Le ministre vient de présenter ses propositions de nouveaux programmes de l’école primaire. Dans la mesure où aucune concertation n’a eu lieu jusqu’à présent, le Sgen-CFDT considère qu’il s’agit là de l’ouverture du débat et demande notamment que les avis des personnels qui s’exprimeront lors des ½ journées banalisées à venir soient écoutés et pris en compte.
La première réaction du Sgen-CFDT sera contrastée :
satisfaction de voir des programmes bâtis dans le cadre du socle commun, dans l’idée d’une continuité de la scolarité obligatoire, et avec des objectifs synthétisés en terme de capacités à acquérir
inquiétude quant à un ordonnancement très disciplinaire des notions à aborder et sans doute trop lourd. La condition première de la réussite, c’est l’envie d’apprendre qu’il faut cultiver. Pour cela, les objectifs quant à la maîtrise des outils (français, mathématiques) doivent être atteints au travers de leur utilisation dans les autres domaines. Sans cet effort de transversalité, on risque d’aboutir non pas à un recentrage sur les fondamentaux mais à un rétrécissement autour des compétences opératoires, générateur d’ennui et donc d’échec. Ce risque est encore plus fort si les objectifs sont trop exhaustifs comme le laisse apparaître une forme exagérée d’anticipation du CP dès la grande section ou du collège dès le cycle 3 de l’école.
opposition franche sur la partie « instruction civique et morale ». L’instruction est une transmission de savoir théorique alors qu’il faut vivre la citoyenneté pour se l’approprier. Il faudrait donc mettre en place une éducation civique. Dans le même esprit, la morale est une vérité immanente, or c’est bien plus de règles de vie porteuses de valeurs, comprises et développées avec et par les élèves, qu’a besoin l’école pour enraciner le vivre ensemble.
Pour la réussite de l’élève, l’ambition première des programmes doit être de développer la curiosité de l’enfant.