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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Métiers >>CPE 2020 : LE GRAND DÉBAT FÉDÉRAL SUR L’AVENIR DE LA PROFESSION

9 janvier 2004

Vous avez lu les 4 scénarios à télécharger ci-dessous. Ils vous séduisent ou vous effraient ....

  • L’un d’entre eux vous parait-il plus crédible, ou plus farfelu ?
  • Lequel vous conviendrait ?
  • Lequel vous pousserait à la démission ?

Qu’attendez-vous des positions du Sgen-CFDT dans une éventuelle négociation sur la circulaire de mission ?

N’hésitez pas à nous répondre, à dialoguer...


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> Réagissez !
8 juillet 2004, par chrystelle, cpe tzr, 2 collèges   [retour au début des forums]

conseil social et d’orientation ?, je pratique et m’en offusque aucunement. Normal à partir du moment où on considère l’élève dans sa globalité. Seule conditions : avoir toujours des professionnels vers qui orienter les élèves et leur famille. Les AS et les COP ont des connaissances et compétences propres que je ne possède pas car, je me répète, je considère l’élève dans sa globalité, c’est ce qui me plaît dans ce métier. Mon travail c’est aussi la discipline, la surveillance, l’animation,...avec les SE/AE. Et je ne veux pas remplacer ces précieux collègues que sont AS et COP.

adjoint vie scolaire ? J’ai déjà un rôle tout naturel de conseil en vie scolaire auprès du chef d’établissment. Normal si on veut que le travail autour des élèves se fasse dans la cohérence ; je possède des éléments que le chef ignore, j’ai mon point de vue, que j’ai à coeur parfois de faire partager. De là à être intégrée à l’équipe de direction... il me semble que cela dénaturerait un peu notre fonction actuelle.Mais il s’agit bien du coeur du problème : l’évolution de notre métier.Alors pourquoi pas.

prof d’éducation ? au secours ! Là, je fuis. Globalité de l’élève. Cela signifie ce pourquoi j’ai choisis de ne pas enseigner. Education, discipline d’enseignement ? Mais où on va !Je dis bien globalité d élève, pas les élève dans leur globalité. Car en tant que CPE, je gère du nombre, mais j’ai aussi la chance de pouvoir gérer le cas particulier au mieux de ses intérêts. Je conseille, je n’enseigne pas.

resposable de niveau ? certains collègues le font déjà, surtout en lycée. Mais il s’agit encore de s’occuper des élèves, pas de l’organisation pédagogique. Moi, mon travail, c’est l’élève pas l’organisation des examens, la gestion de l’équipe enseignante, ou autre tâche du ressort de l’adjoint de direction.Et dans un collège, cela signifierait 4 CPE ?

Conclusions : 1 et 2 me semblent le plus envisageable, même si cela signifie sans doute disparition des AS et COP dans les établissements d’une part, ou appartenence à la direction d’autre part, alors que nous freinons des deux pieds dans ce cas à l’heure actuelle. 4 : ce ne serait pas une conversion de gaieté de coeur. Mais encore acceptable ou presque. Et si cela signifie plus de CPE... 3 : Là je démissionne et me reconvertis complétement !

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> Réagissez !
27 février 2004, par O. Henry (collège - 93)   [retour au début des forums]

Voici mon commentaire de cette intéressante initiative de prospective. A titre personnel, j’ai quand même du mal à me projeter si loin dans l’avenir, le mien ou celui de ma fonction et de l’Education Nationale en général.

Je vous propose ma typologie d’analyse suivante : 1) ce qui relève déjà de ma pratique et que je revendique, 2) ce qui est déjà de ma pratique mais que je subis, 3) ce qui serait envisageable, 4) ce qui ne me semble pas acceptable pour une évolution du métier.

Ces chiffres, de 1 à 4 sont associés aux différents points qui ont plus particulièrement retenus mon attention et que je souhaite commenter.

Le C.P.E., personnel de direction adjoint chargé des affaires de vie scolaire.
-  membre de l’équipe de direction : 2 C’est malheureusement une réalité de terrain qui veut que certains chefs d’établissements (le mien en tout cas) cherchent à nous intégrer dans cette équipe de direction. De fait, plusieurs éléments tendent à les conforter dans cette voie, notamment le fait d’être de plus en plus consultés sur certaines décisions importantes.

