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| Accueil >>Métiers >>L’évaluation des élèves | |||||
Les Cahiers pédagogiques reviennent régulièrement sur les problématiques que draine l’évaluation et qui déplacent leur point de gravité avec le temps. Nous voulons avant toute chose voir ce qui se passe réellement sur le terrain même des pratiques concrètes, dans les classes, auprès des enseignants et des élèves. En décembre 2005, avec le numéro 438 « L’évaluation des élèves », nous avons pu faire quatre constats majeurs qui justifiaient amplement qu’on se penchât à nouveau sur le sujet.
Pour dépasser les contradictions que je viens de souligner, il est impératif que l’évaluation devienne réellement « formative » et pilote une pédagogie différenciée. L’évaluation formative ce n’est pas seulement une série de techniques et de fiches à mettre en œuvre. C’est d’abord un certain regard porté sur l’élève et sur l’acte d’apprendre. C’est partir du postulat de l’éducabilité de tous et de son corollaire indissociable : l’élève peut seul décider d’apprendre, on ne saurait l’y contraindre. L’évaluation est alors un des outils dont le maître va se servir pour provoquer cette adhésion et rendre l’élève cognitivement actif. Elle saura valoriser les réussites, même partielles, avant de sanctionner uniquement les « fautes », elle provoquera l’auto-évaluation en permettant à l’élève, à tout instant et jusqu’au bout des apprentissages, de se « rattraper » et de remédier à ses erreurs. Elle variera les exercices, les tâches complexes et les dispositifs évaluatifs pour prendre en compte toutes les compétences... Bref, elle fera en sorte d’évaluer sans démolir et modifiera la pédagogie impositive, collective, et frontale. Sur le terrain, les innovations sont nombreuses et fécondes. L’utilisation des évaluations nationales grâce aux outils informatiques, le pilotage avec les mêmes outils des conseils de classe « en couleurs », l’établissement du système des ceintures (comme en judo) pour l’orthographe, le calcul, le portfolio pour les langues, l’évaluation par le livret des compétences, l’évaluation de l’oral et des tâches complexes, bref les enseignants savent mettre leur imagination au pouvoir... Devant les contradictions et les blocages signalés plus haut, le point central et décisif est de proposer des outils pour que l’évaluation sommative, le contrôle continuel, les devoirs répétitifs, etc. ne soient pas les seuls instruments utilisés et que les dispositifs et les résultats de l’évaluation formative ne viennent pas à être anéantis par les exigences institutionnelles de la demande sociale et parentale. C’était aussi l’ambition de ce numéro 438 des Cahiers pédagogiques.
[1] Ce dossier est en vente sur le site des Cahiers Pédagogiques : http://www.cahiers-pedagogiques.com
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