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26 septembre 2003

Itinéraires de découverte (IDD)

L’EPS se revendique comme une discipline scolaire à part entière. Elle procède essentiellement par des mises en situations concrètes d’apprentissage par la pédagogie active. Les programmes permettent d’aborder diverses Apsa (activités physiques sportives et artistiques).

Un champ d’investigation privilégié

Les compétences générales définies au collège sont par essence transversales et il n’est pas difficile de les transposer dans d’autres disciplines : maîtriser ses émotions, savoir s’exprimer, respecter l’autre dans sa différence, coopérer, etc. L’enseignant d’EPS est à même de mettre en pratique ses savoirs-faire dans le domaine de la gestion des groupes, de l’animation, du montage de projet, de son contact avec les élèves... Il est patent que l’institution semble voir la participation de l’EPS d’abord en coopération avec les sciences de la vie et de la terre, et le domaine intitulé « Nature et corps humain » invite ces deux disciplines à coopérer.

On voit sur les différents sites internet fleurir des exemples de projets associant la course de durée et les aspects physiologiques de l’effort. Il est de notre devoir de ne pas nous laisser réduire à ce type de choix :

  • le domaine « Arts et Humanité » offre des perspectives tout à fait intéressantes en association avec les enseignants d’arts plastiques, d’histoire ou de français, en mettant en œuvre des compétences d’expression, de maîtrise des émotions, de mise en scène de son corps ;
  • le domaine « Langues et civilisations » permet d’aborder la culture corporelle, sportive ou non ;
  • enfin, les projets « Sciences et techniques » peuvent faire coopérer l’enseignement de la technologie, des mathématiques, de la physique avec l’EPS, en permettant l’invention de pratiques nouvelles appuyées sur la fabrication d’appareils ou de jeux...

Mais l’enseignement de l’EPS doit pouvoir gagner autre chose que des acquis disciplinaires : l’enseignant, s’il ne l’a déjà fait, peut asseoir son statut au sein de la communauté éducative, gagner (et faire gagner à ses élèves) un temps de pratique supplémentaire. L’EPS peut prétendre à juste titre - mais n’est-ce pas un combat permanent à mener ? - participer pleinement à la formation scolaire de l’élève.

Une avancée pédagogique

Pour conclure, nous pouvons affirmer que les IDD se présentent comme une avancée pédagogique, sans prétendre résoudre tous les problèmes d’échec scolaire (ou d’échec de l’École) ; ils offrent un champ d’application interdisciplinaire riche et contribuent à donner du sens aux apprentissages des élèves. Ils illustrent et mettent en application les principes de la pédagogie active. Ils mettent les disciplines au service du développement de compétences clairement identifiées, sans pour autant desservir les acquis disciplinaires. Enfin, l’EPS peut et doit pouvoir y trouver sa place.

Henri Minana, Sgen-CFDT Poitiers



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