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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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13 novembre 2007

La situation de l’université française n’est pas satisfaisante. L’échec en premier cycle est un drame individuel et collectif. La situation matérielle des étudiants s’est dégradée ces dernières années. L’insertion professionnelle des étudiants doit être améliorée, les universités n’ont pas les moyens d’entretenir les locaux, ...

Pour la première fois depuis 50 ans, le budget ne prévoit aucune création de postes, alors que les manques sont criants, tant en personnels administratifs et techniques qu’en enseignants-chercheurs, notamment pour favoriser la réussite en licence.

Quant au 1,8 milliard d’augmentation annoncé dans le projet de loi de finance, il ne bénéficie que peu aux étudiants et aux universités : la plus grande partie de ces nouveaux crédits est consacrée à des exonérations d’impôts ou à des opérations immobilières prévues depuis longtemps comme le désamiantage de Jussieu.

Les réponses (loi LRU, projet de loi de finances 2008) qu’a données le gouvernement sont loin de répondre à ces problèmes.

Le Sgen-CFDT rappelle son attachement au principe d’autonomie des universités mais estime que la loi doit être améliorée, notamment sur :
-  la composition du conseil d’administration (plus de représentants Biatoss et de représentants étudiants),
-  l’introduction d’une régulation nationale sur le volume et la part de financement public,
-  la mise en place de contre pouvoir face à un président omnipotent,
-  le maintien du cadre fonction publique pour les emplois.

Les revendications des étudiants concernant leurs conditions d’études et de logement sont légitimes. Le Sgen-CFDT sera cependant très attentif aux formes démocratiques que se donnera le mouvement étudiant.

Paris, le 13 novembre 2007.



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