-  pilote l’animation des équipes pédagogiques sur les questions transversales de la vie scolaire : 3 Ce rôle de coordination est actuellement difficile à mettre en place bien qu’il soit indispensable dans ma vision du travail d’équipe. Le rendre "officiel" pourrait aider certains collègues à modifier leur vision de notre métier et de l’idée de travail en équipe.

-  le suivi des élèves délégué aux assistants d’éducation : 4 Au vue des premiers recrutements, cela ne me semble pas être une idée très judicieuse... Il faudra d’ailleurs poser plus rapidement qu’à l’horizon 2020 la question de la motivation des étudiants et de leur implication dans cette fonction.

-  formateur d’assistant d’éducation : 4 La partie "responsable du personnel" de la fonction "chef de service" de mon métier est celle qui me plait le moins, d’autant plus que dans mon contexte actuel (établissement), elle me demande beaucoup de temps et d’énergie qui ne sont pas consacrés aux élèves.

-  évaluer les assistants d’éducation : 3 S’ils sont au service de la vie scolaire, nous sommes sans doute les plus à-même de les évaluer. Cela devrait néanmoins se faire par l’appui d’une grille précise et pourquoi pas sous forme d’auto-évaluation.

-  le C.P.E. n’assure plus au quotidien le suivi des élèves : 4 Je démissionne.

-  devient fonctionnaire logé... : 4 et 3 L’idée de devenir membre à part entière de la direction ne me semble pas acceptable mais elle a au moins le mérite de procéder à une clarification qui me semble nécessaire.

-  implanter un C.P.E. dans chaque établissement : 3 Au delà du scénario, comment être contre cette idée ???

Conclusion : ce scénario est le plus pessimiste, le moins attrayant et peut-être le plus réaliste compte tenu des politiques actuelles. A peine entré dans le métier, les IPR-EVS nous incitent à "réfléchir" sur la suite à donner à notre carrière et la prise de responsabilité. Je pense que nous représentons pour l’institution des personnels dans l’ensemble sérieux, ayant déjà à gérer par délégation des problèmes liés au personnel vie scolaire, qui connaissons plutôt mieux que les enseignants le système éducatif de par notre formation et notre pratique...

Le C.P.E., professeur d’éducation.
-  accès au paiement d’heures supplémentaires : 3 J’aimerai que l’on m’explique un jour pourquoi les HS ne nous sont pas ouvertes. Les récupérations, si elles sont négociables et acceptées (c’est le cas dans mon établissement) ne font qu’entraîner un surcroît de travail, pour soi lorsque l’on revient et surtout pour les collègues au moment de la récupération car si on estime qu’un établissement doit être pourvu de 3 C.P.E., ça n’est pas pour travailler à 2, voire seul à des périodes plus ou moins longues et fréquentes.

Conclusion : Analyse rapidement menée ! Si j’avais voulu enseigner, j’aurai passé le CAPES d’Histoire-Géographie ou l’Agrégation de Géographie. La richesse de ce métier de C.P.E. réside selon moi dans la relation "non-enseignante" qu’il entretient avec les élèves. De plus, je ne crois pas que l’on puisse enseigner la citoyenneté, les habitudes en matière de consommation, de protection de l’environnement (bref, de vie) ou les comportements solidaires. Toutes ces notions, bien évidemment extrêmement intéressantes et déjà travaillées au sein des établissements relèvent de l’Education et non de l’Enseignement ; il s’agit de "savoir-être" que l’élève doit développer de façon globale au cours de sa scolarité, de sa vie d’adolescent, de son apprentissage de la vie. "Enseigner l’Education" est pour moi une antithèse.

Le C.P.E., responsable de niveau.
-  Changeant de niveau chaque année avec les élèves... : 1 Bien que je n’en sois qu’à mon premier poste, cette idée de suivi des élèves m’est chère, comme elle l’est à beaucoup de collègues puisque de toute façon, il n’y a pas 36 façons de fonctionner : on garde toujours les même niveaux ou les même élèves. Cette seconde solution me semble bien plus riche personnellement et professionnellement. Arrivé en 4°, on gagne un temps fou à poursuivre des relations, avec les élèves mais surtout avec les familles déjà entamées et je pense qu’en 3°, je récolterai les fruits de ce travail. C’est en tout cas un objectif.

