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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Actualité >>Débat national sur l’avenir de l’École >>Le débat, enfin

7 novembre 2003

La loi datée du 10 juillet 1989 a plus de treize ans. Doit-on pour autant la remettre en cause ? Les principes fondamentaux qu’elle énonce sont-ils obsolètes ? tels que :

  • l’Éducation est la première priorité nationale ;
  • le droit à l’Éducation est garanti à chacun et d’abord à tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale, culturelle ou géographique ;
  • le service public d’Éducation est conçu et organisé en fonction des élèves ; l’élève est au centre du système éducatif ;
  • l’École a trois missions : instruction, éducation, formation ;
  • l’égalité des chances ;
  • l’objectif qu’aucun jeune ne sorte du système éducatif sans qualification ;
  • l’objectif de conduire 80 % d’une classe d’âge au niveau bac.

Cette loi a-t-elle été réellement appliquée ? Quel bilan en faire aujourd’hui ? Certains objectifs ont été en partie réalisés dans les premières années qui ont suivi la loi, puis on assiste à une stagnation, voire à un recul :

  • si la scolarisation des trois ans est maintenant pratiquement totale, le taux de scolarisation des deux ans n’a guère évolué (autour de 35 %) ;
  • l’accès au niveau v stagne depuis 1992 (92 %) ;
  • le niveau bac est passé de 51 % en 1990 à près de 71 % en 1995, mais il stagne autour de 68 % depuis dix ans ;
  • la création des IUFM marque un progrès dans la formation des maîtres mais, pour toutes sortes de raisons, ils n’ont pas permis les changements de pratiques pédagogiques à la hauteur des attentes.

D’autres aspects de la loi laissent le Sgen-CFDT insatisfait : mise en place des cycles, projets d’établissements, bassins de formation, orientation des élèves, métier, répartition des moyens, évaluation...

Le bilan est donc en demi-teinte. Néanmoins, ce texte n’est pas dépassé ; au contraire, il reste en avance sur l’évolution des mentalités. Il a donné l’impulsion en définissant des missions pour l’École, des objectifs, des méthodes et des outils. Mais légiférer ne suffit pas. Encore faut-il que les réformes soient pilotées, dans la concertation avec les acteurs de terrain.

Il faut donc maintenant, après avoir pointé les limites et les obstacles de la loi d’orientation et de ses applications, en proposer une relance, un prolongement, pour une véritable transformation du système éducatif.



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