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1er novembre 2002
Éducation à la citoyenneté : Des leviers pour une mise en œuvre
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L’éducation à la citoyenneté ne sera possible que dans un système qui mette en œuvre des pratiques démocratiques - dont on sait pourtant qu’elles sont toujours fragiles. Les moyens mis en place doivent être en cohérence avec les finalités/objectifs énoncés en fin du point 1. En particulier peuvent être des leviers de mise en œuvre : - les conseils et instances - existants ou nouveaux - qui doivent fonctionner effectivement, et ce dans le respect de tous les acteurs, donc dans le respect des procédures prévues. Ce fonctionnement doit être l’occasion de faire apparaître l’importance du droit dans la régulation du vivre ensemble.
- une véritable formation des divers acteurs adultes et jeunes - notamment des délégués - à :
- débattre collectivement,
- faire vivre les divers niveaux de représentation, sachant qu’une démocratie représentative n’est valide et valable que si les citoyens sont actifs (cf 1),
- gérer les conflits,
- agir en conscience et à mettre en œuvre une éventuelle « objection de conscience »
est à réfléchir et mettre en place.
Sans doute conviendrait-il de profiter de la décision prise par l’ONU le 10 novembre 1998 de décréter la décennie 2001-2010 « Décennie de promotion d’une culture de la paix et de la non violence au profit des enfants du monde » pour inciter le gouvernement, et le ministère de l’Éducation nationale en particulier, à donner aux établissements les moyens de mettre en œuvre cette décision, en faisant appel aux divers organismes compétents en matière de formation à l’action non violente et à l’apprentissage de la régulation des conflits par des méthodes dites « gagnant/gagnant ».
Le développement de pratiques favorisant la socialisation pourrait également être inspiré de cette démarche impulsée par l’ONU.
- le projet d’établissement - lequel peut devenir le « moteur » de la dynamique d’éducation à la citoyenneté à condition que son élaboration, son pilotage, son évaluation et son évolution, soient l’objet de procédures - et de temps - qui prévoient et permettent une implication de tous dans le respect des valeurs fondatrices de la démocratie.
En conclusion, il apparait qu’une éducation à la citoyenneté qui souhaiterait atteindre - ou tenter d’atteindre - les objectifs ici définis ou évoqués, nécessite une transformation profonde du métier d’enseignant et du « métier d’élève ». Elle oblige en particulier à revoir la définition du temps de service des enseignants pour y intégrer la prise en charge de tâches nouvelles et l’indispensable temps de concertation. Donc, à revoir aussi le temps de présence des élèves et les rythmes scolaires.
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