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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Société >>Election présidentielle 2007 >>Quelles actions pour la réussite de tous les élèves ?

27 mars 2007

L’investissement des personnels a été et demeure très important pour conduire tous les jeunes à la réussite scolaire. Pour autant, 150000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans qualification ou diplôme.
Quelles mesures comptez-vous prendre dans l’intérêt des jeunes ?

Ce que l’école républicaine a réussi pendant plus d’un siècle avec la massification des effectifs, elle doit aujourd’hui le faire avec la qualification des élèves et la lutte contre l’échec scolaire. C’est un chantier immense, passionnant, et je sais que les enseignants sont prêts à y prendre toute leur part comme ils ont su le faire à tous les moments clé de l’histoire de notre système éducatif.

Ma priorité sera donc de donner aux enseignants les moyens d’accomplir la mission que la Nation veut leur confier.
C’est pourquoi je veux garantir leur liberté pédagogique en évaluant les effets de leur travail plutôt que leur capacité à respecter scrupuleusement une instruction rédigée très loin des classes qu’ils ont devant eux. Je veux également les aider à construire une nouvelle relation avec les élèves et leurs familles. Je propose donc que les enseignants puissent assurer, s’ils le veulent, de nouvelles missions en complément de leurs obligations de service, et qu’ils soient rémunérés davantage lorsqu’ils acceptent de s’y consacrer. Ils pourront ainsi accompagner chaque élève de manière plus personnalisée en faisant du soutien scolaire individualisé ou en assurant des études dirigées consacrées aux devoirs scolaires des élèves. Je crois que l’école de la République doit se faire un point d’honneur de ne pas réserver les progrès scolaires aux familles qui ont les moyens d’offrir des cours particuliers à leurs enfants.

Je crois aussi que la lutte contre l’échec scolaire doit intervenir en amont comme en aval de la scolarité obligatoire. Dans les zones les plus défavorisées, je propose de mettre en place des structures de pré-scolarisation qui accueilleront les élèves de deux à trois ans afin de leur donner, avant leur entrée à l’école, le vocabulaire et les notions nécessaires pour qu’ils puissent réussir plus tard le début de leur scolarité obligatoire. Pour tous ceux qui sortent du système éducatif sans qualification ou sans diplôme, je veux créer des écoles de la deuxième chance qui leur permettront d’acquérir rapidement une formation leur permettant d’accéder ensuite à des études supérieures ou à un emploi. Là encore, il s’agit d’une tâche immense que nous devons conduire ensemble.



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