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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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| Accueil >>Sgen-CFDT >>Propositions >>Contribution du Sgen-CFDT au débat sur l’avenir de l’École | |||||
Tous les constats pointent des difficultés nombreuses à ce niveau, « l’échec » de tentatives diverses de rééquilibrage et de plus grande lisibilité des filières comme la réforme de 1991 ou de la volonté de faire reconnaître aux trois voies de formation une « égale dignité » -cf. charte du lycée de 2000-. L’avis du HCEE fait référence à des « raisons qui ne sont pas à ce jour bien identifiées et qui sont peut-être extérieures au lycée ». Sans doute le 2ème cycle du second degré est-il effectivement sous la pression de pesanteurs historiques, voire idéologiques, qui ne favorisent pas les évolutions en profondeur : l’opposition à tout allègement du baccalauréat, y compris par l’introduction de contrôle en cours de formation, est de ce point de vue révélatrice et constitue un blocage à de réels progrès dans les modalités d’apprentissage des élèves des lycées, de même que les mobilisations contre les changements de programmes et l’introduction d’enseignements nouveaux qui produiraient un « lycée light » ; le lycée est aussi au cœur des préoccupations en termes de qualification, et donc d’emploi, qu’il s’agisse des formations professionnelles à visée d’insertion immédiate ou de la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur. Mais la politique menée par les responsables ministériels doit aussi être mise en cause : abandon de fait des objectifs annoncés : la seconde de détermination n’a jamais été vraiment une seconde de détermination et les dispositifs mis en place pour y favoriser la réussite des élèves -modules par exemple- ont été le plus souvent détournés ou abandonnés ; l’objectif de meilleure lisibilité des filières générales a lui aussi été très rapidement brouillé par diverses démarches en termes d’options, d’ajout d’enseignements qui ont conforté la hiérarchie des filières et le caractère « d’excellence et d’ouverture à tout » de la série S. Les modifications introduites après la consultation dite Meirieu, outre qu’elles étaient bien timides par rapport aux propositions avancées, sont sans cesse remises en cause et déstabilisées par le ministère lui-même (cf. circulaire de rentrée 2004). Là encore se pose la question de la volonté politique et du pilotage. La voie professionnelle quant à elle fait le plus souvent l’objet d’une politique brouillonne, aux motivations mal identifiées : comment peut-on prétendre vouloir revaloriser la voie professionnelle quand on continue à y orienter par l’échec des jeunes dont on sait par ailleurs que les difficultés qu’ils présentent au collège vont constituer le plus souvent un obstacle à leur réussite en LP, et qui éprouvent de plus le sentiment de l’échec et de la relégation ? Le Sgen-CFDT est porteur depuis 30 ans d’un projet de cycle terminal polyvalent, diversifié, modulaire, développant une culture à la fois générale, technique et professionnelle concernant l’ensemble des champs de la connaissance, présentant des itinéraires adaptés aux motivations et capacités des jeunes, avec possibilité de modification du parcours comprenant la validation de ce qui a été acquis. Il nous semble qu’à l’heure où la professionnalisation des formations a largement progressé dans l’enseignement supérieur et où se met en place le LMD, c’est dans ce sens qu’il faudrait reprendre une réflexion d’ensemble sur le lycée et la démocratisation de la réussite au lycée.
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