La réflexion du Ministère
Pour des raisons pédagogiques : les RPI ont été créés
pour répondre aux besoins des élèves et des enseignants.
Ces regroupements ont permis le travail en équipe des
enseignants et rompu l’isolement des maîtres, des élèves et
des parents en favorisant un travail collectif.
Grâce à ces systèmes de regroupement des RASED
(réseaux d’aides) des CEL (contrat éducatif local) ont pu
fonctionner de manière efficace.
Pour des raisons matérielles : la mutualisation des dotations
lourdes, informatique, fonds documentaire, investissement
de matériel scientifique, gestion des équipements sportifs
est facilitée par la mise en réseau.
Pour des nécessités administratives : pour faire face à
l’accumulation des tâches administratives qui incombent aux
directeurs d’écoles ; favoriser des achats groupés ; organiser
les transports.
Commentaire du Sgen
Tout ce qui concerne la facilitation du travail en équipe,
la mutualisation des expériences, la mutualisation des
moyens lourds d’équipement correspond à des demandes
exprimées depuis longtemps. La constitution d’un
réseau d’école facilite ces avancées, mais elle ne sont
pas automatiques. Il y faut aussi du temps de concertation,
une ou des personnes pour suivre les dossiers, la
volonté des personnels et des partenaires.
LE CONSTAT
Absence de fondement juridique : Depuis son origine le statut de l’école est identique ; seuls les
RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux) et
RER (réseaux d’écoles rurales) ont fait parfois l’objet de
conventions entre communes. L’organisation de tels regroupements est facilitée par le rôle
d’un coordonnateur partiellement déchargé. Ce sont des
associations (loi 1901) qui gèrent les subventions.
Commentaire du Sgen
Les différentes formes de réseaux ne bénéficient pas
toutes d’un coordonnateur. Son existence et la définition
précise de ses fonctions sont nécessaires au développement
du réseau. Pour peu que les tâches soient
importantes, le temps de décharge doit être total. Ces
points ne sont pas garantis dans le texte et la tension
actuelle sur le recrutement, la priorité aux postes
devant élèves, font craindre que les postes de coordonnateur
de réseaux ne soient pourvus que très progressivement.
La nécessité d’associations pour gérer les subventions
découle du refus de reconnaître une personnalité morale
et financière au réseau. Le système proposé plus loin
ne résout pas cette difficulté et, à la place d’associations,
crée des caisses des écoles. La structure reste tout aussi
compliquée.
DES PROPOSITIONS
Les regroupements d’écoles : + ou - 20 à 30 classes.
Dans le but d’un meilleur aménagement du territoire, un
ralentissement de l’exode vers les villes, une amélioration
des résultats des élèves.
Le schéma territorial :
À réaliser par chaque IA en fonction des réalités des départements
avec l’aide des données INSEE, celles des collectivités
territoriales... Ce document devient la base de travail
d’un plan pluriannuel après avis du CDEN.
Commentaire du Sgen
Le groupement d’école est un point de départ qui
convient au Sgen. De même l’idée d’un schéma territorial
nous parait judicieuse. Il serait nécessaire d’en tirer
toutes les conséquences et de l’articuler avec la notion
de "bassin d’éducation", pour que les évolutions du 1er
degré ne soient pas détachées de celles des autres
niveaux d’enseignement.
La montagne a accouché d’une souris !
Certains éléments de base sont indipensables à toutes évolution sérieuse du
1er degré : un regroupement des écoles souvent trop dispersées, une mutualisation,
des coordonnateurs. C’est sur ces bases que le Sgen a d’ailleurs construit son
projet de GEP (groupement d’écoles primaires). Mais la structure proposée par le ministère n’est pas acceptable :
elle complique inutilement, ne permet pas de gagner en transparence, en aisance de gestion.
Pire que tout, au lieu de responsabilier les acteurs de l’école, élus, parents, enseignants, elle dilue la responsabilité
au travers d’instances multiples superposée et empiétantes, et au final en reconcentre une trop grande part
dans les mains des maires.
L’école est toujours gérée hors ses murs.