-  répartition des élèves dans les différentes classes : 1 A mon arrivée, nous avons insisté pour que les C.P.E. participent à la constitution des classes pour laquelle les enseignants étaient largement sollicités. Nous voulions aussi mettre fin à certaines pratiques de collusion entre certains collègues et la direction dans la constitution de certaines classes. Je dois dire qu’en 2 ans, nous sommes arrivés à nous imposer au-delà des espérances dans ce processus.

-  il participe au choix des professeurs principaux : 3 Pourquoi pas ? Si le chef d’établissementl tient à ce qu’une politique éducative harmonisée dont nous sommes ses relais les plus directs soit appliquée, il doit tenir compte de nos remarques quant à la véritable incapacité de certains collègues à travailler en équipe, non seulement avec nous, mais aussi avec la plupart de leurs collègues de l’équipe pédagogique de classe (définir des exigences communes notamment).

-  avec l’équipe, il organise..., il coordonne... : 3 Je crois que nous devons vraiment tendre vers ce travail d’équipe mais j’ai parfois l’impression d’avoir en face de moi des collègues qu’un frein idéologique enferme dans leurs bulles disciplinaires. Il me semble que les choses changent, peut-être parce que les formations transversales des IUFM permet aux enseignants d’ouvrir un peu leur champ de vision et d’avoir une meilleure connaissance des différents acteurs du système éducatif telle que nous pouvons l’avoir de part notre formation et notre position dans l’établissement. Néanmoins, je crois qu’il y a également un frein institutionnel à ce travail qui demande des temps de concertation qui ne nous sont pas accordés. Quand elle s’effectue, cette coordination se passe soit en coup de vent entre deux portes, soit sur du temps de "bénévolat" que tout le monde n’est pas en mesure de donner.

-  la direction prend en charge la gestion des assistants d’éducations : 3 Bon courage ! Sérieusement, je ne crois pas que la direction des ressources humaines soit de notre compétence et je ne revendiquerai jamais ce rôle de "manager" du C.P.E. Il me semble que c’est plus dans l’air du temps du côté des personnels de direction, alors qu’ils se chargent aussi de la gestion au quotidien des assistants d’éducation. Comme beaucoup de collègues, je me suis longuement battu contre ce nouveau statut et les innombrables zones d’ombre et risques qu’il pose. Je constate aujourd’hui que nous n’avions pas tort de refuser ce statut qui entraine de multiples problèmes, tant sur le recrutement que sur la gestion quotidienne (quantité, qualité notamment).

Conclusion : des 4 profils, celui-ci est de toute évidence celui qui me convient le plus. Il se rapproche déjà en beaucoup de points de ma pratique actuelle et de ce vers quoi j’aimerai l’amener. Pour moi, il libère le C.P.E. d’attributions qui, sans être complètement contraire à ses missions, sont devenues extrêmement contraignantes, jusqu’à aller parfois à prendre le pas sur le travail avec les élèves.

Le C.P.E., conseiller d’éducation, social et d’orientation.
-  l’éducation : 1 Ce qui est décrit dans ce paragraphe est déjà pleinement de notre ressort.

-  Le social : 1 Ceci est également de notre ressort tant que la phrase clé reste "Le C.P.E. assure le lien avec les personnels sociaux..." Malheureusement, l’instituion a peut-être tendance à attendre un peu plus de nous, que ce soit en terme de santé que de social. De fait, nous devons parfois palier le manque d’infirmières et d’assistantes sociales alors que nous ne sommes pas formés pour. "Pour assurer ce lien avec ces personnels, il faut que ces personnel existent" (Monsieur de La Palisse) !!!

