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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Métiers >>L’avenir des structures scolaires

10 avril 2003

La réflexion du Ministère

-  Pour des raisons pédagogiques : les RPI ont été créés pour répondre aux besoins des élèves et des enseignants. Ces regroupements ont permis le travail en équipe des enseignants et rompu l’isolement des maîtres, des élèves et des parents en favorisant un travail collectif. Grâce à ces systèmes de regroupement des RASED (réseaux d’aides) des CEL (contrat éducatif local) ont pu fonctionner de manière efficace.
-  Pour des raisons matérielles : la mutualisation des dotations lourdes, informatique, fonds documentaire, investissement de matériel scientifique, gestion des équipements sportifs est facilitée par la mise en réseau.
-  Pour des nécessités administratives : pour faire face à l’accumulation des tâches administratives qui incombent aux directeurs d’écoles ; favoriser des achats groupés ; organiser les transports.

Commentaire du Sgen
Tout ce qui concerne la facilitation du travail en équipe, la mutualisation des expériences, la mutualisation des moyens lourds d’équipement correspond à des demandes exprimées depuis longtemps. La constitution d’un réseau d’école facilite ces avancées, mais elle ne sont pas automatiques. Il y faut aussi du temps de concertation, une ou des personnes pour suivre les dossiers, la volonté des personnels et des partenaires.

LE CONSTAT

-  Absence de fondement juridique : Depuis son origine le statut de l’école est identique ; seuls les RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux) et RER (réseaux d’écoles rurales) ont fait parfois l’objet de conventions entre communes. L’organisation de tels regroupements est facilitée par le rôle d’un coordonnateur partiellement déchargé. Ce sont des associations (loi 1901) qui gèrent les subventions.

Commentaire du Sgen
Les différentes formes de réseaux ne bénéficient pas toutes d’un coordonnateur. Son existence et la définition précise de ses fonctions sont nécessaires au développement du réseau. Pour peu que les tâches soient importantes, le temps de décharge doit être total. Ces points ne sont pas garantis dans le texte et la tension actuelle sur le recrutement, la priorité aux postes devant élèves, font craindre que les postes de coordonnateur de réseaux ne soient pourvus que très progressivement. La nécessité d’associations pour gérer les subventions découle du refus de reconnaître une personnalité morale et financière au réseau. Le système proposé plus loin ne résout pas cette difficulté et, à la place d’associations, crée des caisses des écoles. La structure reste tout aussi compliquée.

DES PROPOSITIONS

-  Les regroupements d’écoles : + ou - 20 à 30 classes.
Dans le but d’un meilleur aménagement du territoire, un ralentissement de l’exode vers les villes, une amélioration des résultats des élèves.
-  Le schéma territorial :
À réaliser par chaque IA en fonction des réalités des départements avec l’aide des données INSEE, celles des collectivités territoriales... Ce document devient la base de travail d’un plan pluriannuel après avis du CDEN.

Commentaire du Sgen
Le groupement d’école est un point de départ qui convient au Sgen. De même l’idée d’un schéma territorial nous parait judicieuse. Il serait nécessaire d’en tirer toutes les conséquences et de l’articuler avec la notion de "bassin d’éducation", pour que les évolutions du 1er degré ne soient pas détachées de celles des autres niveaux d’enseignement.

La montagne a accouché d’une souris !

Certains éléments de base sont indipensables à toutes évolution sérieuse du 1er degré : un regroupement des écoles souvent trop dispersées, une mutualisation, des coordonnateurs. C’est sur ces bases que le Sgen a d’ailleurs construit son projet de GEP (groupement d’écoles primaires). Mais la structure proposée par le ministère n’est pas acceptable : elle complique inutilement, ne permet pas de gagner en transparence, en aisance de gestion.

Pire que tout, au lieu de responsabilier les acteurs de l’école, élus, parents, enseignants, elle dilue la responsabilité au travers d’instances multiples superposée et empiétantes, et au final en reconcentre une trop grande part dans les mains des maires.

L’école est toujours gérée hors ses murs.



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