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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Le Président de la République a souhaité présenter ses vœux au monde éducatif en donnant leurs feuilles de route à ses ministres. L’exercice a produit de rares annonces de nomination et un empilement de bons principes. Tout cela met en évidence, à ce jour, un fort décalage entre les propos présidentiels et les actes gouvernementaux.
Pour illustrer ce grand écart,voici quelques exemples tirés du discours prononcé : Le Président a beaucoup insisté sur la culture d’évaluation. Que ne s’applique-t-il pas cette volonté : a-t-on évalué les programmes de 2002 avant de leur en substituer de nouveau sans aucune concertation, est-ce la culture de l’évaluation que de supprimer les RASED sans bilan ou censurer la DEP sans débat ? Et quelle image de l’évaluation donne-t-on avec les épreuves à faire passer dans quelques jours aux élèves de CM2, pour partie sur des questions qu’ils n’ont pas encore étudiées ? L’autosatisfaction est de mise sur le 1er degré et pourtant quel écart entre les deux heures d’aide personnalisée négociées et leur mise en œuvre concrète, marquée d’autoritarisme et d’indifférence aux conditions d’exercice imposées aux personnels. Force est bien de constater qu’on ne s’y prendrait pas autrement si l’on voulait écœurer les personnels d’un dispositif !
Quant au traitement d’une phrase et d’un revers de main de la question des 3000 collègues en RASED, en l’opposant au développement de l’aide personnalisée, il atteste d’une méconnaissance complète de leurs fonction et professionnalité, mais aussi des réalités de la difficulté scolaire ! Quand il annonce la nomination d’un Haut Commissaire à la Jeunesse, le Président trouve des accents lyriques pour appeler à l’engagement. C’est pourtant son gouvernement qui ferme l’INJEP, dépouille les associations de leurs moyens et détruit des décennies de politique de la Jeunesse. Des vœux ne sont pas une politique, Le Sgen-CFDT jugera aux actes et il ne peut que constater l’absence de réponse du Président de la République à la plus forte des revendications des personnels, celle qui porte sur l’emploi. Des engagements ont été pris dans ce domaine pour le lycée au moment de la mise en application de la réforme, ils doivent être tenus pour que le dialogue puisse s’engager avec un minimum de sérénité.
Cette cérémonie des vœux a déjà fourni un contre-exemple si l’on met en rapport les bonnes intentions délivrées en tribune aux lycéens et la gestion matraque et fumigène de la manifestation. Paris, le 13 janvier 2009
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