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15 mai 2007

La CFDT a rencontré le nouveau Président de la République à sa demande ce lundi 14 mai au matin. La délégation de la confédération était composée de François Chérèque, Jacky Bontems et Laurence Laigo. Le Président de la République était accompagné notamment de son directeur de cabinet Claude Guéant, de Raymond Soubie, actuellement président du Conseil d’orientation de l’emploi (COE).

Le nouveau Président de la République a expliqué que cette rencontre avant sa prise de fonction était pour lui un signe, un symbole pour montrer qu’il attachait du prix, de l’importance aux organisations syndicales et qu’il souhaitait fonctionner dans une démarche de rencontre et de concertation avec les syndicats.

Il nous a annoncé qu’il y aurait une deuxième rencontre bilatérale lorsqu’il aura pris officiellement ses fonctions de Président de la République. Cette rencontre devrait se dérouler le vendredi 25 mai.

Le Président de la République nous a ensuite annoncé, comme il l’avait dit pendant la campagne électorale, que le gouvernement organiserait à la rentrée quatre grandes conférences sociales : sur le dialogue social et la représentativité des organisations syndicales, sur les conditions de travail et le contenu du travail, sur le pouvoir d’achat et sur les problèmes d’égalité hommes-femmes, en ne se limitant pas à la question des salaires, sur le contrat de travail et l’organisation du service public de l’emploi. Leur contenu et leur organisation seront un des objets de la prochaine rencontre.

La CFDT a réaffirmé qu’elle souhaitait le total respect de la loi sur le dialogue social. Celle-ci engage le gouvernement à proposer à la négociation des organisations syndicales et patronales les questions qu’il entend traiter, préalablement à la préparation d’une loi. Nous avons rappelé que dans le cadre de cette démarche, les organisations syndicales et patronales avaient engagé un travail de fond, de mise à plat sur le contrat travail, sur la sécurisation des parcours professionnels et sur l’assurance-chômage. Les partenaires sociaux procèdent au bilan de cette mise à plat aujourd’hui même et en fonction de ce bilan, ils seront éventuellement en capacité de lui proposer d’ouvrir une négociation sur ces thèmes. La CFDT souhaite bien évidemment que cette démarche soit respectée par le nouveau gouvernement.

Sur le service minimum, le nouveau Président de la République a très clairement dit qu’il restait ferme sur les objectifs, c’est-à-dire permettre aux gens d’aller travailler sans avoir de blocage de transport. Mais il a également indiqué son accord pour passer par des phases de négociation dans les entreprises. La CFDT a expliqué les choix de son congrès de Grenoble. Nous voulons ouvrir des négociations dans les entreprises publiques sur la prévention des conflits et des procédures d’alarme sociale qui permettent de négocier avant d’engager une grève.

La CFDT a également insisté fortement sur la situation des fonctionnaires et sur la nécessité dans la fonction publique comme dans le privé, de respecter, d’une part, les espaces de négociation existants et, d’autre part, de rénover le dialogue social en y appliquant les principes de la loi de 2007 de façon à ce que dans les fonctions publiques également, aucune décision ne soit prise sans phase préalable de concertation ou de négociation.



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