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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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7 décembre 2003

Le Sgen-CFDT a participé, avec la FSU et l’Unsa Éducation, à l’élaboration d’un texte pour défendre le droit à l’Éducation pour tous les enfants palestiniens.
Ce texte a été transmis aux organisations syndicales palestiniennes et israéliennes avec lesquelles nos organisations entretiennent des relations.

Les organisations syndicales, et notamment celles du système éducatif, ne peuvent rester indifférentes à ce qui se passe sur cette portion du territoire des femmes et des hommes au Proche-Orient ; encore moins le Sgen-CFDT en temps qu’or- ganisation affiliée à l’Interna-tionale de l’éducation.
S’exprimer et dire l’attachement porté à la Déclaration universelle des droits de l’Homme - et de la Femme - et à la Déclaration universelle des droits de l’enfant qui exige « l’épanouissement de [la] personnalité » de l’enfant, ne signifie pas prendre parti dans un conflit qui gangrène notre monde et son espoir de démocratie universelle.
Le droit à l’Éducation est un principe fondamental parce que, sans lui, il n’y a pas de démocratie possible. Des Israéliens et des Palestiniens l’ont très bien compris et œuvrent, ensemble ou séparément, pour le faire respecter et le faire progresser dans la tête de leurs concitoyens comme sur le terrain.

Déscolarisation massive

Le droit à l’Éducation des enfants palestiniens est aujourd’hui remis en cause par l’occupation et le bouclage de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. La construction du « mur de la honte » ne facilite pas les choses.
Début 2003, plus de 120 000 enfants (sur un million que comptent ces territoires en devenir d’État) avaient cessé d’être scolarisés. Le nombre n’a cessé de croître depuis. Cette dégradation dramatique est la conséquence de plusieurs facteurs découlant les uns des autres : terrorisme d’extrémistes palestiniens, destruction de bâtiments scolaires par l’armée israélienne, incroyables difficultés des déplacements tant pour les enseignants que pour les élèves et les étudiants qui doivent passer par les barrages de contrôle inopinés, laissez-passer humiliants, couvre-feux toujours imprévisibles avec leurs conséquences meurtrières...
Lors du congrès de l’Internationale de l’Éducation, à Jomtien, en juillet 2001, le Sgen-CFDT, la Fep-CFDT, l’Unsa Éducation et des syndicats nationaux de la FSU avaient favorisé un rapprochement entre les organisations israélienne et palestinienne, qui avaient abouti à une motion commune réclamant la paix par la coexistence de deux États ayant des frontières sûres et reconnues mutuellement. Démarche appréciée, comme devait le confirmer quelques mois plus tard le secrétaire général du principal syndicat enseignant d’Israël, invité de Profession Éducation.

Action syndicale en faveur de la paix

La solidarité est au cœur des traditions syndicales. En agissant pour le droit à l’Éducation des enfants palestiniens, les organisations françaises entendent revivifier l’École, une École de l’apprentissage du vivre ensemble, du respect mutuel, de la tolérance.
Ne pas agir pour faciliter ce droit fondamental, c’est laisser les extrémistes de tous bords endoctriner et détruire. La paix est volonté de tous. L’École est source de vie.



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