-  L’orientation : 4 Là encore, nous faisons partie d’une équipe au sein de laquelle le travail d’orientation doit avant tout s’articuler entre les C.O.Psy, les professeurs principaux et éventuellement les C.P.E.. Eventuellement car selon moi, le projet personnel de l’élève doit plus être notre priorité et l’orientation n’est qu’une partie de ce projet. Je crois donc en la place prépondérante des C.O.Psy dans les établissements, et pas uniquement en terme d’orientation : détection des difficultés lourdes de moins en moins détectées dans le primaire, aide à la connaissance des élèves, etc... Qu’ils y restent ! Donc, résolument contre.

-  praticien du conseil, du suivi des élèves en difficulté ou non... : 3 Praticien du conseil, je ne suis pas trop sûr de la portée du terme. Il ne me plait pas en tout cas. Par contre, j’approuve à 100% l’idée de devoir AUSSI consacrer du temps au élèves qui n’ont pas de soucis, à tenter des amener plus loin, de construire autre chose avec eux. Je réclame et revendique de disposer de ce temps à leur consacrer.

-  mission recentrée sur le suivi individuel et non plus sur la gestion du groupe : 4 Non ! Pour moi, la gestion de l’individuel et du collectif sont indissociables dans notre travail. Le suivi individuel ne prend son sens que dans l’idée d’une meilleure intégration au collectif, d’une meilleure participation à la vie collective. C’est le principe même de socialisation et d’éducation à la citoyenneté.

Conclusion : si par certains points ce scénario se rapproche déjà de l’existant, il entérine aussi l’existence d’un certain nombre de craintes actuelles, notamment en terme de "disparition" de certains corps au sein des établissements. De plus, en accentuant trop le travail du C.P.E. sur le suivi individuel au détriment du collectif, il fait perdre à notre fonction une part importante de son intérêt et de sa substance.

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> Réagissez !
24 février 2004, par david   [retour au début des forums]
Les scénari 1 et 2 ne me conviennent pas du tout. Le premier part du principe que les AS et Copsy n’existeront plus et ressemble à un véritable "fourre tout" dans lequel on oublie la motivation et les compétences propres à chaque corps de métier. Le second qui consiste à nous faire devenir prof d’éducation me paraît antinomique car chaque enseignant doit aussi faire passer des valeurs éducatives et ne pas simplement instruire des connaissances. De plus, personnellement, si j’ai souhaité devenir CPE, c’est parce que je ne voulais pas être enseignant. Finalement, c’est encore le quatrième (pers de direction) qui me convient le plus et surtout , c’est ce qui se rapproche de ce qu’on fait aujourd’hui même si actuellement c’est par délégation et non en responsabilité propre.Mais ma seule condition à ce scénario : Etre un adjoint chargé de la vie scolaire et donc rester sur le terrain de l’éducatif. Je ne veux pas gérer les TOS.
-->pour le quatrième ou le status quo

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> Réagissez !
20 février 2004, par N. jodry   [retour au début des forums]

quant aux différents scénarios

1) de CPE à CESO : de vague à très très vague... Plus flou qu’aujurd’hui, est-ce vraiment envisageable ? ce qui me fait réagir dans le scénarios, au fil du texte : "L’éducation : le suivi...." agir tout au long de la vie et particulièrement en amont "les AE...sous responsbilité directe des chefs" directe, c.a.d en terme d’emloi du temps, de gestion des absences et d’animation ?... Beau bordel en perspective, non que je doute des compétences mais plutôt du temps et de l’énergie que cela exige au quotidien ! "les profs ayant mission..citoyenneté...mise en application" ah !ah !ah !

2)de CPE à Prof d’éduc. : ou comment cloisonner toujours plus !!! ce qui me fait réagir dans le scénarios, au fil du texte : "devenu un enseignant parmi les autres" chouette ! et les mômes dans cette forêt de profs, ils deviennent quoi ??? Bravo, on y gagne un titre-Profff- et la reconnaissance financière qui va avec : heures sup et agreg. impensables !? pour les CPE !? Par contre les profs d’éduc, recrutés chez les enseignants, si je comprends bien... y perdent en terme de présence : 21H +7(x2).... A ce propos, c’est bien connu que les "tâches traditionnelles des CPE, notamment gestion des AE" ne demandent ni réflexion, ni préparation !

