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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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On peut s’étonner de l’émotion qui s’est emparée des étudiants à partir de thèmes qui n’ont aucun rapport direct avec la réalité. Une explication par la méconnaissance des textes (aussi bien « anciens » que nouveaux) et la diffusion d’informations fausses ne suffit pas. Bien sûr, le pilonnage a été fort : on a entendu des politiques associer autonomie et augmentation des droits d’inscription, faisant semblant d’ignorer que « l’autonomie pédagogique et scientifique, administrative et financière » est inscrite en toutes lettres dans la loi Savary depuis bientôt vingt ans. On a également vu un syndicat étudiant diffuser une motion comportant des propos alarmistes sur la 2ème session d’examen alors que le « texte LMD » est une copie mot à mot du texte en vigueur jusqu’à présent, auquel sont rajoutées deux garanties pour les étudiants : l’intervention du Cevu, qui est des trois conseils celui qui comporte la plus grande proportion d’étudiants, et l’obligation d’un soutien pédagogique pour ceux qui doivent se présenter à la deuxième session. Mais cela seul n’aurait pas suffit. Une communication ministérielle brouillonne et jouant sur les mots, avec un communiqué de presse qui peut laisser croire à des abandons ou à des reculs alors que rien n’est changé, a accru d’autant la méfiance des étudiants. S’y est ajouté un arrière plan politique de régression sociale, avec un gouvernement et sa majorité parlementaire qui multiplient les attaques contre les services publics, avec les suppressions d’emplois dans la recherche publique ou la non revalorisation du salaire des fonctionnaires pour 2003 pour ne citer que deux exemples. Et cela n’est pas tout, dans un autre domaine la création par les parlementaires UMP d’un délit « d’interruption involontaire de grossesse » montre bien qu’après le travail et la patrie c’est maintenant la famille qui est l’objet des attentions de la majorité, cela ne vous rappelle rien ? Dans une telle ambiance les difficultés matérielles de mise en œuvre de la réforme LMD ne facilitent pas la tâche de ceux qui, comme nous, défendent une réforme qui est « Une Chance pour l’enseignement supérieur et les étudiants » pour reprendre le titre du communiqué signé le 21 novembre par la Fage, la FCPE, le Sgen-CFDT et l’UNSA Education (communiqué reproduit en page 4). Des moyens supplémentaires importants, en crédits et en emplois, sont nécessaires pour dégonfler les baudruches alarmistes, les bonnes paroles ministérielles ne seront pas suffisantes. Le secrétariat, le 1er décembre 2003
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