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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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La journée d’étude portant sur "Les métamorphoses juridiques de l’enseignement supérieur" que les branches de l’enseignement supérieur (Bib, ITA, Enseignants du Supérieur, Enseignement Agricole Public) organisaient ce 25 septembre à l’Université de Paris 10-Nanterre, a permis de marquer un temps de réflexion dans un contexte qui appelle à toute notre vigilance active, alors même que le ministère semble le vouloir aussi atone que réformateur. Temps de réflexion : c’est bien ce dont nous avons besoin pour mieux mesurer les transformations profondes qui travaillent le service public d’éducation depuis plusieurs années. Juristes et sociologues sont venus confirmer ce sentiment en analysant les termes de ces mutations. Dans des développements dont les actes à paraître donneront le détail, ils ont confronté leurs travaux à la faveur de débats trop brefs. Ils nous ont surtout invités à revisiter les conditions historiques et techniques de construction de la relation de travail afin que nous puissions mieux penser l’alternative qui permettra le renforcement de la protection des personnels dans le cadre du développement d’un service public d’éducation utile à ses usagers comme à la société démocratique qu’il doit contribuer à réaliser. Tout porte à penser que le statut de la fonction publique dont nous relevons est déjà en partie atteint, outre le fait qu’un nombre croissant de nos collègues n’en relève pas, par les conditions mêmes de son application. Le très grand nombre d’emplois précaires désorganise l’enseignement supérieur ; la gestion déjà très localisée de postes, gestion que la CPU veut encore renforcer, pose problème. Voir dans les changements qu’on nous propose actuellement la "caporalisation" de l’université relève d’une appréciation tout à fait erronée des faits : l’heure n’est plus à l’obéissance, mais bien plutôt à des formes de servitude délivrées des protections statutaires comme de la réciprocité des engagements contractuels. La façon dont le ministère engage la "consultation" promise en juin à propos de ses projets de "modernisation" de l’université, n’augure rien de bien encourageant. Tout semble indiquer qu’il passe la main puisque, silencieux sur sa propre "méthode", Luc Ferry se contente d’annoncer un débat parlementaire "dès juin 2004" ( !) alors que la CPU mobilise les présidents d’universités pour réunir expéditivement les trois conseils de leurs établissements. Il y a bien de la naïveté à croire que ces réunions satisferont le besoin de débat public exprimé en mai dernier ! Nous le répétons, l’importance des enjeux l’impose : si, in fine, la représentation nationale doit trancher en légiférant il faut, préalablement que la démocratie sociale soit écoutée et que le débat public ait véritablement lieu. La CPU n’a vocation à se substituer ni à l’une, ni à l’autre. Encore un effort pour être républicain, Monsieur le Ministre... si le gouvernement vous y autorise. Le service public de l’enseignement supérieur a tout à y gagner. Le secrétariat, le 29 septembre 2003
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