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des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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En introduction, Jean-Richard Cytermann tient à préciser que, contrairement à ce qui est souvent dit, le ministère de l’Éducation nationale connaît fort bien ses personnels. Dès 1976, les départs massifs des années 2006 à 2010 étaient annoncés, mais cela n’intéressait personne à l’époque ! Il présente cinq exemples du travail de la DPD. Un taux d’encadrement en diminution Le taux d’encadrement moyen, un des meilleurs des pays développés, est de 12 élèves par classe. Cependant, l’indicateur utilisé (rapport entre les effectifs élèves et le nombre d’enseignants) ne correspond pas à la réalité. Il faut donc affiner l’étude avec d’autres outils. Par exemple, le nombre d’élèves par division décroît régulièrement : la proportion de divisions de plus de 34 élèves est passée de 39 % il y a quinze ans à 11 %. Les divisions à effectifs élevés ont une forte proportion d’élèves de milieux favorisés et se situent dans les lycées de centre ville. Le pourcentage d’heures d’enseignement en groupe est de 34 % (20 % en collège, 46 % en lycée général et technologique et 51 % en lycée professionnel). Un temps de travail stable, autour de 39 h 30 par semaine Les situations sont très diverses. Un nombre égal d’enseignants fait de 30 à 35 h, de 35 à 39 h, de 40 à 45 h, plus de 45 h ; les littéraires semblent avoir un temps de travail supérieur. Une formation en IUFM plutôt insatisfaisante Les opinions sont contrastées. Les sortants d’IUFM apprécient les apports disciplinaires et didactiques ainsi que le stage. Par contre, seuls les enseignants du premier degré sont satisfaits du mémoire professionnel. Tous pointent les mêmes lacunes : attente non satisfaite sur l’apprentissage de la gestion de la classe, incapacité à préparer à l’enseignement en Zep. Cette opinion mitigée n’est pas propre aux stagiaires d’IUFM, on la retrouve quand on interroge des élèves de n’importe quelle école professionnelle... Les débuts dans le métier Six ans après leur première nomination, les jeunes enseignants, du premier et du second degré, gardent un certain enthousiasme. Neuf sur dix ne regrettent pas leur choix professionnel. Les difficultés qui ont tendance à s’estomper avec le temps concernent la gestion des problèmes de comportement des élèves et de discipline, l’hétérogénéité de la classe. Et ensuite ? L’enthousiasme est plus nuancé quand on interroge non plus les jeunes mais tous les enseignants du second degré. Ils trouvent que les élèves sont intéressés mais passifs, peu autonomes et de plus en plus difficiles. Un cinquième seulement des enseignants jugent la participation des parents constructive. Pour 62 %, l’échec d’un élève n’est pas celui de l’institution, encore moins celui de l’enseignant (82 %). 86 % considèrent que « choisir le métier d’enseignant » c’est accepter d’instruire mais aussi d’éduquer. Et ils sont 50 % à demander des inspections plus nombreuses !
85 % des enseignants estiment qu’ils ne sont pas assez reconnus par la société. Plus ils avancent en âge, plus les salaires sont jugés insuffisants. La mobilité est de plus en plus revendiquée entre les différentes formes d’enseignement : du premier vers le second degré, du second degré vers le supérieur ou la direction d’établissement, ce qui pose la question de l’organisation de cette mobilité et une autre, plus fondamentale : peut-on faire le même métier durant 35 ans ? Une conclusion nuancée Jean-Richard Cytermann conclut son intervention en faisant remarquer que les nombreuses enquêtes de la DPD mettent en évidence la diversité du métier enseignant, des situations personnelles. Il remarque enfin que le jugement que les enseignants portent sur leur métier est nuancé, loin des descriptions apocalyptiques que l’on peut lire ici ou là.
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