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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
et de la Recherche publique


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2 avril 2004

n°488

Même si elles sont peu représentées au sein du comité national d’initiative et de proposition (comité Beaulieu/Brézin) les universités sont évidemment parties prenantes dans l’actuel combat pour la défense de la recherche.

Elles le sont d’abord par l’ensemble de leurs personnels et de leurs doctorants, engagés dans la popularisation de leurs revendications aussi bien que dans les réflexions entamées dans le cadre des états généraux de la recherche et de l’enseignement supérieur, sans oublier leurs directeurs, d’unités ou d’équipes, démissionnaires de leurs responsabilités administratives.

Elles le sont également à travers leurs enseignants-chercheurs membres du CNU dont les sections ont massivement adopté des motions interpellant le gouvernement pour lui demander l’arrêt de la dégradation de la situation de la recherche française.

Elles le sont aussi par leurs présidents qui viennent de signer massivement une lettre ouverte au président de la République, demandant que la loi qui devrait être soumise au Parlement soit « une loi d’orientation et de programmation concernant l’enseignement supérieur aussi bien que la recherche ». Adoptées le 18 mars, les propositions prioritaires en matière d’orientation présentées par la CPU se traduiraient par un bouleversement de l’organisation française de l’enseignement supérieur et de la recherche : « mise en place d’une instance nationale de pilotage stratégique ...liaison entre la communauté académique et l’ensemble des forces vives de la société - dispositif unique d’évaluation ayant vocation à se prononcer sur l’activité des structures de recherche, quel que soit leur statut - réflexion sur la distinction entre les fonctions d’opérateur de recherche et d’agence de moyens - etc. ».

D’autres projets apparaîtront certainement et l’on voit bien que, sauf à n’être porteuse que de pseudo-réformes, la future loi aura des conséquences importantes sur l’ensemble de la société française.

L’absence quasi-totale de représentants du monde « non-académique » dans le comité national d’initiative et de proposition ne laisse pas d’inquiéter quant à son aptitude à gérer le large débat public nécessaire face à de tels enjeux. Il faut donc que le gouvernement se donne les moyens de pouvoir mettre en place une structure élargie capable de capter et de relayer les attentes de la société en matière de recherche et d’enseignement supérieur, ce qui passe d’évidence par la satisfaction des revendications immédiates en matière d’emplois et de crédits constamment réaffirmées ces dernières semaines.

Le secrétariat, le 29 mars 2003



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