3) de CPE à RN : ou comment se mettre au service des profs, merci à la nouvelle loi d’orientation : les profs au centre du système ce qui me fait réagir dans le scénarios, au fil du texte : "lui échappe...aspects disciplinaires..." chasse gardée...encore en 2020 ! belle évolution ! le suivi par niveau, les relations avec l’exterieur : il faudrait qu’on m’explique...quel changement par rapport à 2004 ? c’est pas ce qu’on fait ? Par contre le suivi-niveau en collège...Plusieurs CPE ?...rêve, utopie... ah c’est pour ceux qui ne supportent plus les élèves "en face à face pédagogique"... "sujétion spéciale" je HURLE, tout ce scénarios me fait HURLER mais là c’est le clou ! Les enseignants ne seraient payés que 18H...ou à l’heure... Une profession libérale peut-être ? Une fiction A JETER quel intérêt pour l’éducatif ? pour l’élève ?

4) de CPE à ACVS : c’est encore là que je me reconnais le plus même si j’y perd en terme d’autonomie et de proximité avec les élèves ce qui me fait réagir dans le scénarios, au fil du texte : "équipe...liée au projet d’étab." "groupe d’échanges" "collaboration entre services" "animation VS" etc... c’est mon quotidien !...avec des hauts et des bas mais c’est déjà mon boulot ! à la différence que c’est par délégation ? "AE ...tous étudiants...devenir perso éduc" renoncement à aide aux études, quel niveau de recrutement ? au moment des concours ? turn-over+++, adieu équipe ou bonjour les difficultés "recrutement...contenu disiplinaire actuel" c’est bien connu aucune formation n’est nécessaire pour animer des équipes ! "peut accéder aux fonctions de chef, d’inspection" c’est la moindre des choses, il est perso de dir. !

Je trouve curieux que vous n’ayez pas envisagé "de CPE à CD (chargé de la disciscipline)"...N’est-il pas réclamé "un retour à la discipline, la vraie", n’est-il pas envisagé la présence de vigile... et puis toute ces petites caméras qui fleurissent, à quand une Vie sco tranformée en salle de surveillance avec écrans de contrôle ?...une vision Big Brother... Non, vous vous y refusez ? alors tenez bon, parce que c’est cette version (et sans doute aussi la 3) qui me ferait démissionner.

Merci de nous donner l’occasion de parler de nos états d’âme et puis cette idée de projection m’a bien plu. cordialement Nadine J

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> Réagissez !
10 février 2004, par R.G.BAILLY C.P.E.   [retour au début des forums]
Le scénario le C.P.E. conseiller d’éducation, social et d’orientation me convient particulièrement, dans la mesure ou il me parait dans la droite de l’évolution historique de notre fonction ; il convient maintenant d’aller au bout de la logique qui a présidé à la création de notre corps, et devenir ce que j’ai appelé dans un article paru dans la revue Conseiller d’Education pendant l’année 2000, en réponse à un article de notre coolègue Claude Laffont, des professionnels du conseil dans les domaines de l’aide individuelle, de la médiation en cas de conflit, de la formation au vivre ensemble et à la représentation des élèves, de l’information à l’orientation. Il faut donc davantage caractériser notre fonction afin que nous puissions nous consacrer à cette tâche essentielle qui fait tant défaut dans notre système scolaire : l’accompagnement des élèves, singulièrement -mais pas seulement-de ceux d’entre eux qui éprovent des difficultés, qu’elles soient personnelles, sociales, familiales, ou autres. C’est dans ce cadre que nous deviendrons vraiment(institutionnellement, et non pas grâce à nos mérites personnels, des professionnels, des personnes-ressources. R.G.BAILLY C.P.E. Lycée Vallée de Chevreuse Gif/Yvette

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> Réagissez !
1er février 2004, par Garcia Guy   [retour au début des forums]

Tout d’abord félicitation pour la mise en place de ces 4 scénari.

