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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Le rapport d’activité de la fédération pour la période 2001-2004 comportait ce sous-titre (cf. Profession Éducation n° 136, page 6) « L’arrivée de Luc Ferry et de Xavier Darcos ou le temps d’une politique réactionnaire ». Autant dire d’entrée de jeu que la période qui nous sépare du congrès d’Illkirch a été le temps de l’approfondissement constant de la politique réactionnaire dans le système éducatif. François Fillon venait à peine d’arriver au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qu’il annonçait sa volonté de mettre en place dès la rentrée suivante une nouvelle 3e, à découverte professionnelle dont l’option 6 h constitue un véritable dispositif d’orientation précoce, de sortie prématurée des élèves les plus fragiles, scolairement et socialement, des structures communes. De la découverte professionnelle 6 h à l’apprentissage junior, il n’y a qu’un pas, qui sera franchi par la loi sur l’égalité des chances, après les émeutes des banlieues, et toujours pour le bien, l’épanouissement des élèves concernés... ! Autre caractéristique générale de la politique menée par ce ministère pendant trois années : la formule magique, et le regard du ministre fixé dans le rétroviseur sur un âge d’or de l’école (Ah ! l’odeur de l’encre violette... éditorial de Profession Éducation n° 139, août-septembre 2004), qui bien sûr n’a jamais existé, mais auquel il est d’autant plus facile de se raccrocher quand on n’a pas soi-même été touché par l’échec et qu’on appartient à un gouvernement qui n’a pas la volonté politique de mettre le système éducatif en situation d’assurer la réussite de tous. Le retour « des exercices traditionnels qui ont fait la preuve de leur efficacité... tous les exercices qui demandent un effort personnel » est présent dès la rentrée 2004 dans les annonces d’un François Fillon qui se fait photographier dans le décor émouvant de l’école du Grand Meaulnes ; quant aux « recettes éternelles du bon sens », elles marquent bien des « innovations » de Gilles de Robien : l’un et l’autre font d’ailleurs une place importante à l’influence d’individus auto-déclarés spécialistes de telle ou telle question, lecture, violence... spécialistes de fait de l’agression en règle des pédagos et de tout ce qui fait bouger l’École, cette « fabrique de crétins ». Réactionnaire enfin cette volonté de faire à tout prix des économies sur le fonctionnement de l’École, le simple et pratique qui ne coûte pas cher et dont la traduction concrète est la remise en cause du travailler autrement, de l’encadrement éducatif, et qui de fait conduit à la dégradation des conditions de travail des personnels et des élèves !
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