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| Accueil >>Métiers >>CPE 2020 : LE GRAND DÉBAT FÉDÉRAL SUR L’AVENIR DE LA PROFESSION | |||||
Le contrôle des absences et le suivi de l’absentéisme occupent
aujourd’hui une part importante de l’activité de la vie scolaire,
quand ce n’est pas de celle du CPE lui-même. Seule une partie de
ce travail présente un quelconque intérêt éducatif : le traitement
des cas où les problèmes d’assiduité sont liés à des difficultés
personnelles, familiales ou sociales, générant à terme un risque
de déscolarisation. Cependant l’information des parents et l’enregistrement
de leur réponse reste indispensable, tant pour des
questions de responsabilité que pour pouvoir détecter les problèmes
avant qu’il ne soit trop tard. L’informatisation de tout ou partie de cette tâche a déjà permis
un gain de temps important ainsi qu’un suivi plus fin des élèves.
De nombreuses expériences en cours utilisent les avancées
technologiques récentes tant pour enregistrer des absences (cartes
magnétiques , codes barres...) que pour avertir les parents
(SMS..). En 2020, ces méthodes seront généralisées, de même sans doute
que l’utilisation d’Internet. Chaque enseignant dans sa classe
communiquera directement les absences, à l’aide d’un crayon
optique par exemple, au serveur de l’établissement qui générera
automatiquement les message d’avertissement et reccueillera les
explications télématiques données par les parents. Toutes les
statistiques significatives, individuelles ou collectives, seront
disponibles en temps réel, permettant le suivi le plus rapide
possible des élèves présentant un authentique problème d’assiduité.
Suivant les différents scenarios présentés ici , ce suivi sera
assuré par le CPE ou par les enseignants, en particulier le
professeur principal. Le nombre d’établissements de l’Éducation nationale accueillant
des internes a beaucoup diminué en trente ans. En particulier,
dans les collèges où il ne reste quasiment plus d’internat ; par
ailleurs, même là où des structures fonctionnent encore, le
nombre d’élèves qu’elles hébergent a considérablement baissé.
Cette évolution irréversible correspond à la demande des jeunes
et des familles qui n’acceptent plus comme jadis la perspective
d’être séparés. Le développement des transports scolaires et de
leur financement par les collectivités locales a permis de trouver
des alternatives à l’internat. On ne peut imaginer de retour en
arrière dans ce domaine . Si régulièrement ressort le serpent de
mer de l’internat éducatif, il ne paraît pas pensable que - sauf
ponctuellement- il puisse se développer dans l’Éducation nationale
au point d’inverser la tendance. Dès lors la question de l’hébergement des lycéens habitant très
loin des établissements qu’ils fréquentent relèvera des choix
politiques d’aménagement du territoire et donc de la responsabilité
des conseils régionaux (et généraux, s’ils existent encore).
Ce seront eux qui devront arbitrer entre financement des déplacements
ou financement d’nternats. En 2020, ils auront sansdoute créé dans les villes des hébergements communs, de type
cité universitaire, offrant une simple prestation hôtelière à tous
les jeunes majeurs en formation en lycée ou dans le supérieur.
Quant aux mineurs pour qui se pose le problème de responsabilité,
les régions pourront les accueillir dans des structures spécifiques,
avec encadrement éducatif et animation socio-culturelle.
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