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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Métiers >>CPE 2020 : LE GRAND DÉBAT FÉDÉRAL SUR L’AVENIR DE LA PROFESSION

9 janvier 2004

Le contrôle des absences

Le contrôle des absences et le suivi de l’absentéisme occupent aujourd’hui une part importante de l’activité de la vie scolaire, quand ce n’est pas de celle du CPE lui-même. Seule une partie de ce travail présente un quelconque intérêt éducatif : le traitement des cas où les problèmes d’assiduité sont liés à des difficultés personnelles, familiales ou sociales, générant à terme un risque de déscolarisation. Cependant l’information des parents et l’enregistrement de leur réponse reste indispensable, tant pour des questions de responsabilité que pour pouvoir détecter les problèmes avant qu’il ne soit trop tard.

L’informatisation de tout ou partie de cette tâche a déjà permis un gain de temps important ainsi qu’un suivi plus fin des élèves. De nombreuses expériences en cours utilisent les avancées technologiques récentes tant pour enregistrer des absences (cartes magnétiques , codes barres...) que pour avertir les parents (SMS..).

En 2020, ces méthodes seront généralisées, de même sans doute que l’utilisation d’Internet. Chaque enseignant dans sa classe communiquera directement les absences, à l’aide d’un crayon optique par exemple, au serveur de l’établissement qui générera automatiquement les message d’avertissement et reccueillera les explications télématiques données par les parents. Toutes les statistiques significatives, individuelles ou collectives, seront disponibles en temps réel, permettant le suivi le plus rapide possible des élèves présentant un authentique problème d’assiduité. Suivant les différents scenarios présentés ici , ce suivi sera assuré par le CPE ou par les enseignants, en particulier le professeur principal.

L’internat

Le nombre d’établissements de l’Éducation nationale accueillant des internes a beaucoup diminué en trente ans. En particulier, dans les collèges où il ne reste quasiment plus d’internat ; par ailleurs, même là où des structures fonctionnent encore, le nombre d’élèves qu’elles hébergent a considérablement baissé. Cette évolution irréversible correspond à la demande des jeunes et des familles qui n’acceptent plus comme jadis la perspective d’être séparés. Le développement des transports scolaires et de leur financement par les collectivités locales a permis de trouver des alternatives à l’internat. On ne peut imaginer de retour en arrière dans ce domaine . Si régulièrement ressort le serpent de mer de l’internat éducatif, il ne paraît pas pensable que - sauf ponctuellement- il puisse se développer dans l’Éducation nationale au point d’inverser la tendance.

Dès lors la question de l’hébergement des lycéens habitant très loin des établissements qu’ils fréquentent relèvera des choix politiques d’aménagement du territoire et donc de la responsabilité des conseils régionaux (et généraux, s’ils existent encore). Ce seront eux qui devront arbitrer entre financement des déplacements ou financement d’nternats. En 2020, ils auront sansdoute créé dans les villes des hébergements communs, de type cité universitaire, offrant une simple prestation hôtelière à tous les jeunes majeurs en formation en lycée ou dans le supérieur. Quant aux mineurs pour qui se pose le problème de responsabilité, les régions pourront les accueillir dans des structures spécifiques, avec encadrement éducatif et animation socio-culturelle.



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