logo retour accueil

Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
et de la Recherche publique


|

Accueil >>Société >>Election présidentielle 2007 >>Quid du dialogue social dans l’éducation ?

27 mars 2007

Il n’y a aucune culture de la négociation à l’Éducation nationale. Quel est votre point de vue ?

Dans l’Éducation nationale, le problème est que tout est « patronné », arbitré par l’État, par des règles qui codifient chaque situation. Et ces règles s’imposent à tous. Donc, il n’y a pas de négociation. Elle n’a pas de sens dans ce monde bureaucratique, régi par des procédures centrales, des textes officiels (régissant tout dans le détail), des corps (personnes ayant des caractéristiques fonctionnelles et professionnelles). Il y a renvoi au texte ad hoc, à la règle, à la convention établie. Et dans le cas où on ne peut le faire on ne fait pas, on attend et on écarte la question. C’est en ce sens que les aides-éducateurs, 80 000 personnes, créaient un vrai changement.

Par contre, au sein de l’Éducation nationale, il y a de nombreux organismes, instances d’action et de fonctionnement, paritaires. Les voix des syndicats sont non seulement entendues mais enregistrées, attendues et prises en compte. Cela ne veut pas dire qu’ils décident, mais ils exercent une pression et un contrôle. Est-ce que cela permet négociation et dialogue ? Je ne crois pas. Il s’agit d’un fonctionnement central, autoritaire sur lequel les syndicats peuvent agir à la marge ; nommer un représentant, pour contrôler les avancements.

Oui nous serions pour des règles et des vraies négociations ; des missions centrales imposées par la nation à l’Assemblée nationale, le pouvoir légitime, des marges d’autonomie et des vraies négociations.



Imprimer

Dans la même rubrique

[ Les autres ]