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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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13 mai 2003

Avec l’annonce de la poursuite de la décentralisation des formations professionnelles dont celles réalisées en formation initiale, c’est le rôle régulateur de l’État qui risque d’être remis en question.

Outil stratégique de développement de l’enseignement agricole, outil d’évaluation de la politique publique, le schéma prévisionnel national des formations de l’enseignement agricole fixe des orientations stratégiques qui servent de référence tant aux projets régionaux qu’aux projets d’établissement. Il énonce des indicateurs d’aide à la décision pour les modifica- tions annuelles des structures pédagogiques des établissements. Le quatrième schéma est en cours d’élaboration. Il portera sur la période 2004-2008.

Contribution CFDT

Dans le cadre de cette préparation, le Sgen-CFDT et les autres fédérations CFDT de l’enseignement agricole (fédération de l’enseignement privé et fédération générale de l’agriculture) ont produit une contribution commune :
-  former des professionnels qualifiés compétents, capables de s’insérer dans les emplois existants et de s’adapter à leurs évolutions ;
-  permettre, par une formation initiale de qualité, la promotion permanente des professionnels, une adaptation continue qui s’inscrive dans une possibilité réelle de formation tout au long de la vie ;
-  favoriser l’élévation des niveaux de formation en adéquation avec les évolutions des compétences et donc des carrières. La CFDT développe ces trois objectifs à travers des propositions concrètes :
-  réaffirmer « l’élève au centre du système éducatif » ;
-  travailler dans une logique de projets ;
-  réaffirmer l’insertion professionnelle et sociale des jeunes sortants ;
-  mettre en œuvre l’évaluation des établissements et des formations dispensées en référence aux missions dévolues par la loi ;
-  travailler en complémentarité avec l’éducation nationale et les autres ministères ;
-  avancer vers un dispositif d’information et d’orientation réellement commun ;
-  créer des liens entre l’enseignement technique et l’enseignement supérieur et renforcer ceux qui existent ;
-  relancer l’innovation pédagogique.

Décentralisation Raffarin

L’annonce de la poursuite de la décentralisation des formations professionnelles dont celles réalisées en formation initiale par le biais d’une habilitation conjointe État/Région entraîne une décentralisation de ce que l’on appelle communément «  l’évolution des structures » au ministère de l’Agriculture, l’équivalent de la carte scolaire à l’Éducation nationale. De fait, le pilotage national des formations risque de devenir un concept dépassé et de perdre la légitimité que la loi avait réaffirmée. Pré- server la cohérence du système de l’enseigne- ment agricole est primordial, tant sur le choix des ouvertures et fermetures de filières en fonction de critères objectifs (flux, adaptation des métiers...) que dans le respect de l’équilibre des secteurs public et privé dans lequel l’enseignement agricole public doit être moteur.

Tel est le sens du vœu voté au conseil national de l’enseignement agricole le 27 mars à l’initiative du Sgen-CFDT : « ... le pilotage national de l’évolution du système ne peut s’exercer que dans le cadre d’objectifs et de références communs à tous les établissements donné par le schéma prévisionnel national des formations de l’enseignement agricole, afin de respecter l’équilibre et la cohérence entre les différentes régions... ».

Laurent Sirantoine



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