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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Métiers >>L’avenir des structures scolaires

13 mai 2003

RÉSEAUX ET STRUCTURES

Il s’agit ici de propositions du ministère sur les structures du premier degré, censées répondre aux problèmes de fonctionnement des écoles, résoudre au passage la crise de la direction et mettre fin à la grogne des directeurs. Conscient, toutefois du caractère hasardeux de ses propositions, le ministère les présente comme « texte de réflexion ».
Ces « réflexions » ouvrent-elles la voie à une amélioration du fonctionnement de l’école ? Ré- pondre à cette question suppose d’avoir identifier au préalable les dysfonctionnements que l’on prétend corriger.

identifier les problÈmes

Pour le Sgen-CFDT, le gaspillage pédagogique, les inégalités de ressources, l’irrégularité dans la gestion des fonds, la gestion « hors les murs », éclatée entre l’inspection d’académie et la commune, constituent les principaux facteurs de difficultés dans le fonctionnement de l’école. Ils expliquent pour une bonne part la crise de la direction et ne seront pas résolus par le seul octroi de temps et de primes supplémentaires pour les directeurs. Ces dysfonctionnements justifient une évolution importante de la structuration du premier degré.

le réseau, solution magique ?

Les réseaux d’écoles existent déjà en de nombreux endroits. Ils s’avèrent très souvent positifs pour les élèves et les personnels. Mais le réseau en lui-même ne résout pas tous les dysfonctionnements évoqués.
La solution envisagée par le ministère ne modifie pas le statut de l’école. Elle rajoute des structures intermédiaires (conseil de réseaux et conseil d’administration de la caisse des écoles) brouille la répartition des compétences entre les directeurs actuels et les coordonnateurs à venir, entre les conseils des maîtres, les conseils d’écoles et les conseils de réseau et/ou de caisse des écoles.

un projet chimérique...

Il est permis de douter de la faisabilité du projet. Du côté des communes, il repose sur le pari de l’intercommunalité qui progresse, mais avec beaucoup de réserves concernant la mise en commun de la compétence scolaire. Du côté de l’Éducation nationale, une part importante de la nouveauté réside dans la mise en place de coordonnateurs déchargés. Lorsqu’on sait le déficit croissant du recrutement et la diminution régulière des personnels qui ne sont pas en charge directe d’élèves, on peut penser que la réalisation effective du projet est une perspective pour le moins incertaine.

... qui ne répond pas aux problèmes constatés

La mise en réseau des écoles, l’existence d’un conseil de réseau sont de bonnes bases d’évolution, pour peu qu’ils aient des moyens identifiés et du temps de concertation. Au-delà, toute la construction proposée est inefficace. Elle n’améliore pas la transparence car la structuration évoquée rajoute sans enlever. Elle ne laisse entrevoir aucun progrès dans l’exercice démocratique de la respon- sabilité. Elle n’amène ni meilleure cohérence, ni même souplesse de gestion quotidienne puisque l’ordonnateur des dépenses reste le maire, le receveur municipal devenant le comptable. La gestion pédagogique, administrative, financière, des écoles est toujours aussi dispersée et les enseignants, comme leurs partenaires, sont toujours aussi peu responsables de leurs projets.
Sur la même base de mise en réseau des écoles, le Sgen-CFDT a développé un projet de groupement d’écoles primaires (le Gep) qui recentre sur le réseau, en partenariat, l’ensemble de la gestion de l’école. Ce projet apporte des réponses plus convaincantes, mais il nécessite un débat entre tous les partenaires, et propose une modification hardie de la structure du premier degré. Faute d’organiser ce débat, avec une perspective de réalisation crédible, le ministère a accouché d’une proposition compliquée pour un résultat probable insignifiant.

Nathalie Falgueyrac et André Deleuze


EPCI ques aco ?

Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre exercent les compétences qui leur ont été déléguées, soit librement par les communes, soit de façon obligatoire par la loi. Les EPCI sont administrés par des conseils ou comités constitués de délégués désignés par les communes. Ils possèdent un patrimoine propre et sont financièrement indépendants. Ils peuvent prendre diverses formes : syndicats intercommunaux et/ou de districts, communautés de communes, communautés urbaines ou d’agglomérations...


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