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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Métiers >>L’avenir des structures scolaires

20 janvier 2004

Avec la mise en place de réseaux d’écoles, le ministère cherche à sortir de la crise de la direction. Les grandes lignes de son projet consistent à établir dans chaque département un schéma territorial et à dégager quelques moyens supplémentaires.

Le schéma territorial c’est l’analyse et la détermination, en concertation avec tous les partenaires de l’école, des zones infradépartementales pertinentes pour l’établissement d’un réseau d’école, même si ce réseau n’est pas institué immédiatement.
Quant aux moyens supplémentaires ce sera surtout la nomination d’un coordonnateur de réseau chargé d’animer les actions pédagogiques et éducatives communes, d’assister les directeurs, de représenter les écoles auprès des interlocuteurs extérieurs.

Un tel réseau devrait conduire à un contrat pluriannuel entre l’administration et les communes, qui mettraient des moyens administratifs au service des écoles. Le projet éducatif du réseau serait discuté et piloté au sein d’un conseil de réseau associant enseignants, parents, élus.

Déjà quelques Inspecteurs d’Académie avancent rapidement dans cette démarche, souvent de manière autoritaire, en contradiction totale avec la nécessité de concertation affichée dans le projet.
Une concertation plus respectueuse des partenaires peut-elle entraîner un plus pour les écoles ? Le Sgen-CFDT en doute. Le projet ministériel plaque de fait un niveau de regroupement sur la structure actuelle de l’école sans la modifier. Cette méthode ne permettra pas de répondre aux difficultés actuelles de la direction d’école. Pour quelques charges transférées à d’autres niveaux on aura de nouvelles instances, de nouvelles réunions, de nouveaux frais de fonctionnement et de déplacement.
La superposition des responsabilités peut surtout entraîner des conflits, des paralysies et des démotivations.
Cette méthode ne permet pas non plus de remédier aux dysfonctionnements de l’école dus pour l’essentiel à la gestion éclatée.

Pour une structuration plus efficace du 1er degré, une évolution plus hardie comme celle proposée par le projet GEP du Sgen-CFDT ( Groupement d’école primaire) ne pourra être évitée.

Le projet ministériel actuel complique le fonctionnement de l’école pour une amélioration incertaine. _ Ce scepticisme ne doit pourtant pas empêcher les conseils d’école, les élus en CAPD de débattre du schéma territorial et de s’engager dans une mise en réseau sur les conditions locales permettent et d’en attendre un plus pour les écoles et pour les élèves.



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