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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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31 août 2003

À l’annonce au printemps dernier du nombre de postes mis aux concours du second degré, le Sgen-CFDT, tout en dénonçant l’abandon du plan pluriannuel qui prévoyait une augmentation du nombre de recrutement, avait jugé que les 18 000 postes prévus permettraient ou presque le remplacement des départs en retraite. À condition bien sûr que les concours permettent effectivement de recruter 18 000 néo-enseignants. Or on sera loin du compte. En effet tous les concours ne font pas le plein, notamment dans certaines disciplines de LP où pourtant il y a des candidats.

Au troisième concours, tous les postes de CPE et de professeurs d’EPS sont pourvus, mais c’est loin d’être le cas pour les autres disciplines ; ceci peut s’expliquer : s’agissant d’un concours particulier, le nombre de candidats possibles étant par nature restreint et leur niveau universitaire plus aléatoire. Mais la promesse faite au moment de la création de cette troisième voie, et tenue l’année dernière, a été oubliée cette année. C’est près de 400 recrutements qui sont perdus, puisque les postes non utilisés n’ont pas été rebasculés sur les concours externes, faute de listes complémentaires. Le déficit est en particulier dramatique pour les documentalistes.

Mais le refus du gouvernement de prévoir des listes complémentaires aura des conséquences quantitativement beaucoup plus importantes encore. En effet, les phénomènes de double admission ou de nomination directe dans l’enseignement supérieur ne pourront être compensés comme ils le sont d’habitude par le recours à des candidats inscrits sur ces listes.

Même s’il est encore tôt pour chiffrer exactement le déficit on peut esti- mer qu’il s’approchera de 3 000 néo-enseignants manquant à l’appel, dès cette année comme stagiaires, mais surtout à la rentrée 2004 comme titulaires. Dans le meilleur des cas, ce déficit sera comblé par le recrutement de toujours plus de personnel précaire, dans le pire il aura disparu, parce que les postes qu’ils auraient dû pourvoir auront été supprimés.

C’est dire si la décision prise cet été, sous la pression du ministère des Finances, est lourde de conséquences, quelle que soit la solution choisie pour résoudre les problèmes qu’elle va poser.



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