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L’attribution dans le code des pensions de bonifications pour enfants aux seules femmes a été condamné par la cour européenne de justice au motif d’une rupture d ’égalité entre hommes et femmes. C’est ce que l’on appelle “ l’arrêt Griesmar ”. Il a donc fallu remanier ces dispositions dans la nouvelle loi. Le choix qui a été fait consiste à faire appel à la notion d’interruption de l’activité parce que cette notion est asexuée mais aussi parce qu’elle permet de ne pas attribuer de bonifications aux très nombreux hommes qui ne se sont pas arrêtés. Il en résulte deux cas distincts selon la date de naissance de l’enfant : Pendant le débat parlementaire un amendement a précisé que les fonctionnaires ayant accouché (donc seulement les femmes) postérieurement à leur recrutement bénéficient d’une majoration de la durée d’assurance de deux trimestres. Cette majoration ne peut pas se cumuler avec la durée prise en compte au titre de l’interruption d’activité lorsque celle ci est supérieure ou égale à six mois. Tous les fonctionnaires bénéficient d’une bonification d’un an retenue pour la liquidation de leur pension dès lors qu’ils ont interrompu leur activité pendant une durée continue d’au moins deux mois (congé de maternité, d’adoption, parental, de présence parentale ou disponibilité pour élever un enfant de moins de huit ans).
Ce dispositif pénalise de nombreuses femmes parce qu’elle n’étaient pas en activité au moment de la naissance de leur enfant. Après beaucoup d’interventions sur ce thème, le ministère de la Fonction Publique apporte sur son site les précisions suivantes qui règlent beaucoup de situations mais pas toutes :
Document Fonction Publique (17 décembre 2003) En réponse à un courrier du Sgen-CFDT, JP Delevoye, ministre de la Fonction Publique, nous précise :
Dès lors que le report de stage pour raison familiale concerne des agents qui ont été titularisés par la suite, le bon sens plaide en effet pour que cette situation soit assimilée à une situation de congé au sens de l’article 48 précité. En effet, une personne ayant réussi un concours et dont la période de stage aurait été reporté pour des raisons familiales avant sa titularisation définitive doit pouvoir être considéré comme remplissant les conditions afin de perrnettre le bénéfice de la bonification. En tout état de cause, je vous saurai gré de bien vouloir me signaler toutes difficultés ou a cas particuliers dont vous auriez connaissance pour lesquels un refus de prise en compte pour ce motif serait envisagé par les services des pensions.
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