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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Métiers >>Enseignements artistiques : pour qu’ils vivent à l’École

19 mai 2004

Après plus de vingt années de circulaires et instructions, le partenariat au sein de l’Éducation nationale est loin d’être un long fleuve tranquille comme en témoigne Pierre Delaunay, intermittent du spectacle.

Intervenant extérieur dans un atelier vidéo-infogra-phie concernant deux classes (seconde technologie et première BEP pro) d’un lycée professionnel, j’ai été contacté en cours d’année suite au désistement du précédent intervenant.
Ma tâche consistait à déterminer au plus vite des projets communs pour chaque classe et à recentrer et re-motiver l’intérêt des élèves autour d’une seule et même ligne directrice (un film d’effets spéciaux dans un cas et un dessin animé dans l’autre).

Débuts difficiles

Quelque peu livrés à eux-mêmes jusqu’à mon arrivée, et cela malgré l’encadrement téméraire des deux professeurs à l’origine de la création de l’atelier, les élèves ont eu le plus grand mal à se mettre au travail ; d’autant plus que leur enthousiasme vis à vis d’un outil que beaucoup avaient l’occasion d’appréhender pour la première fois dans son ensemble (de la prise de vues jusqu’au montage) s’exprimait le plus souvent de façon désordonnée et peu structurée. J’ai pu constater que le statut optionnel de l’atelier jouait également en faveur d’un aspect « récréatif », d’un manque de rigueur de l’approche et même d’un manque d’assiduité aux cours (beaucoup d’absences).

Continuité non garantie

En fin d’année, le bilan était mitigé : une classe, celle qui comportait le plus grand nombre d’élèves, travaillait avec le plus grand sérieux et pouvait présenter deux types de travaux achevés, tandis que l’autre n’était allé qu’en se délitant et n’accouchait pas même d’une souris (travaux laissés en friche).

Mon intervention et le partenariat culturel que j’amenais à travers moi avec un cinéma de la ville étant reconduits l’année suivante, j’ai pu cette fois, dès septembre, poser les bases des différents projets pour les mois à venir. Hélas, deux nouvelles ont vite assombri le tableau : bien que soutenu depuis ses débuts par le chef d’établissement l’atelier n’a pas réussi à trouver une place confortable dans la grille d’emploi du temps et s’est vu amputé (sacrifié ?) de deux heures par semaine.

Enfin, au mois de janvier, au grand dam de l’encadrement de l’atelier, on m’informait que les crédits nécessaires à mon intervention avaient été diminués par le Rectorat, alors que ma convention avec le lycée s’appuyait sur les bases de l’année précédente où j’effectuais moins d’heures !

Ce retrait financier m’a mis en difficulté compte tenu de l’engagement que représentent pour moi des interventions s’échelonnant sur une année scolaire entière et que j’ai donc du arrêter en partie. Mais surtout, à travers cela, c’est tout l’atelier qui est ainsi remis en question et, aujourd’hui, tout à fait mis en péril.



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