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24 janvier 2008

Un dossier de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) Image du sport scolaire et pratiques d’enseignement au collège et au lycée est paru en octobre 2007. Il donne les résultats d’une enquête menée en 2005-2006 à la demande le l’Inspection générale d’EPS auprès de professeurs et d’élèves de collège, de lycée général, technologique et professionnel du public et du privé. En voici quelques éléments.

Du côté des enseignants

Les professeurs d’EPS, hommes et femmes, sont 69% à classer le désir de donner aux élèves le goût de la pratique physique comme première motivation. C’est ensuite : le plaisir d’enseigner cette discipline pour 50% des femmes et 43% des hommes, puis le contact avec les jeunes.
Les jeunes collègues (20-30 ans) sont plus nombreux à avoir choisi ce métier pour concilier vie personnelle et vie professionnelle que les 30-60 ans (36% contre 24% ).
Les professeurs d’EPS sont 69 % à classer à avoir pour objectif premier l’amélioration des capacités physiques des élèves et 56% l’amélioration de leurs performances. Ils sont 82% à refuser d’avoir pour référence le sport de haut niveau dans le traitement didactique des APSA ( activités physiques, sportives et artistiques) et 73 % à refuser d’avoir pour objectif premier le niveau de performance.
Les mots qu’ils associent le plus volontiers à la discipline pour leur importance sont réussite (50%) et sécurité (46%). Ce sont ensuite effort, projet, pédagogie, échauffement, entraide, dépassement et corps. En revanche, les mots qui leur semblent moins importants sont, entre autres, victoire, mesure, compétition, amusement, chronomètre, leçon, test.
Une bonne intégration, mais un certain malaise.
Au sein de l’établissement, les professeurs d’EPS se disent écoutés lors des conseils de classe, plus en collège et LP (95%) qu’en Lycée (90%). Ils sont impliqués dans la vie de l’établissement, davantage en collège et LP, qu’en lycée, et dans des projets disciplinaires mais plus en collège qu’en lycée. Ils sont professeurs principaux plus souvent en collège ( 83%) qu’en lycée ( 65%)
Le Conseil d’enseignement se réunit régulièrement (63% en collège, 65% en LP, 61% en lycée).Un projet pédagogique EPS existe dans la quasi totalité des établissements (95%) et presque toujours en cohérence avec le projet d’établissement (94%). Malgré cela, les enseignants éprouvent un certain malaise et quand on leur demande ce qu’ils voudraient voir évoluer dans leur discipline, un tiers d’entre eux souhaite une plus grande reconnaissance de leur discipline, une prise de conscience au plus haut niveau de l’importance de l’EPS.

Côté élèves

Garçons et filles ont une représentation positive de l’EPS : 68% ont du plaisir à pratiquer des activités physiques et sportives. Les cours d’EPS leur permettent de rester en bonne santé (68%), de se défouler (64%), de s’épanouir et de se sentir bien (54%).
L’EPS leur permet aussi d’acquérir des connaissances sur les activités physiques et sportives pratiquées (54%), d’acquérir des techniques sportives pour leurs futurs loisirs (39%), de s’entretenir physiquement (36%), de mieux connaître les autres (31%), de se préparer à un futur métier (12%). Seuls 4% des élèves ont retenu l’item « perdre du temps à faire des efforts inutiles ».
Pour les élèves, deux heures hebdomadaires sont insuffisantes. 57% des élèves qui ont cet horaire voudraient plus d’heures contre 40% qui s’en accommodent. A horaire égal, les filles sont en général plus souvent satisfaites de leur situation (57%) que les garçons (37%). Les plus mécontents sont les élèves qui déclarent faire 5 heures d’EPS : ils sont 63% à estimer cette durée insuffisante.

Si l’EPS était facultative, la très grande majorité des élèves continuerait à participer aux cours. C’est à partir de la première du lycée toutefois que les réponses des garçons et des filles diffèrent : 17% des filles contre 11% des garçons déclarent qu’ils n’en feraient plus. En première année de BEP, elles sont 22% contre 9% des garçons. En 2e année, elles sont 30% et les garçons 13%. On retrouve ainsi bien marqué le moindre goût des filles, notamment en LP pour les activités sportives telles qu’elles leur sont proposées.



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