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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Depuis l’annonce de Raffarin du transfert des personnels Atoss aux collectivités territoriales, les organisations syndicales se sont mobilisées afin de faire échec à ce projet néfaste pour l’ensemble de l’Éducation nationale.
Pourtant ces mobilisations - actions d’une journée comme grèves reconductibles - sont restées très disparates selon les départements, les régions. Trop de revendications ? Les éléments en notre possession sur la nature, l’ampleur et les difficultés de la mobilisation ne sont pas exhaustifs, mais suffisants pour formuler quelques réflexions. Les appels à l’action se sont multipliés durant cette période et les plateformes revendicatives ont connu une certaine tendance à l’inflation selon les établissements et les départements, jetant parfois les Atoss dans une certaine perplexité. Outre la revendication d’annulation des transferts, les revendications concernent également les retraites, le budget, l’emploi, la précarité et parfois jus- qu’aux salaires.
Message brouillé ? Autre difficulté susceptible d’avoir joué un rôle dissuasif auprès d’une partie des personnels : le sentiment d’une prise en charge locale très aléatoire de la question des transferts. Aléatoire du point de vue de l’organisation, pour un Sgen-CFDT dont les syndicats ont eu parfois bien du mal à relayer rapidement les positions de l’interfédérale et de l’intersyndicale Iatoss. Mais confuse aussi dans la mesure où la multiplication sur le terrain des positions syndicales particulières a pu créer ici ou là une cacophonie peu propice à une unité syndicale effective. Maintenir le cap Pour le Sgen-CFDT, il y a eu tout au long de ces mois de mobilisation un objectif - le refus du transfert des personnels vers les collectivités territoriales - et une ligne de conduite pour y parvenir - l’unité la plus large. Le Sgen-CFDT n’a pas accepté de cautionner des déclarations d’opposition à toute décentralisation voire à toute réforme, car elles auraient été contraires à ses positions adoptées en congrès.
Alain Baury Article paru dans AGIR n° 114 mai 2003
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