour les droits des femmes. Au congrès fédéral de Brest, en 1998, le responsable du dossier mixité défendait des modifications statutaires pour accorder plus de places aux femmes dans les instances fédérales. Le congrès entérinait ces modifications, mais les votes exprimés lors du congrès suivant ne permettaient pas à plus de femmes d’entrer au conseil fédéral, du fait même de l’absence de candidatures féminines pour remplir les sièges de leur collège. Après le congrès de Libourne, la fédération en revient à un groupe permanent composé de conseillères et conseillers.

Pour la première fois, au congrès d’Illkirch-Graffenstaden, la commission exécutive est paritaire.


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