Celui qui me parait le plus préoccupant est le CPE conseiller d’éducation, social et d’orientation. En effet, les projets du ministère laissent envisager une telle situation. Elle est pour moi inconcevable. Tout d’abord parce le travail d’équipe avec l’assistant social est une réalité et une nécessité pour moi. Ensuite, je n’imagine pas pouvoir à la fois mener ma mission de suivi des élèves et en même temps qu’une prise en charge sociale (aide, relation avec l’IA, fonds sociaux, visite à domicile, dossier pour CDES ou CCSD ...). Je travaille beaucoup moins avec le COP, mais je n’imagine pas de la même façon être compétent pour toutes les questions sur l’orientation. Le suivi de l’équipe des AE bien que parfois difficile est une mission ou le CPE trouve toute sa place pour le suivi des élèves.

Le "responsable de niveau" est déjà une réalité dans mon établissement. Ici la mission est renforcée notamment par le suivi pédagogique, l’animation d’une équipe de professeurs principaux. Pour des établissements importants, celà permettra la création de postes notamment en collège le "maillon faible". Ce scénario m’interesse car il regroupe le suivi éducatif ( avec l’animation culturelle par niveau), pédagogique, et la gestion d’une équipe de professionnelle (PP). Pourquoi pas la gestion par niveau aussi d’un groupe d’AE ?

Le "Professeur d’éducation" Le CPE que je suis ne veux pas se retrouver en situation d’enseignement de manière systématique. C’est pour celà que j’ai choisi cette fonction.

Le CPE Adjoint, L’appartenance à l’équipe de direction me parait ne pas être compatible avec une neutralité avec l’équipe enseignante.

Pour conclure, un compromis entre deux scénari me conviendrait. Le CPE responsable de niveaux, avec une coopération avec l’équipe de direction (réunion d’équipe). Pour celà il faut une nécessaire prise en charge du suivi des élèves et des absences par une équipe d’AE motivés avec un statut rénové. Le lien avec l’équipe de santé (AS infirmière) doit rester une priorité pour une meilleur connaissance des élèves. Celà ferait beaucoup de réunion : entre CPE de niveau pour une politique commune avec le PP avec l’AS et le personnel de santé Avec la direction

Merci de votre travail et bon courage pour répertorier toutes les informations. Guy Garcia ( élu 38)

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  • > Réagissez !
    7 février 2004, par Kid Ordinn   [retour au début des forums]

    Pour travailler en équipe avec les assistants sociaux ou les COP, encore faudrait-il les voir dans les établissements ! C’est loin d’être le cas partout, surtout là où on en aurait besoin d’ailleurs...

    De plus, votre description va bien au-delà de ce qui est décrit dans le scénario en question...

    Pour ma part, compte-tenu de ce que je vis dans mon établissement, je suis déjà dans les faits CPE, conseiller d’éducation, social et d’orientation et je ne fais pas de visite dans les familles...

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> le cpe cherche encore son identité !
31 janvier 2004, par christophe blaut, cpe collège rural de la Réunion & formateur iufm   [retour au début des forums]

malgré tous les progrès, on se rend compte que le cpe a toujours le cul entre ...trois ou quatre chaises ! désolé chers amis (es), mais le cpe n’est ni un prof, ni un cop, ni un assistant social, ni un conseiller pédagogique ni un super prof prin animateur d’équipe et ni un personnel de direction. Il est dommage qu’aucun scénario réaffirme notre identité éducative propre telle que la défend un grand nombre de collègues :

IDENTITE et DEONTOLOGIE du CONSEILLER PRINCIPAL D’EDUCATION SCHEMA de Christian VITALI

Source de sens : éducation

Finalités L’élève au centre La communauté scolaire

Objectifs Suivi pédagogique(réussite de l’élève) L’organisation de la vie scolaire(l’éducation à la citoyenneté)

Méthodes Ecoute Aide Dialogue Sanction (en direction de l’élève) Le droit Les pratiques sociales La concertation (en direction du groupe)

Je suis désolé, le tableau qui distingue l’élève et le groupe ne peut être reproduit correctement ici, mais je peux vous l’envoyer par mel pour une meilleure lecture. la seule constante qui peut définir notre métier c’est la question "est-ce que c’est éducatif ?" malheureusement dans vos propositions, la seule qui soit fidèle à cette exigence éducative de la vie sco, c’est le cpe intégré à l’équipe de direction ! Dommage, même s’il est évident qu’on ne fait pas le même boulot que les enseignants et que notre fonction se situe bien entre les équipes éducatives et les équipes de direction sans que cette spécificité et la lourdeur de cette charge ne soient reconnues. oui à la revalorisation de notre fonction mais en conservant et réaffirmant notre spécificité éducative et pédagogique ! bien à tous


-->identité et déontologie du cpe

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  • > le cpe cherche encore son identité !
    11 février 2004   [retour au début des forums]

    Enfin un professionnel qui réagit en CPE véritable, du pur jus quoi.

