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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Le Sgen-CFDT a décidé de signer le protocole d’accord sur la rénovation de la voie professionnelle. Décision difficile, même si le texte qui était présenté à la signature était bon, même si la nécessité pour l’enseignement professionnel public initial d’évoluer sous peine de disparaître ne fait pas véritablement question. Décision difficile tant le gouvernement peine à établir les conditions d’une véritable confiance qui permettent de développer le dialogue social. Il y a bien sûr les suppressions de postes qui aggravent les conditions de travail. Il y a la mécanique de la RGPP qui se déroule toujours sans concertation sur ses objectifs. RGPP qui nous concerne : suppression du service de traitement des pensions de La Baule, rattachement du Palais de la Découverte à un Épic commun avec La Villette, réorganisation de l’administration centrale et déconcentrée de Jeunesse et Sports... Il y a aussi le passage en force sur la question du temps de travail et sur le dossier retraite, qui justifie pleinement la mobilisation du 17 juin à l’appel de la CFDT et de la CGT. Il y a les difficultés que rencontre le ministère de l’Éducation nationale lui-même pour imposer à ses recteurs de respecter le dialogue local autour du protocole de discussions sur le bac pro 3 ans. Et la même remarque peut servir à propos de l’application de la circulaire sur la réaffectation des heures libérées le samedi matin. Ajoutons-y la difficulté à mener un vrai dialogue autour de l’avenir de la Recherche publique et du CNRS et nous n’aurons pas encore fait le tour des problèmes en suspens. Dans ce cas, pourquoi continuer à dialoguer avec le gouvernement ? Parce que les accords que nous signons sont limités à l’objet qui les concernent et qu’ils n’enlèvent rien à notre capacité de mobilisation sur les autres points, parce-que par le dialogue nous avons obtenu des résultats (par exemple les horaires décalés dans le primaire, le maintien des BEP et de la possibilité de passer le bac pro en 4 ans en ce qui concerne l’enseignement professionnel) et parce que notre engagement dans les processus de discussions nous met en position d’exiger et d’obtenir un agenda concerté des réformes, qui permette de redonner du sens aux démarches entreprises. S’il veut promouvoir le dialogue social, le gouvernement doit sortir de la logique des « coups » médiatiques et politiques et entrer dans une logique de transformation concertée. Une réforme des lycées prometteuse, une réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants pour laquelle nous n’avons à ce jour aucune garantie qu’elle maintienne une formation au métier, une réforme des masters menée dans le même temps par le ministère de l’Enseignement supérieur, une réforme des programmes en primaire et au collège qui revient en arrière sur la notion de socle commun, une réforme de la licence qui vise à permettre la réussite de 50 % d’une classe d’âge, la mise en place d’une agence du remplacement pour les enseignants du secondaire... C’est bien à une transformation profonde de notre système éducatif et de recherche que nous sommes confrontés : le gouvernement doit comprendre qu’elle ne pourra réussir sans que les personnels se sentent associés et respectés. De ce point de vue, il n’est pas admissible qu’une loi déposée sans concertation préalable impose à l’avenir aux collègues du premier degré de se déclarer grévistes 48 heures à l’avance.Engager enfin des discussions sur cet agenda général des réformes serait un signe fort, le Sgen-CFDT est mobilisé pour l’obtenir. Les vacances qui s’annoncent auront un parfum particulier pour quatre de nos camarades : Mylène Jacquot et Catherine Hirschmuller, toutes deux secrétaires nationales, Catherine étant de surcroît rédactrice en chef de Profession Éducation, ont décidé de poursuivre ailleurs leurs aventures militantes ou professionnelles. Qu’elles soient ici remerciées pour tout ce qu’elles ont apporté au Sgen-CFDT. Bernadette Peignat et Michelle Zorman nous rejoignent à la commission exécutive, elles viendront compléter une équipe fédérale qui se renouvelle et se complète en vue d’une année scolaire décisive. En attendant, je vous souhaite de bonnes vacances à toutes et à tous. Thierry Cadart
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