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La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité a commandé une enquête à l’institut CSA sur la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire 3 ans après la loi du 11 février 2005. En voici quelques éléments extraits de la synthèse que vous pouvez trouver sur le site de la HALDE « www.halde.fr »
96% des parents interrogés, 97% des élus et 88% des directeurs sont favorables à la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire. Sgen-CFDT : voilà une idée qui semble acquise, tant mieux Les troubles cognitifs sont le premier handicap cité pour 47%, avant les déficiences motrices 22%, mentales 18%, les troubles auditifs 8% et visuels 8% et les autres troubles de santé invalidants 13% .86% des directeurs qui accueillent déjà des élèves handicapés ont le sentiment que la scolarisation fonctionne bien. Sgen-CFDT : c’est une bonne nouvelle mais est-elle très objective ? Par contre 58% des directeurs qui n’accueillent pas d’enfant handicapé ont le sentiment qu’il leur serait difficile de les accueillir et appréhendent la première expérience. Sgen-CFDT : c’est beaucoup, beaucoup trop, c’est un enjeu pour le succès de la loi, cela nécessite information, formation, conseils et soutien ; on ne peut pas dire que l’Education Nationale soit très généreuse !
La majorité des directeurs d’établissement 85% et des élus 63% estiment bien connaître les dispositions de la loi du 11 février 2005. Les élus s’interrogent sur les types de handicap qui créent une obligation d’accueil. Pour 43% d’entre eux, la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire est une priorité contre 54 % qui estiment que c’est important mais pas prioritaire, et 3 % secondaire. Sgen-CFDT : cette dernière statistique n’infirme-t-elle pas la connaissance que les élus pensent avoir de la loi ? Alors que 58% des élus affirment avoir mis en place une commission communale d’accessibilité, 38% disent ne pas l’avoir encore fait et 12% ne l’envisagent pas. Ils n’envisagent majoritairement pas de prendre en charge pour le moment le transport de l’élève ou l’accompagnement pédagogique ou l’aide médicale. Sgen-CFDT : alors qui va le faire ? Encore une histoire de sous bien sûr ! Les parents disent accéder à l’information par l’intermédiaire des associations 73% ou en rencontrant d’autres parents 84%, des enseignants ou des directeurs 89% par des démarches individuelles par ex sur internet 88%.54% se sont tournés vers la MDPH.Si les parents sont majoritairement satisfaits pour leur propre situation, ils jugent que la scolarisation des enfants handicapés dans leur commune ne fonctionne pas bien 55%.
Sgen-CFDT : et cela c’est dangereux, car un dispositif perfomant ne peut durablement fonctionner sur la seule bonne volonté individuelle. Les parents expriment un sentiment de solitude, regrettent une coordination lourde des différents acteurs, et ne se sentent pas assez proches de la MDPH. Ils sont 43 % à être satisfaits des contacts avec la MDPH contre 46 % qui expriment une insatisfaction. Sgen-CFDT : le manque de cohérence dans le fonctionnement des différentes MDPH est un gros souci. 82% des parents disent connaître l’enseignant référent. 70% des parents se disent bien accueillis par l’équipe de suivi de scolarisation et 67% par les enseignants référents. 92% des directeurs connaissent également l’enseignant référent de leur secteur et sont satisfaits du partenariat mais la collaboration avec la MDPH est jugée insuffisante. 70% des directeurs demandent un partenariat. Sgen-CFDT : l’enseignant référent est la pierre angulaire de la réussite de la loi ; attention de ne pas le décourager ! Les directeurs comme les élus et les parents interrogés constatent majoritairement un bon accueil de la part des parents valides. Cependant près d’un tiers exprime des réserves. Sgen-CFDT : il faut faire baisser ce taux d’un tiers ; c’est un enjeu important. 72 % des directeurs disposent d’un ou plusieurs AVS et 47 % de dispositifs permettant de faciliter l’accessibilité, 37% d’outils pédagogiques adaptés et 23% de dispositifs de formation.
Les directeurs d’école expriment un manque de formation. Seuls 29% d’entre eux ont suivi une formation (formation continue) ou initiale pour 16%. Sgen-CFDT : nous dénonçons une formation peau de chagrin En conclusion le sondage révèle un phénomène positif : la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire progresse, notamment depuis la loi du 11 février 2005. En outre, la scolarisation d’élèves handicapés est bien acceptée là où elle est effective. Il y a toutefois des difficultés pour lesquelles des solutions doivent être trouvées :
la situation des élèves handicapés, loin d’être homogène, nécessite des réponses et des moyens différents selon la nature du handicap. L’absence de moyens adaptés pour accompagner certains handicaps peut se traduire par une réticence globale vis-à-vis de tous les élèves handicapés, et augmenter les risques de discrimination.
Une absence d’information et de formation est relevée pour les directeurs, comme pour les élus et les parents, qui doivent majoritairement aller eux-mêmes à la recherche des informations. Les structures chargées de coordonner les interventions des différents acteurs sont insuffisamment connues et proches des personnes.
La bonne intégration des élèves handicapés en milieu scolaire ordinaire nécessite de maintenir une action volontariste. C’est pourquoi la HALDE va proposer au Ministère de l’éducation nationale et aux collectivités un plan d’action pour répondre aux difficultés exprimées. Sgen-CFDT : souhaitons que ce plan améliore la situation, il y a beaucoup à faire.
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