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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Vous avez choisi d’organiser une nouvelle réunion sur le dispositif des Auxiliaires de Vie Scolaire aujourd’hui lundi 17 mars, dispositif reposant sur le projet de statut d’Assistant d’Education, deux jours avant le passage dudit projet au Parlement, et à la veille d’un mouvement de protestation dans l’éducation nationale, incluant fortement cette question. Vous comprendrez dans ces conditions que nous ne pouvions rester muets sur ce sujet. Nos organisations ont fait connaître dès sa présentation leur opposition à ce projet de statut. Elles ont été suivies en cela par la quasi totalité des associations représentatives de la communauté éducative. Elles ont demandé au Ministère de l’Education Nationale l’ouverture de négociations, notamment pour que les missions nouvelles mises en place par les Aides Educateurs soient reconnues, professionnalisées, transformées en emplois statutaires. C’est précisément ce que nous demandions pour les auxiliaires de vie scolaire : que soient reconnues leurs missions, qu’elles puissent déboucher sur la création d’un nouveau métier. Cette préoccupation est, nous le savons, partagée par un grand nombre d’associations du secteur du handicap. Le statut d’Assistant d’Education tel qu’il nous a été présenté ne répond pas à cette exigence. Au contraire, il maintient la précarité pour ces personnels, précarité préjudiciable à la qualité du suivi des jeunes en situation de handicap, au travail avec les équipes éducatives. Par ailleurs, le dispositif ne prévoit rien en ce qui concerne l’accompagnement et l’encadrement des AVS, ni sur le pilotage de ces services. Nous partageons en cela le questionnement des associations fédérées au sein de la FNASEPH.
Nos collègues engagés dans l’expérience de cette intégration accompagnée nous rapportent que la qualité d’écoute des associations gestionnaires des services, leur capacité à répondre aux interrogations, au questionnement très divers qui peuvent qui peuvent émerger, leur réactivité comptent presque autant que la présence même de l’auxiliaire. Le renvoi à une hypothétique prise en charge par les collectivités locales, de la gestion et de l’encadrement de ces services est contradictoire avec l’exigence de qualité et d’équité territoriale pourtant affirmée par tous lors de la mise en place des ateliers interministériels. Comme nous ne nous résignons pas à ne pas voir le dispositif présenté évoluer dans un sens plus favorable, mais compte tenu aussi de l’incertitude dans laquelle nous nous trouvons, eu égard à un projet qui n’est pas encore adopté, nos trois organisations syndicales s’interrogent sur la pertinence d’une telle réunion aujourd’hui ? PARIS, le 17 Mars 2003.
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