![]() |
Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
Construisons l'École de tous
|
| Accueil >>Actualité >>Retraites >>Retraites : Le compte n’y est toujours pas ! | |||||
Quand Fillon avait publié le texte devant servir de préambule à la loi, le flou des formulations avait été souligné et c’est avec scepticisme que beaucoup attendaient la déclinaison concrète des principes.
On comprend que le bonimenteur ait eu recours au baratin vu la qualité du produit ! Une réforme aussi
importante que celle ci doit faire l’objet d’un consensus large, au delà d’une majorité politique ponctuelle, parce qu’elle engage la vie sociale du pays sur le long terme. Pour construire ce consensus, il faut effectivement que les efforts soient partagés, il faut aussi que les dispositions intègrent tous les aspects : l’équilibre financier, bien sûr, mais aussi la justice sociale et l’évolution des modes de vie. Or ce qui motive ce gouvernement, c’est le bilan comptable et ne pas augmenter les cotisations patronales ni rien demander au capital ni aux patrons. Il lui
reste donc à faire porter l’effort sur les seuls salariés, avec le moins possible d’avancées
sociales. Sa conception de l’équité, c’est l’alignement par le bas. L’exposé des motifs du projet de loi le dit d’ailleurs tout net : « première orientation :
assurer un haut niveau de retraite, par l’allongement de la durée d’activité et de la durée
d’assurance ». Et puisqu’il
détient toutes les manettes
politiques, il tente de verrouiller le dossier pour longtemps. Enfin, disons le tout net,
les évolutions du texte dans la première quinzaine de mai ont contenu quelques améliorations, déplacé quelques curseurs, mais ne changent rien à cette analyse parce qu’elles ne
modifient pas la conception globale du projet. Joël Devoulon
|
thèmes abordésDans la même rubrique
|
||||