    Car enfin pourquoi décliner 4 scénarios si ce n’est pour ne pas laisser d’autre alternative. Le CPE que je suis n’a pas le cul entre deux chaises et n’a pas oublié d’une part que l’éléve est bien au centre du système et que d’autre part qu’il existe une vie en dehors de la classe et de la sainte transmission du savoir dans nos établissements.

    Et c’est là, entre autres, que le CPE intervient. Jusqu’à quand ?

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> Réagissez !
30 janvier 2004, par M. Régnault CPE CLG avec internat Tremblay (35)   [retour au début des forums]
Personnellement, je refuse le scénario CPE conseiller d’éducation, social et d’orientation. Dans ce scénario, il serait d’ailleurs de moins en moins conseiller d’éducation et aurait à faire face à la pénurie des services sociaux et d’orientation : un grand vide sidéral surtout dans les établissements ruraux ! Quelles actions seraient alors réellement possibles ? Croit-on que l’on déchargerait le CPE de la gestion du collectif ? Je refuse également le scénario du CPE professeur d’éducation. La collectivité serait-elle prête à investir dans un personnel confiné dans ces tâches alors qu’elle rêve de réduction des effectifs ? Pas réaliste ! De plus, cela irait à l’encontre de tout notre travail depuis plus de 20 ans consistant à faire prendre conscience que nous CPE ne sommes pas les spécialistes de l’éducation. Je pense que les scénarii CPE personnel adjoint de direction et responsable de niveau sont les plus réalistes. Je ne pense pas que le CPE puisse être déchargé de la surveillance quelque soit le scénario. Je pense que le CPE responsable de niveau sera plus proche du personnel de direction que des enseignants. Pour ma part, je ne le crains pas. Je pense que la redéfinition du métier actuel, que je regrette, est principalement due aux 35 heures. Je pense que cette revendication en ce qui nous concerne était une erreur : les 35 heures pour moi s’entendait en temps annualisé. Il est évident qu’en 35 heures, nous ne pouvons pas remplir les missions qui sont les nôtres actuellement (et qui sont pourtant celles pour lesquelles je me suis engagées !). Il était évident que notre mission allait se recentrer autour de la surveillance et du "maintien de l’ordre" : je le regrette profondément !
-->C’est mon choix !

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  • > Réagissez !
    7 février 2004, par Kid Ordinn   [retour au début des forums]
    Parce qu’actuellement il ne fait pas face à la pénurie d’assistants sociaux et de personnels d’orientation ? Si vous êtes bien dotés, tant mieux pour vous mais tous les établissements n’ont pas cette chance !

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> Réagissez !
29 janvier 2004, par JML   [retour au début des forums]

Intégrer le CPE à l’équipe de direction c’est pervertir définitivement la fonction de Conseiller Principal d’Education. Maintenir les CPE logés c’est brouiller irrémédiablement l’image du Conseiller Principal d’Education.

Les projections du Sgen ont le mérite d’exister mais me semblent pour le moins irréalistes au regard du contexte économique & politique actuel.

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  • > Réagissez !
    29 septembre 2004, par Olivier (93)   [retour au début des forums]
    Je suis d’accord avec Bernard et Régis. D’une, l’image brouillée par rapport à l’équipe de direction ne me semble pas avoir grand chose à voir avec le logement : c’est surtout par rapport aux relations "privilégiées" (réunions d’équipe, consultation sur certaines décisions) avec la direction que cette image peut être "brouillée". D’autre part, chez moi en tout cas, il y a de moins en moins de personnes logées par NAS et donc, de plus en plus par Convention d’Occupation Précaire. Beaucoup de personnels (profs, CPE, agents) aimeraient en profiter sans craindre quoique ce soit pour leur image. Etre logé sur place, en COP ou NAS, c’est surtout un avantage matériel (loyer, trajet) qui vaut bien quelques inconvénients.

