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C’est ce qu’on peut penser quand on voit comment la politique gouvernementale privilégie les mesures à court terme, méprisant totalement celles qui permettraient de mieux préparer l’avenir. Cette attitude est particulièrement flagrante en matière de recherche. L’absence de création d’emplois d’enseignants-chercheurs, alors même que les services du ministère prévoient une poursuite de l’augmentation des effectifs étudiants et que les tâches pédagogiques liées à la mise en place du dispositif LMD vont en s’accroissant, se traduira fatalement par une diminution du potentiel global de recherche. Heureusement il y a les thésards ! Enfin, ceux qui restent, car les 300 bourses Cifre dont la création est annoncée triomphalement viendront tout juste, si suffisamment d’entreprises sont intéressées par la signature de ces conventions, compenser la suppression de 300 allocations de recherche. Et du côté des EPST ? Alors là c’est encore pire ! Suppression de 195 emplois de chercheur et de 355 emplois d’ITA, moyens accordés aux organismes en baisse en euros constants (alors que le CNRS n’a toujours pas reçu de Bercy la totalité de ses subventions 2002), la recherche non orientée, à long terme, est sacrifiée au profit de financements médiatiquement peut-être plus profitables pour les politiques. Qu’on y prenne garde, les contrats à durée déterminée ne peuvent pas assurer la continuité de l’effort de recherche, le financement de post-docs ne remplace pas le recrutement de jeunes chercheurs, et les financements sur programmes et autres appels d’offres ne donneront des résultats que s’ils viennent renforcer les moyens d’équipes de recherche bénéficiant d’un financement récurrent suffisamment important. Ce gouvernement parle beaucoup de réhabiliter l’effort, qu’il donne l’exemple en cessant de sacrifier l’avenir ! Le secrétariat
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