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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Il a fallu tout cela, et une défaite électorale de grande ampleur, pour que le gouvernement opère une des plus grandes volte-
face jamais observées sur le dossier de la Recherche. Faisant suite aux gels et annulations de crédits des années 2002 et 2003, l’annonce d’une forte baisse au budget 2004 des établissements publics de recherche des recrutements, tant chercheurs qu’ingénieurs, techniciens ou administratifs, et celle d’une transformation de 550 emplois statutaires en autant de CDD avaient ulcéré les personnels de la Recherche. Pétition,
démission Début janvier le collectif Sauvons la recherche lançait sur Internet une pétition
dénonçant la situation des
laboratoires, réclamant la réinscription au budget des 550 ?postes de titulaires supprimés, le versement immédiat aux organismes de recherches des crédits d’État non versés depuis 2002, l’organisation d’États généraux de la Recherche, proposant même la démission des directeurs de laboratoire de leurs responsabilités administratives. Reprenant là des revendications portées par les organisations syndicales depuis plusieurs mois mais que celles-ci n’avaient pas su populariser, la pétition voyait le nombre de ses signataires grandir très vite. Début mars, réunis à l’Hôtel de ville de Paris, plusieurs centaines de directeurs de laboratoires votaient leur démission effective. Étienne-Émile Baulieu et Édouard Brézin proposaient, dans le même temps, la création, appuyée par le Premier ministre, d’un comité d’initiative et de proposition chargé de préparer les États généraux de la Recherche. États
généraux Le 7 avril, le nouveau ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche annonçait la re-transformation
des 550 CDD en postes statutaires et la création de
1 000 ?postes dans les universités. Le 22 avril, il confirmait l’existence d’un débat national sur la Recherche
devant servir de cadre à l’élaboration de la future loi d’orientation et de programmation, examinée à l’automne par le Parlement. C’est maintenant ce débat qu’il faut réussir, pour qu’en ressortent des propositions aptes à conforter le service public de Recherche et d’Enseignement supérieur dans ses missions et à donner à la loi un contenu à la hauteur des enjeux.
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