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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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15 janvier 2008

Vouvoiement de rigueur dans les classes, mais pas de circulaire ; retour aux fondamentaux et aux méthodes qui ont fait leurs preuves, mais la liberté pédagogique sera respectée et il n’y a que sur le terrain que l’on peut déterminer les bonnes méthodes ; suppression du collège unique, mais tous les élèves doivent être accompagnés et il n’y aura pas de sélection avant la fin de la scolarité obligatoire ; suppression de la carte scolaire en trois ans mais dans le but d’assurer la mixité sociale (là on frise l’escroquerie pure).
Voilà pour les annonces du ministre de l’Éducation nationale.

S’y ajoutent les annonces du sur-ministre (à l’Éducation nationale et à bien d’autres choses) : élèves devant faire leurs preuves à l’entrée en sixième, obligation pour les élèves de se lever à l’entrée en cours du professeur et... éloge grandiloquent de la pédagogie active, le tout sur papier glacé.
Et il s’agit juste d’un échantillon de la confusion, volontaire, que les annonces gouvernementales entretiennent sur les questions de politique éducative.
Une grande confusion mais une musique de fond assez réactionnaire.
Comme si le gouvernement voulait donner des gages aux furieux nostalgiques de l’École du temps passé, un âge d’or qui n’a existé que dans l’imaginaire, qui était marqué au sceau du déterminisme social et qui en tout état de cause serait bien incapable de répondre aux défis d’aujourd’hui !

Alors la vigilance est de mise : nous devons nous opposer à toutes les tentations de renoncement, nous devons réaffirmer notre ambition pour l’École : nous voulons l’École de la réussite pour tous les élèves.
C’est au nom de cette ambition que nous revendiquons l’abandon de la logique comptable qui prévaut aux suppressions de postes, les suppressions que l’on nous annonce et celles que l’on nous promet.
Nous ne sommes pas seuls dans cette action, non seulement l’interfédérale de l’Éducation nationale, mais aussi les parents d’élèves de la FCPE, les lycéens, les étudiants, les associations complémentaires, en tout 16 organisations dont le Sgen-CFDT se sont rejointes sur un appel demandant les moyens de la réussite pour l’École et se sont engagées dans une campagne d’information sur le terrain.

Nous ne serons pas seuls non plus à nous opposer au retour des filières au collège s’il venait à l’esprit du gouvernement de donner suite à ses ballons d’essai.
Mais je suis persuadé que pour assurer la défense du service public d’Éducation, il faudra aussi de l’audace, la volonté de changer et la capacité à écouter les personnels. Bref, dans la période, il nous faut poursuivre et amplifier l’action du Sgen-CFDT !

L’année scolaire qui s’ouvre s’annonce pleine de défis : ouverture des discussions sur la condition enseignante, réforme en vue de l’organisation de l’école primaire, incertitude sur la politique de la jeunesse, interrogation sur la spécificité de l’Enseignement agricole public, poursuite des chantiers entrepris par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre imposé par la nouvelle loi, mise en route des conférences de la Fonction publique à l’instar de celles qui s’ouvrent dans le secteur privé, et sans doute premières discussions sur l’avenir du système de retraite... La liste est longue et les enjeux d’importance. Sur tous ces fronts, c’est bien la force de proposition et de mobilisation du Sgen et de la CFDT qui sera mise à l’épreuve.
En choisissant d’adhérer au Sgen-CFDT, vous avez exprimé votre confiance dans l’action collective au service de la transformation sociale. Vous pouvez également choisir d’agir dans vos établissement ou dans vos services, les syndicats Sgen-CFDT dans les régions et les départements peuvent vous y aider. Et si c’était la bonne année pour passer à l’action syndicale ?

Thierry Cadart
le 10 septembre 2007



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