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    • > logé : si je veux !
      4 février 2004, par hurez régis CPE LGT Voltaire (62)   [retour au début des forums]
      Il faudra que l’on m’explique en quoi être logé brouille notre image ! quand je suis au travail, l’aspect logé n’apparait pas ! il ne faudrait pas généraliser le point de vue de certains collègues au nom de tous ! je suis bien heureux de bénéficier d’un logement en nécessité absolue de service. nous n’avons ni prime de pp ? Ni heures sup. Alors je considère comme un avantage en nature le fait de pouvoir en bénéficier. Il afut juste avoir le choix d ene pas l’^tre si vraiment on ne le souhaite pas. je ne me sens pas brouillé dans mon image professionnelle en bénéficiant de ce logement ! pour le reste, je penche aussi comme certains collègues vers le profil adjoint de direction et responsable de niveau, ce qui est déjà aussi un peu ma réalité proferssionnelle. je revendique notre aspect généraliste de l’éducation et manageur d’équipe (AE/ SE/MI), pourquoi PP en plus !qui sont quelquefois bienheureux d’être aidés ! non ? je ne veux pas ^tre professuer d’éducation : ça ne recouvre aucune réalité pour moi : l’éducation n’est pas une matière ! ni un supplétif d’AS ! on est déjà parfois assez infirmièr(e) ou AS ou COP comme ça ! Il ne vous arrive jamais que l’on vous appelle le "conseiller pédagogique d ’éducation " ?

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    • > logé : si je veux !
      24 février 2004, par bernard   [retour au début des forums]
      Tout à fait d’accord avec toi, le logement de fonction n’a rien à voir. D’ailleurs, j’en ai bénéficié pendant 6 ans lors de ma première affectation à 800 kms de ma ville d’origine. Et ce logement m’a bien aidé...dans mes diverses mutations. et c’est bien encore un des derniers avantages que l’on a... alors que certains se positionnent comme Madelin, je trouve cela aberrant.

      [Répondre à ce message]

    > Réagissez !
    27 janvier 2004   [retour au début des forums]
    Je pense que vos projections sont beaucoup trop OPTIMISTES ! En effet, en ces temps de restrictions budgétaires et de sacrifices du service public sur l’hotel de la mondialisation, il parait peu probable que le métier de CPE existe encore sous une quelconque forme en2020. Je crois que : au mieux on se dirige vers une offre de reconversion dans la fonction publique après disparition d’une des exceptions pédagogiques française ; au pire on va vers des contrats de formations pour se former et se reconvertir dans tous les secteurs d’emploi ou de CHOMAGE ! Sinon, une intégration à l’équipe de direction me semble la solution la moins néfaste.

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    > Réagissez !
    25 janvier 2004, par humiliere pascale CPE SAINT AFFRIQUE 12400   [retour au début des forums]
    mon choix dans cette demande sur l’evolution du statut de CPE est le choix 1 faisant intreger les CPE a l’equipe de direction

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    >Le CPE professeur d’éducation
    23 janvier 2004, par Costa Marie josée   [retour au début des forums]
    Parmi les 4 scénarios le CPE, professeur d’éducation me séduit bien.

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    > Réagissez !
    20 janvier 2004, par SORIN Sylvie   [retour au début des forums]
    Le CPE, conseiller d’éducation, social et d’orientation me paraît le plus crédible, me conviendrait le mieux. Les relations avec les jeunes et leur famille (et pas seulement ceux qui sont en difficulté) sont très importantes. Notre métier se situe au carrefour des personnes qui gravitent autour des jeunes. Ne plus être logé et ne plus être membre de droit au CA seraient un bien pour la profession ; notre statut serait plus clair. L’article : le CPE, personnel de direction adjoint est horrible ;surtout pas de ce statut !l

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    Le CPE, responsable de niveau
    16 janvier 2004, par PASCAL Cathy   [retour au début des forums]
    C’est je crois, l’article le plus proche des missions du CPE, le moins dénaturé, celui dans lequel on se retrouverait le mieux, et tout aussi enrichissant.

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