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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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19 février 2004

Contribution du Sgen-CFDT au débat sur l’avenir de l’École


-  Le Sgen-CFDT est depuis toujours convaincu de la nécessité d’une meilleure reconnaissance du rôle éducatif des différents acteurs de la vie des établissements, d’un renforcement de ce rôle, d’une meilleure articulation au sein de l’équipe éducative (cf. projets d’établissement, instances et démarches favorisant l’élaboration et la mise en œuvre collectives de projets, temps de concertation). C’est pour cette raison que le Sgen-CFDT s’est opposé et continue de s’opposer au transfert aux collectivités de missions et de personnels de l’Éducation nationale.
-  De manière générale et compte tenu d’évolutions pointées par ailleurs (diversité des publics, bouleversements culturels et sociaux, affaiblissement des repères, ...) le Sgen-CFDT juge nécessaire le renforcement de la présence d’adultes dans les établissements, qu’il s’agisse d’aide-éducateurs, de personnels de surveillance et d’éducation, de personnels sociaux et de santé, de COP mais aussi de personnels techniques et administratifs, qui sont autant d’interlocuteurs possibles des élèves et d’acteurs de la démarche éducative dont le rôle en ce domaine doit être explicitement reconnu.
-  Le métier d’enseignant reste pour le Sgen-CFDT, et doit rester, un métier unique, mais non uniforme (les éléments de diversification sont nombreux : niveaux d’enseignement, mais aussi objectifs de formation, spécificité des publics, etc). Le métier évolue de fait, se complexifie, les conditions d’exercice de ce métier sont devenues plus difficiles, chacun le reconnaît. Pour le Sgen-CFDT, faire évoluer le métier enseignant et reconnaître institutionnellement cette évolution par une redéfinition du service et de la formation est une nécessité par rapport à l’objectif de démocratisation de l’École, d’une transformation qui implique que le jeune en formation soit placé au centre des dispositifs éducatifs, c’est aussi un élément essentiel de réponse aux questions, aux frustrations, aux difficultés multiples que connaissent nombre d’enseignants dans l’exercice quotidien d’une pratique professionnelle dont les contours, les exigences se sont de fait transformés. Au moment où l’attractivité du métier enseignant est largement au cœur des préoccupations, cette dimension nous semble tout à fait essentielle.
La redéfinition du service doit se traduire par une réduction du nombre « d’heures de cours » qui permette l’inscription dans le temps de service de temps pour la concertation nécessaire au travail en équipe et à la mise en œuvre de pratiques rénovées (équipe pédagogique, éducative, partenariats divers) mais aussi de tâches qui sont aujourd’hui essentielles en termes de tutorat, suivi individualisé des élèves, relations avec les parents,...
-  Le défi de la formation initiale et continue : la nécessité d’atteindre une démocratisation de la réussite, la prise en compte de l’évolution nécessaire du métier enseignant imposent des exigences fortes concernant la formation. Pour le Sgen-CFDT, la formation initiale doit évoluer dans le sens d’une meilleure professionnalisation en cohérence avec les missions diversifiées et nouvelles des enseignants. Elle doit mettre en perspective la formation pratique sur le terrain avec des référents théoriques et des analyses de pratiques professionnelles.

Cette formation initiale, prolongée par un accompagnement réel à l’entrée dans le métier, doit renforcer ses caractéristiques de formation universitaire professionnelle, d’adultes. Elle doit permettre la prise en compte conséquente de dispositifs de formation commune premier et second degré.

La formation continue est un droit pour tous les personnels, dont l’exercice se réduit d’année en année. Cette formation doit privilégier la transformation des pratiques et l’accompagnement des équipes pédagogiques et éducatives dans la mise en œuvre de leurs projets.

Plus que jamais, pour le Sgen-CFDT, il apparaît nécessaire de mener à son terme le projet fondateur des IUFM, d’en favoriser l’évolution en repensant les concours de recrutement 2nd degré et en décidant de fixer à deux années la durée de la formation initiale en IUFM après le concours.



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