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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Peu avare de promesses sans conséquences, le Président de la République a clairement défini, à l’occasion de ses vœux du 6 janvier, son plan catastrophe pour la recherche publique. Afin de pallier les insuffisances du secteur privé « les entreprises allemandes consacrent au total deux fois plus de crédits que les nôtres à leurs budgets de recherche et de développement, les entreprises japonaises quatre fois plus, les entreprises américaines dix fois plus ! » il ne propose pas autre chose que d’instaurer sa logique économiste dans les EPST. Et pour une fois son gouvernement a déjà engagé le processus en misant tout sur la rentabilité à court terme :
L’Europe peut, du fait de l’insuffisance de l’effort de recherche, annoncer des lendemains qui déchanteront pour le développement de notre continent, la France n’hésite pas à montrer le mauvais exemple. On voit là l’effet d’une politique réglée par les a priori idéologiques, libéraux, sans aucune prise en compte de la réalité, de sa complexité, de ses exigences. Un cri d’alarme lancé par les directeurs d’équipes ou d’unités de recherche (http://recherche-en-danger.apinc.org/article.php3 ?id_article=147) vient après de multiples interventions syndicales auprès du gouvernement pour dénoncer l’insuffisance du budget 2004 de la recherche publique. Suffira-t-il à faire pencher la balance budgétaire du bon côté ? En tout cas, voilà un bon vœu pour 2004. Le secrétariat, le 12 janvier 2004
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