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Le schéma national prévisionnel des formations constitue un véritable guide pour l’enseignement agricole, qui permet un pilotage national des formations. La DGER a entrepris depuis la rentrée scolaire 2006 un toilettage du 4ème schéma prévisionnel national des formations (4ème SPNF), voulu par le Directeur Général de l’Enseignement et de la Recherche (DGER). La déconcentration voulue par le ministre de l’Agriculture rendait encore plus indispensable la mise à jour du 4ème SPNF, qui avait été voté en 2003. Lors de la présentation de ce schéma au CNEA (conseil national de l’enseignement agricole) de mars 2007, le Sgen-CFDT a fait la déclaration suivante. Il convient tout d’abord de souligner la concertation mise en œuvre pour le toilettage du 4ème SPNF qui a permis aux partenaires sociaux de faire valoir en partie leur conception. Le travail réalisé a permis d’enrichir le texte initial sur un certain nombre de points, et le Sgen-CFDT déplore que ce schéma manque d’ambition sur de nombreux autres points sur lesquels nous reviendrons. Donc nous nous trouvons avec un texte bien écrit, valorisant l’enseignement agricole dans lequel la démarche de projet est réaffirmée. Nous exprimerons des réserves en quatre points : la formation continue, l’orientation des élèves, l’innovation pédagogique et la laïcité. L’importance du droit à la formation continue des personnels est ré-introduite dans le 4ème SPNF, c’était indispensable après les années de coupes sombres dont il a été victime, sacrifié au dogme d’une rigueur budgétaire injuste. La formation continue des personnels est indispensable et pour le Sgen-CFDT, elle ne doit en aucun cas être utilisée comme variable d’ajustement d’un budget qui manque de vision prospective Le Sgen-CFDT aurait souhaité voir l’orientation posée en tant que mission transversale. Le dernier rapport de l’ONEA souligne les carences du ministère en la matière, il nous semble important que la DGER se saisisse de cette question. La place de l’enseignement agricole public au sein du système éducatif français est réaffirmée et inscrite dans les territoires ruraux qu’il a pour mission d’accompagner dans leur développement. Le rappel des textes réglementaires qui s’imposent à l’enseignement agricole permettra aux équipes éducatives de remplir leur rôle au sein de ces territoires, pour peu que des moyens soient attribués aux établissements pour remplir les missions autres que la stricte mission d’enseignement. Certes il n’appartient pas au 4ème SPNF d’évoquer la question des moyens, pour autant le Sgen-CFDT tient à rappeler à la DGER que si nous ne sommes pas budgétivores, on ne peut prétendre développer - et le veut-on ? - l’enseignement agricole sans moyens. Or la politique de rigueur budgétaire conduite depuis 5 ans qui s’est accompagnée d’une diminution drastique des effectifs, pousse les EPL à faire des choix qui conduisent inéluctablement à recentrer les moyens sur le strict face à face d’un enseignant devant une classe. La réussite des élèves en matière d’insertion scolaire, sociale et professionnelle passe aussi par l’innovation pédagogique dont l’enseignement agricole a été porteur dans les années 80. L’ouverture sur les territoires et sur la réalité professionnelle, renforcée par l’autonomie des établissements, permet aux jeunes d’appréhender la complexité du monde au sein duquel ils auront à exercer leur activité professionnelle mais aussi sociale. Que reste-t-il, dans le toilettage du 4ème SPNF, de l’ innovation pédagogique que le Sgen-CFDT a soutenue ? Nous avons bien vu arriver une série d’indicateurs ayant pour but d’inscrire l’enseignement agricole et le 4ème SPNF dans le cadre de la LOLF. Certes il convient de justifier auprès des élus et du contribuable les deniers dépensés. Mais une batterie d’indicateurs ne constitue pas un projet pédagogique innovant et ne permettra pas l’innovation pédagogique dans les établissements.
Il ne convient pas de rallumer une guerre scolaire dont personne ne sortirait vainqueur, et surtout pas les publics que nous avons en charge de former. Pour autant l’enseignement agricole est composé de trois familles, qui ont bénéficié à titre divers voire inégaux des politiques conduites ces dernières années. C’est pourquoi le Sgen-CFDT ne comprend pas la disparition initialement envisagée de l’indicateur d’équilibre public privé. Comme si le fait de casser le thermomètre permettait de faire cesser la fièvre. L’amalgame public privé tel qu’il se profile ne peut que recueillir notre complète désapprobation à un moment où le déséquilibre se creuse au détriment du public. Le Sgen-CFDT demande à la DGER de maintenir cet indicateur dans le 4ème SPNF. Pour le Sgen-CFDT, la DGER doit conduire une politique volontariste de développement du secteur public de l’enseignement agricole notamment dans certaines régions sinistrées telles que la Bretagne. Pour le Sgen-CFDT, le ministère doit mener une vraie politique ambitieuse de recrutement en cohérence avec les enjeux de développement des territoires ruraux. Pourquoi ne pas se fixer un objectif de 200 000 élèves ? Enfin, le Sgen-CFDT regrette le décalage entre les ambitions affichées et les moyens affectés. Lors du vote du 4ème SPNF en 2003, le Sgen-CFDT énonçait "... sa crainte que la réunion de l’enseignement public et de l’enseignement privé dans une même programme au sein de la LOLF privilégie un secteur au détriment de l’autre. La politique budgétaire désastreuse ne permettra pas une mise en œuvre ambitieuse de ce schéma, d’où le refus de voter globalement de 4ème schéma". Des inquiétudes qui se sont malheureusement révélées fondées et qui restent les nôtres aujourd’hui. La Sgen-CFDT s’est abstenu sur ce texte. 4ème SPNF. Sgen-CFDT. 13 mars 2007.
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